Convulsions dans le domaine de la branche motrice du
trijumeau.
Le spasme tonique des muscles de la mastication s'appelle trismus. Très rare comme maladie sui-generis, il fait fréquemment partie de formes convulsives plus compliquées et d'autres affections nerveuses» telles que le tétanos, l'attaque d'épilepsie, l'hystérie, la méningite, etc. Les deux mâchoires sont fortement serrées l'une contre l'autre et l'on sent les masséters à travers la joue, comme des duretés ligneuses. En cas de contraction des ptérygoYdiens d'un seul côté, la mâchoire est poussée transversalement en sens opposé.
Le spasme clonique des muscles de la mastication (crampe masticatoire) consiste en une succession de mouvements convulsifs, se manifestant sous forme d'accès, et presque toujours dans le sens vertical, rarement dans le sens horizontal. Chaque série de contractions évolue communément selon un rythme précipité et r^^lier tout en provoquant un bruyant claquement dentaire. La muqueuse buccale et la langue ne manquent pas d'être blessées.
La cause de ces crampes n'est pas aisée à déterminer. Parfois elles paraissent être d'origine réflexe, comme dans les affections de la
Formes apétales de eonvulalone loealis^es. -— Tic convulsif. loi
mâchoire, des dents ou même d'organes plus éloignés. Nous avons été témoin d'un cas d'un an de durée et qu'on présumait devoir être attribué à une violente frayeur.
Le traitementy abstraction faite de celui de la maladie fondamentale, doit viser tout d'abord à écarter les causes probables de la maladie (extirpation de mauvaises dents, etc.). Pour le reste, F électricité (passage d'un coûtant constant, faradisation des muscles, pinceau faradique) est avantageuse en beaucoup de cas. Parmi les remèdes internes^ on tentera : les narcotiques (morphine, chanvre indien), le bromure de potassium, l'atropine, l'arsenic, l'iodure de potassium, le valérianate de zinc, etc.
Il importe grandement de nourrir les malades artificiellement, quand un trismus persistant empêche la préhension volontaire des aliments. Le mieux en ce cas, c'est d'introduire par la voie nasale dans l'oesophage, une sonde de petit calibre. L'alimentation rectale est à la longue insuffisante, quoiqu'elle ait toujours un certain degré d'utilité. On a aussi tenté quelquefois avec succès de vaincre petit à petit le spasme convulsif des mâchoires en insinuant des cônes de bois, entre les arcades dentaires.