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Paralysies dans la sphère de l'extrémité inférieure

Paralysie du nerf crurai. La paralysie crurale ne se rencontre qu'exceptionnellement à l'état isolé. On la voit se produire après des traumatismes, à la suite de la compression du nerf par des tumeurs du bassin ou de la cuisse, dans les affections vertébrales, les abcès du psoas, etc.

Les symptômes sont faciles à reconnaître. La cuisse ne peut pas se fléchir sur le bassin et le tronc ne peut pas se redresser quand il est dans le décubitus horizontal (muscle psoas-iliaque). La jambe quand elle est fléchie ne sait pas s'étendre (extenseur quadriups crural). La marche et la station debout sont devenues très difficiles, si pas impossibles. La paralysie du muscle couturier et pectine ne produit pas de symptômes particuliers. Les troubles de la sensibilité, s'il en existe, se rencontrent dans la moitié inférieure de la surface anté-

l^es formes partlcul. de paralysie përiphériq, — Extrém. Infër, 07

rieurc de la cuisse et à là face interne de la jambe jusqu'au gros orteil (nerf saphène, v. fig. 6 et 7).

La paralysie du nerf obturateur s'observe très rarement comme affection isolée. Son symptôme principal est la suppression du mouvement d'adduction de la cuisse (muscle grand adducteur, long et court adducteur, muscle grêle) et l'incapacité de croiser les jambes. En outre la rotation de la cuisse en dehors est également empêchée (muscle obturateur externe). Il se rencontre quelquefois des désordres de la sensibilité à la partie interne de la cuisse.

La paralysie des nerfs fessiers est également peu fréquente. Ce qui souffre le plus c'est l'abduction de la cuisse (muscles fessiers) et sa rotation en dedans (muscle obturateur interne). La marche et surtout l'ascension des escaliers devient très difficile.

Les paralysie relevant du nerf sciatique dues à des lésions traumatiques, à la compression isolée de branches nerveuses dans les affections des vertèbres, aux tumeurs pelviennes, aux accouchements laborieux, plus rarement à des influences rhumatismales (névrite sciatique) etc. se rencontrent assez fréquemment.

La paralysie du nerf péronier qui s'observe parfois isolément, se traduit immédiatement par la flaccidité du pied. Cela se montre avec le plus d'évidence lors de la marche, et bien souvent alors la pointe du pied traîne sur le sol. C'est pourquoi les malades doivent plus fortement soulever le membre inférieur et laissent en marchant tomber le pied à plat sur le sol, la pointe la première. La flexion dorsale du pied (muscle tibial antérieur) et des orteils (long extenseur commun des orteils et long extenseur du gros orteil), de même que l'abduction du pied et le soulèvement de son bord externe (m uscles péroniers), sont presque entièrement supprimés. Dans les cas anciens il se forme le plus souvent par suite de la contracture secondaire des muscles du mollet un pied-bot permanent (Pied équin, Pied varus-équin).

Les paralysies du nerf tibial rend la flexion de la plante du pied impossible (Muscle gastro-crémien et soléaire). Les malades ne savent plus se tenir sur leurs orteils, etc. En outre l'adduction du pied (muscle tibial postérieur) et la flexion plantaire des orteils, (muscle fléchisseur commun des orteils *et long fléchisseur du gros orteil) sont supprimées. Par suite des contractures secondaires, les pieds prennent quelquefois une forme crochue (pied calcanéen) et les orteils la forme de griffes avec flexion dorsale des premières phalanges et flexion plantaire des autres (paralysie des interosseux).

Dans la paralysie du tronc du nerf sciatique, aux symptômes que nous venons d'énumérer vient encore s'ajouter l'incapacité de

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fléchir la jambe contre la cuisse en arrière (expérience à faire dans le décubitus latéral ou la station debout), ce qui dépend de la paralysie du biceps fémoral, du demi-membraneux et du demi-tendineux. Dans la paralysie sciatique unilatérale la marche est encore possible, attendu que la jambe fixée dans l'articulation du genou par le muscle extenseur de la cuisse fait l'office de tuteur.

La distribution des troubles de la sensibilité à la face postérieure de la jambe se conçoit par l'inspection de la fîg. 7. Des troubles vasomoteurs et trophiques (cyanose et engourdissement de la peau, atrophie des muscles), se rencontrent souvent.

Le traitement se base strictement sur les règles qui ont été exposées à propos du traitement des paralysies périphériques aux extrémités supérieures.

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