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Pachyméningite cervicale hypertrophiquo

La pachyméningite cervicale hypertrophique a étédécrîte tout d'abord comme entité morbide spéciale par Charcot en 187 1, et puis avec

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plus de détail par son élève Joffroy. On connaît peu de chose sur sa pathc^énîe : on a incriminé les refroidissements et les abus alcooliques. Anatomiquement la maladie est caractérisée par un épaississement chronique parfois très considérable de la dure-mère, lequel siège, parait-il, presque toujours a la partie cervicale de la moelle, tandis que la pie-mère ne prend qu'une part relativement minime à la maladie. La dure-mère peut atteindre jusque 6 k y millimètres d'épaisseur et semble d'ordinaire constituée par une série de couches superposées. Au point de vue histologique cette hypertrophie consiste en un tissu cellulaire dense de formation nouvelle. Les symptômes cliniques de cet état morbide sont l'expression de la compression tn^canique considérable qui s'exerce d'abord sur les racines nerveuses à leur passage à travers les trous de conjugaison et ensuite sur l'axe médullaire lui-même. Si cette compression devient très intense et qu'elle persistc,il en résulte nécessairement une dégénérescence secondaire des nerfs moteurs et des muscles en même temps qu'une dégénérescence secondaire à marche descendante de la voie pyramidale dans l'intérieur de la moelle. \jts iytnptêifus cliniques sont par conséquent faciles à comprendre. La maladie s'ouvre presque toujours par de vives douleurs qui partant de la nuque, s'irradient dans l'occiput et dans les bras. En même temps il y a des paresthésies et de l'engourdissement dans les bras et les mains. Rarement on voit se produire des éruptions herpétiques. Tous ces phénomènes dépendent de l'irritation des racines postérieures.

Après que cette première période morbide {ft'riode douloureuse d'après Charcot), a duré 3 à 3 mois environ, commence la seconde pënoAc^OU période paralytique.

A la suite surtoutde la compression des racines antérieures, motrices, on voit I s'établir petit à petit dams

Us extrémités supérieures, ^nt paralysie ain^hiçuequi, chose élonnante.frappe surtout la sphère du nerf FÛT K. V.- ■. '<■ -an ' - ■ cubital et médian, en épar-

^^^l^l.nrT.I^^^.'ilX"^^^'^ '''' gnant de part et d'autre la zone du nerf radial. La main prend donc par suite de la contracture antagoniste des extenseurs une attitude caractéristique ,%25\ Les muscles relâchés succombent rapidement à Tatrophie et on y développe manifestement la nartion

Maladies des méninges spinales. — Hëmorrhagles. 14^

électrique de dégénérescence. Dans ce stade la peau peut également par ci par là être atteinte danesthésie.

Si la compression de la moelle devient plus énergique, il faut nécessairement qu'à la fin les fibres motrices qui parcourent la moelle cervicale en destination pour les extrémités inférieures, soient également compromises (troisième période de la maladie), La conséquence en est une paralysie spastique des extrémités inférieures^ c'està-dire une parésie, voire même une paralysie de ces parties avec exagération des réflexes tendineux, mais évidemment sans atrophie musculaire, puisque les centres trophiques des muscles de la jambe, qui sont situés dans les cornes antérieures de la moelle lombaire, demeurent tout à fait intacts. Cependant cette compression de la moelle cervicale peut finir par amener une anesthésie des extrémités inférieures, la paralysie de la vessie et le décubitus, appareil symptomatique dont la mort est le terme. D'un autre côté, il faut convenir qiie la pachy méningite cervicale hypertrophîque, même après plusieurs années de durée, est probablement encore susceptible de guérir^ ou du moins de s'amender réellement.

Le diagnostic de la maladie repose avant tout sur les irradiations douloureuses dans les bras qui marquent le début de l'affection et sur les paralysies caractéristiques qui leur succèdent. Les tumeurs de la moelle cervicale et la spondylite de cette région peuvent facilement prêter à des erreurs. La sclérose latérale amyotrophique se distingue aisément par l'absence de tous les troubles de la sensibilité, par l'apparition terminale de l'atrophie aux extrémités inférieures, par les phénomènes bulbaires et l'intégrité des fonctions de la vessie.

Le traitement direct est impuissant, il doit être symptomatique avant tout. Les bains,riodure de potassium et l'électricité sont les plus usités. JofTroy recommande l'application du fer chaud à la nuque.

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