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La paralysie bulbaire aiguë (inflammatoire

(Myélite bulbaire aiguë,)

Sous le nom de € paralysie bulbaire aiguë > au sens strict du mot, on comprend une forme morbide ott se produisent d'une manière

288 Maladies de la moelle allongée.

rapide (dans l'espace de quelques jours ou de quelques semaines), les signes prononcés d'une afiection bulbaire (paralysie de la déglutition, troubles du langage, etc.) et dont la cause anatomiquedoit être recherchée dans un état aigu, probablement inflammatoire de la moelle allongée. On ne connaît rien de certain sur la cause de cette rare aflection. D'ordinaire elle commence par de légers prodromes (vertiges, céphalalgie, sensations douloureuses à la région de la nuque dans un cas de notre observation). Bientôt des symptômes bulbaires évidents viennent s'y joindre : le plus souvent de la dysphagie; la déglutition est plus pénible et le malade avale fréquemment de travers par suite de la paralysie débutante du voile du palais et des muscles du larynx (passage de liquides dans les cavités nasales et laryngées). Peu à peu la langue éprouve également de la peine à se mouvoir, X^ parole devient hésitante et nasillarde, quand le voile du palais est relâché. Les réflexes dont le pharynx est le point de départ, sont fortement atténués ou complètement éteints.

Les membres sont quelquefois atteints d'une parésie manifeste, qui est due à la transmission du processus à la région des pyramides. Cependant ils restent souvent indemnes jusqu'à la fin. Le facid et les muscles de Vœil sont plus fréquemment affectés de paral)rsie. La chaleur est parfois accrue à un certain degré (38® à 39°), mais pas toujours, le pouls est presque toujours augmenté de fréquence (dans notre cas par ex. jusqu'à 148 pulsations).

La terminaison de la maladie est invariablement tnauvaise. Parfois après 4 à 8 jours déjà, quelquefois seulement après 2 à 3 semaines, la mort arrive. Elle vient toujours avec tout le cortège de \2Lparalysie respiratoire. Dans le cas que nous avons observé,une paralysie manifeste du diaphragme termina la scène.

Les recherches anatomo-pathologiques n'existent jusqu'ici qu'en fort petit nombre. A l'œil nu on nb remarque presque aucun changement à la moelle allongée, il est très rare qu'à la simple vue elle paraisse ramollie et criblée de petites hémorrhagies. L'examen microscopique^ au contraire, fait voir les signes manifestes d'un état inflammatoire : cellules granuleuses, noyaux d'infiltration à l'entour des vaisseaux, les parois vasculaires en partie épaissies, de petites extravasations, le gonflement du cylindre-axe et ainsi de suite.

Le traitement, comme il a été dit, est presque sans espoir. Au début, on pourra tenter les révulsifs à la nuque, peut-être des frictions à l'onguent gris. En outre on essayera le courant constant (galvanisation à la nuque, on provoquera des mouvements de déglutition,. Les injections de strychnine n'ont eu aucun effet entre nos mains.Dans la dernière période on aura de la peine à se pa.sser des narcotiques.

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