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Convulsions des muscles de la respiration

On a observé dans quelques rares circonstances, la eonvulsûm tonique du diaphragme. L'aire inférieure du thorax est fortement élargie, l'épigastre proémine, la respiration considérablement gênée ne se fait plus que par les parties supérieures de la cage thoracique. Par la percussion on démontre que le diaphragme est abaissé et immobilisé. Beaucoup de malades éprouvent une vive douleur dans la région du diaphragme. Cet état n'est pas sans danger et réclame une intervention immédiate: des inhalations dechloroforme,desinjèctions sous-cutanées de morphine, un bain chaud associé au besoin à des affusions froides, lafaradisation de la peau aux insertions dudiaphragme, la galvanisation des nerfs phréniques, etc.

La contraction clonique du diaphragme^ singultus. Le i sanglot > et le < hoquet > qui sont dus à une contraction spasmodique subite du diaphragme sont, dans leur forme élémentaire, des phénomènes très communs et qui s'évanouissent rapidement. Cependant, il arrive que cet état s'accentue jusqu'à constituer une maladie durable, opiniâtre et très fatigante, qui est capable de persister des semaines et des mois.Cettc affection se déclare parfois àla suite d'émotions d'ordre psychique et fait assez fréquemment partie du tableau morbide de \ hystérie. Le hoquet rebelle peut aussi, par voie réflexe, dériver d'affections de l'estomac, de l'intestin, du péritoine, etc. Dans quelques cas il tient à une lésion directe du nerf phrénique^ comme par ex« dans la médiastino-péricardite tuberculeuse où nous l'avons observé une fois. Nous avons encore vu le hoquet durer des heures entières dans r apoplexie cérébrale^ puis dans la myélite chronique remontée jusqu'à la moelle cervicale.

Quand le cas est léger, le hoquet se passe sans traitement particulier. Retenir son haleine, faire effort en maintenant la glotte fermée, des coups sur le dos, etc. tels sont les procédés généralement connus et usités dans le public pour dompter le hoquet Dans les cas les plus graves, force est de recourir aux narcotiques (opium, chanvre indien, inhalations de chloroforme). Puis l'application du pinceau faradique sur la rcgion diaphragmatiqucou l'action directe deTélectricité sur le nerf phrénique, a parfois un effet avantageux. Dans le

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sanglot hystérique, on obtient des résultats très prompts avec Tun ou Tautre remède nervin, la valériane, le zinc, Tatropine, la solution de Fowler, etc.

Les spasmes respiratoires plus compliqués^ tantôt sous forme de respiration spasmodiquement accélérée et forcée, tantôt combinés avec toutes sortes de mouvements congénères, avec des gargouillements et des éructations de toute nature, se montrent presque exclusivement chez les hystériques. Nous avons nous-méme dans un cas pareil pu compter au delà de deux cents mouvements respiratoires à la minute ! Le meilleur remède qui agit parfois instantanément dans la plupart de ces formes spasmodiques, c'est le bain froid avec d'énergiques affusions froides. — Aux spasmes respiratoires appartiennent encore le bâillement spasmodique (chasmus, oscedo),V/temuemefit spasmodique (sternutditio convulsiva,ptarn^us), le rire et les pleurs convulsifSy la toux spasmodique^ etc. Nous avons vu un très remarquable exemple de ce dernier cas, chez un garçon de 10 ans. Tantôt spontanément et tantôt à chaque fois qu'on lui pinçait la peau en un endroit quelconque du corps, il se produisait par voie réflexe, une toux à timbre creux et aboyante. L'affection persista pendant quelques semaines pour disparaître assez subitement*

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