dégénérescences secondaires de la moelle
dale croisée des cordons latéraux v. fig. 36), tandis qu'il se rencontre aussi en beaucoup de cas une dégénérescence secondaire moins prononcée dans le cordon myélique antérieur du même côté (dégénèrescenu secondaire de la voie pyramidale non croisée des cordons latéraux). Comme le prouvent les recherches de Flechsîg, le chiffre proportionnel des fibres croisées des cordons latéraux et des fibres qui restent non croisées des cordons antérieurs, varie d'après les individus dans de certaines limites. Quand il n'existe pour ainsi dire pas de voie pyramidale des cordons antérieurs, c'est-à-dire quand toutes les fibres motrices à l'endroit de la décussation des pyramides passent dans le cordon latéral du côté opposé, il va sans dire qu'il y a absence complète de dégénérescence descendante dans le cordon antérieur.
2. Dégénérescences secondaires de la moelle dans Us affections transverses de la moelle elle-même. Si en un point quelconque de la moelle, siège une affection qui atteint dans une étendue plus ou moins grande l'ensemble de sa surface de section, l'interruption de la conductibilité qui frappe les fibres situées à cet endroit, a égalenrient pour effet un travail de dégénérescence secondaire dont on peut poursuivre la marche aussi bien dans une direction ascendante que dans le sens descendant (v, fig. 37). Ce sont d'ordinaire la myélite transversale^ la compression et les tumeurs de la moelle qui donnent nai^ssinct auxdégénérescences secondaires. CeWes-ci naturellement ne dépendent jamais àe \a nature de la lésion, mais bien de son siège seulement et de l'interruption de conductibilité qui en résulte de ce chef
Cette dégénérescence descendante secondaire scconddre asfendïm?°S
..... . . •»/ j. A.j^i- descendante à la suite d'une
atteint les votes pyramidales exactement de la affection transvene de u
A a % 111 Dartie suD^rieure de la moel*
même manière que nous venons de 1 exposer pour UdorsaG: ve» le haut ce les dégénérescences consécutives aux foyers céré- îS'VoTes'^c'éXikuiiâ'^qS braux. Mais comme l'affection primitive frappe Ss"^1,1fs1y,?miSîir dS communément la voie pyramidale des deux côtés, ~'**°"» ^^"^^ il s'ensuit évidemment que la dégénérescence secondaire descendante se développe simultanément dans l'une et l'autre des voies pyramidales des cordons latéraux^ et aussi dans la voie pyramidale du cordon
antérieur, si tant est qu'il en existe une au-dessous de l'endroit de
la lésion.
La dégénérescence secondaire ascendante qui se développe vers le
268 Maladies, de la moelle ëplnièxe.
haut à partir du point primitivement atteint, affecte deux systèmes de fibres, les cordons dits de Goll (le segment interne du cordon postérieur) et en même temps les voies cérébelleuses des cordons latéraux situées à la périphérie des cordons latéraux, du côté externe des voies pyramidales de ces cordons. Les deux tractus de fibres que nous venons de nommer et qui marchent dans un sens centripète, doivent par conséquent recevoir leur influence trophique de la part de cellules ganglionnaires dont la situation est plus périphérique. Les rapports qui relient les cordons deGoU à la substance grise (ganglions spinaux? cornes postérieures ?) ne sont pas encore plus intimement connus. Les fibres au contraire des cordons latéraux qui se continuent dans le cer\'elet, sont certainement en connexion avec les cellules des colonnes de Clarke, Aussi quand ces dernières sont détruites par quelque processus siégeant dans la moelle dorsale inférieure ou dans la moelle lombaire supérieure, il se forme une dégénérescence ascendante des voies cérébelleuses des cordons latéraux laquelle on peut poursuivre vers le haut jusque dans le corps restiforme. La marche ultérieure des fibres dans le cervelet n'est pas encore bien connue.
Si Ton ne peut trouver d'expression clinique à la dégénérescence ascendante secondaire, les auteurs français (Charcot, etc.) ont fait admettre l'opinion généralement reçue que la dégénérescence dtscendante provoque des symptômes cliniques déterminés. On lui rapporte surtout les contractures secondaires et V exagération des réfims tendineux qui se produisent dans les membres paralysés à la suite de l'hémiplégie. Nous verrons plus loin que cette idée n'est pas démontrée du tout et n'a pour elle aucune probabilité, de telle façon qui notre avis, la dégénérescence descendante est également destituée de toute expression clinique véritable.
3. Dégénérescence secondaire dans la moelle à la suite de plaies dt la queue de clieval, — Après des blessures de la queue de cheval (par exemple des fractures ou la carie des vertèbres lombaires inférieures et du sacrum, des néoplasmes de cette région), quand il existe pendant quelque temps une véritable solution de continuité des fibres, il se forme dans la moelle une dégénérescence ascendante secondaire qui dépend exclusivement d'une lésion des fibres radiculaires postérieures qui sont en jeu. Cette dégénérescence est par conséquent limitée aux cordons postérieurs de l'axe spinal et présente dans son développement une grande analogie avec le travail dégénératif qu'on rencontre dans le tabès. Dans la moelle lombaire les cordons postérieurs sont dégénérés pour la plus grande part, à l'exception d'une petite zone médiane et du segment qui est le plus antérieur (voir fig. 29). En remontant plus haut, la dégénérescence devient de plus
La lésion unilatérale de la moelle. 269
en plus étroite et finît dans la moelle cervicale par se restreindre aux < cordons de GoU >. Cet état de chose constitue une nouvelle preuve en faveur de la vérité de Tassertion émise par Singer, Kah- 1er et d'autres et consistant à dire que les cordons de Goll sont le prolongement des fibres émanées des zones radiculaires de la moelle lombaire (v. p. 9).