Paralysie du diaphragme
La paralysie du diaphragme se rencontre rarement à l'état isolé et seulement à la suite de blessures du nerf phrénique au cou, puis comme paralysie < rhumatismale >, et enfin chez les hystériques. Des parésies musculaires du diaphragme paraissent parfois se développer comme conséquence des inflammations de la séreuse diaphragmatique. — Plus fréquente et d'une plus grande importance pratique est la paralysie du diaphragme qui se manifeste comme faisant partie de paralysies à vaste étendue. Dans les maladies de la partie supérieure de la moelle cervicale, dans la myélite ascendante, dans l'atrophie musculaire progressive, dans la névrite multiple, etc., la paralysie diaphragmatique qui entre finalement en scène est parfois la cause de l'accélération du terme fatal par la gêne qu'elle apporte à la respiration.
Maladies des nerfs moteurs.
Les symptômes de la paralysie diaphragniatique sont faciles à reconnaître, surtout quand TafTection est bilatérale, comme c'est le cas d'ordinaire. On reconnaît à première vue la modification qu'ont subie les mouvements respiratoires. Si d'une part on est frappé de l'exagération de la respiration costale supérieure, qui au moindre effort devient excessivement haletante, de l'autre on ne voit plus et on ne peut plus du tout sentir de la main le gonflement inspiratoire de l'épigastre. A son défaut on constate le plus souvent une rétraction inspiratoire de la région épigastrique. A l'état de repos complet du malade, la respiration dans les cas non-compliqués n'est pas grandement accélérée, tandis que dans d'autres cas, la bronchite considérable qui atteint les lobes inférieurs du poumon par suite de la gêne respiratoire,devient une cause permanente de dyspnée. La cause de la bronchite doit surtout être attribuée à ce que l'action de la presse abdominale est fortement enrayée par l'élévation continue du diaphragme (qu'on peut démontrer à l'aide de la percussion) et que par suite les mouvements de la toux et l'expectoration des sécrétions se font très imparfaitement.
Le pronostic n'est favorable que dans les paralysies diaphragmatiques de cause hystérique et rhumatismale; ailleurs il est d'ordinaire très fâcheux. Au point de vue thérapeutique, la seule tentative possible consiste à exciter le diaphragme faradiquement ou galvanique ment par le canal du nerf phrénique au cou, tandis que l'autre pôle se place sur la ligne des insertions diaphragmatiques à la cage thoracique. Un courant constant passé à travers le diaphragme (et accompagné de renversements) peut également avoir un résultat utile.