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La poliomyélite subaigue et chronique

(Paralysie spinale atrophique subaigue et chronique. Paralysie générale

spinale antérieure subaiguë [DucAenne].)

Si nos connaissances anatomiques concernant la poliomyélite aiguë chezl'adulte laissent beaucoup à désirer ,celles que nous possédons sur la poliomyélite subaîguë et chronique prise dans le sens des auteurs, présentent de plus nombreuses lacunes encore. Il est incontestable que cette affection a aussi été fréquemment confondue avec la névrite multiple et que pour toutes les maladies figurant sous le titre de i poliomyélite subaiguë > le diagnostic n'est pas à l'abri de toute critique. Nous allons donc nous borner à retracer en peu de mots le tableau morbide qu'on a considéré comme reflétant le mieux les traits de la maladie susdite, tout en laissant à l'avenir le soin d'en déterminer avec plus de précision et de fixité la base anatomique.

Dans les cas de l'espèce, il se développe d'ordinaire sans cause connue et sans aucun symptôme initial grave, mais dans un temps relativement court, dans l'espace de quelques jours, de quelques semaines tout au plus, une paralysie qui atteint les deux jambes pour commencer, et puis plus tard les deux bras. Les malades se plaignent d'abord de faiblesse dans les jambes, sont bientôt dans l'incapacité de marcher et ne quittent plus le lit. Peu de temps après, les mêmes désordres se montrent dans les bras et entraînent une paralysie plus ou moins complète. Quelquefois les malades sentent que les parties atteintes sont légèrement paresthésiées, pour le reste la sensibilité est parfaitement normale. Sous la pression les muscles paralysés sont parfois manifestement sensibles (symptômes névritiques ?). A la suite de la paralysie, ne tarde pas à se montrer une atrophie uniformément répandue, et parallèlement à celle-ci un abaissement marqué de la contractilité électrique, auquel succède une réaction de dégénères-

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cence partielle ou totale» quand le cas est grave. Les réflexes cutanés et tendineux sont très atténués, parfois complètement éteints. La vessie et le rectum restent intacts d'autre part et jamais ne se développe du ^^^^//i^j.Quelquefois on a noté une diminution notable de la sécrétion sudorale. Dans des cas rares on a vu la maladie se propager aux muscles de la nuque, des lèvres, de la langue et du pharynx.

Quand la maladie a atteint son apogée, on assiste d'ordinaire à un temps d'arrêt. La situation peut rester stationnaire pendant des mois et alors seulement commence une amélioration graduelle qui peut faire place à yxn^ gtiérison parfaite, mais qui est aussi capable de demeurer incomplète, de sorte que pendant toute la vie les malades en gardent un trouble de fonctions plus ou moins marqué. Une forme morbide qui autorise presque toujours un pronostic avantageux, c'est la informe moyenne de la poliomyélite chronique > décrite par Erb, laquelle ne donne lieu qu'à une réaction cU dégénérescence partielle dans les muscles paralysés. Néanmoins une tf^//^/jv»^j/^ est réservée à ces rares cas dans lesquels les muscles de la déglutition et de la respiration s'entreprennent à leur tour, quoique alors même la possibilité d'une amélioration ne soit pas complètement écartée.

Les faits pathologiques qui sont venus confirmer le diagnostic présumé d'une affection subaiguë (inflammatoire ?) à marche ascendante des cornes antérieures de la moelle, sont en nombre excessivement restreint, comme -nous l'avons dit, et tous ne peuvent pas être invoqués à ce titre sans quelque réserve. Cliniquement parlant, la maladie est parfaitement caractérisée et facile à diagnostiquer quand on y apporte l'attention et les connaissances requises. Mais quant à son substratum anatomique et aux rapports qui la rattachent à la poliomyélite aiguë et aux névrites primitives, il faut pour décider cette question de plus amples recherches.

Le traitement, comme il résulte de ce qui précède, est loin d'être sans espoir et c'est surtout à Yélectrot/iérapie qu'il appartiendrait de remettre aussi complètement et aussi promptement que possible les organes malades dans leur état primitif.

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