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CHAPITRE TROISIÈME

Hémiatrophie faciale progressive.

(Aplasie lamineuse progressive de la feue,)

L'atrophie unilatérale de la face est une maladie tellement rare qu'à cette heure il n'en existe encore dans la littérature médicale qu'une trentaine de cas. Elle consiste en une atrophie à marche très lentement progressive, mais fatalement envahissante,de l'une moitié de la face, dont elle attaque non seulement la peau, mais aussi le tissu graisseux, les muscles et le squelette d'une manière uniforme ou à des degrés différents. Le début de cette aflection coïncide d'ordinaire avec la jeunesse. Le sexe féminin y paraît plus fortement prédisposé que l'autre.

Cette atrophie qui siège beaucoup plus souvent à gauche qu'à droite, commence d'ordinaire en un endroit circonscrit de la joue ou

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du menton. La peau prend petit à petit une coloration blanchâtre ou bistro La partie atteinte se déprime peu à peu, entraînant avec elle dans son retrait graduel.toute une moitié de la face, de sorte que la maladie se reconnaît à la première vue. La limite de l'atrophie est nettement tracée par la ligne médiane. Dans beaucoup de cas les muscUs semblent demeurer parfaitement intacts, d'autres fois, au contraire, ils sont manifestement atteints d'atrophie, surtout les muscles masticateurs. On a même vu la moitié correspondante de la langue et du voile du palais participer à la maladie. Par exception, l'atrophie peut envahir la région scapulaire avoîsînante et l'extrémité supérieure. Les os s'atrophient également, surtout quand la maladie remonte à la première jeunesse. La tête du côté atteint est affectée de calvitie et \es poils y deviennent grêles et lanugineux. VAStnsibUUé n'est nullement altérée et on a rarement constata des désordres manifestes de nature vasomotrice et sécrétoire. Le portrait ci-joint est celui d'un malade que RoMBERG a décrit passé 30 ans et quî parcourt actuellement encore les cliniques allemandes pour s'exhiber.

On ne connaît rien de précis sur la nature de la maladie: La plupart des observ'ateurs sont d'accord pour dire qu'il s'agit d'une tropho névrose, à, 'une affection des nerfs ou des centres nerveux tropbi-

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miner le véritable siège ladie et à la localiser, soit dans le trijumeau (dans le ganléno-palatin ou le ganglion de Casser?), soit dans le grand ique, sur ce point nos connaissances sont essentiellement tes, surtout en l'absence de toutes recherches nécrosco-

ladie ne présente par elle-même aucun danger et ne donne ion plus i des malaises subjectifs particuliers, mais elle re incurable Tout au plus pourrait-on, dans la période de

Maladie de Basedow. — étlologle. Ijj

début, tenter d'enrayer sa marche par un traitement électrique longtemps poursuivi.

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