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CHAPITRE QUATORZIÈME

Les dégénérescences secondaires de la moelle.

Quoique les dégénérescences secondaires qui se rencontrent dans la moelle n'aient de l'intérêt qu'au point de vue surtout de l'anatomie, nous devons néanmoins en donner une courte description, d'une part parce que quelques auteurs leur attribuent une signification clinique^ et de l'autre parce que l'étude des dégénérescences secondaires a été le point de départ de toutes nos connaissances actuelles sur les maladies systématisées de la moelle.

I. Dégénéresunce secondaire de la tnoelle à la suite de lésions céré-

braies. Nous savons déjà (cf. p. 74) que toute léiion des grosses cellules motrices ganglionnaires de< cornes antérieures de la moelle et toute interruption de quelque durée portant sur la conductibilité des nerfs moteurs eux-mêmes, entraînent a leur suite une dégénérescence secondaire du sec;ment des fibres motrices qui se dirige dans lesen; de la périphérie. Comme cause de cette dégénérciicence, ainsi que nous l'avons vu, on admet urc « influence trophique > de la part des cellules ganglionnaires susdites sur les fibres motrices qui en partent, de façon que ces dernières dégénèrent, quand l'afFiux de cette action trophique est intercepté, ou bien quand les cellules ganglionnaires dotées de cette vertu trophique, sont elles-mêmci détruites.Or il existe des conditions parfaitement analogues pour ce qui concerne le premier dcî grands segments de la voie de conduction motrice (la voie pyramidale des cordons latéraux),celuiqui s'étend depuis la couche corticale du cerveau jusqu'aux cornes antérieuresde la moelle. Les grande^ cellules ganglionnaires de la couche motrice corticale du cerveau exercent également sur les fibres motrices qui en sortent une influence trophique qui se continue jusqu'aux cellules ganglionnaires motrices de la moelle.Quand donc la couche corticale motrice du cerveau elle-même ou un endroit quelconque de la voie motrice intracérébrale (la couronne rayonnante des fibres motrices, la capsule interne, le pédoncule cérébral, la protubérance" e^t le siège d'une lésion qui intercepte le courant ncr- /Ç^Xp\ veux, il se produit nécessairement une dégénère--

l? ■ \J cence descendante secondaire des fibres motrices \^à!j' S"'' tout leur parcours vers le bas, jusqu'aux cor-

Fij*. ji n^nfrtwnw nes antérieures de la substance grise (exclusivevpiu prraniiiiain à u. tuiie ment). Conséquemment cette dégàtérescence JrV. ml'hâni-piH'n Biuche. L^ daire descendante de la voie pyramidale se trouve Eî'L^ïk ™inorti<dro[«dî dans la pyramide du même côté oïi siège le foyer quàkiBnicinf*riciirci/"ta Riorbide cérébral. Partant dc cc point.on peut pouT- "lï py °-i"!!Sï du cordM suivre la dégénérescence pour la majeure partie le 3!i^ d™ î 'mofik" jÙtqS^au' long du cordon latéral de la moelle sur le côtéopmtorLmtarre (t s'a "° posé (di'gi'nérescence secondaire de la voi£ pynvn:-

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