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DU PHLEGMON PÉRI-UTÉRIN

son cours, des exacerbations irrégulières et en nombre plus ou moins considérable, tantôt spontanées^mais exdtées peut-être le plus souvent parles fatigues,par les rappro* chements sexuels ou seulement par la congestion que la période menstruelle provoque.

Le pblegmon péri-utérin parait être toujours plus ou moins aigu à son début, c*est ce qui résulte des observations faites par M. Gallard (i). Cette période peut être, il est vrai, très-éphémère; la résolution semble parfois alors se faire promptement, mais si Ton explore les femmes avec soin, on trouvera souvent quelque point induré, quelque reliquat, qui deviendra le point de départ d'une crise nouvelle.

La résolution est la terminaison la plus ordinaire de la maladie, du moins de celle qui se déclare en dehors de l'état puerpéral : dans ces conditions, M. Gallard Ta notée 27 fois sur 53 observations qu'il a analysées. La résolution, qui est annoncée par la diminution progressive de tous les accidents, s'effectue communément après un, deux ou troi» septénaires.

I^ suppuration, qui a lieu plus rarement, est annoncée par les symptômes ordinaires qui indiquent la formation du pus : frissons, redoublement des douleurs, fièvre le soir, sueurs nocturnes. Le pus formé peut se frayer diverses voies ; il s'écoule le plus souvent par le vagin, moins souvent par le rectum, plus rarement par la vessie ou à travers les parois abdominales; enfin, dans des cas heureusement plus rares encore, le foyer, s'étant ouvert dans le péritoine, a provoqué une péritonite suraigué très-promptement mortelle.

La maladie peut passer à l'état chronique ; les douleurs hypogastriques sont alors supportables ; le toucher fournit les résultats indiqués plus haut, mais la santé générale s'altère, les digestions languissent, la marche est difficile, la menstruation irrégulière, parfois accompagnée de pertes ; enfin, après trois, six mois, un an et plus, et à la suite d'exacerbations nombreuses, souvent après l'ouverture d'un ou plusieurs foyers, la résolution arrive.

En somme, la mort est rarement la conséquence du phlegmon péri-utérin ; elle peut néanmoins en être la suite lorsque le foyer se (ait jour dans le péritoine, ou lorsque, s'ouvrant à l'extérieur, il en résulte une suppuration interminable qui altère la constitution et qui épuise les forces.

Diagnostic. — D'après les détails qui précèdent, on voit que le phlegmon périutérin est d'un diagnostic facile. On ne saurait le confondre avec l'inflammation de l'utérus ; car, dans la métrite, l'organe peut bien être lourd, mais il n'a pas la môme inmiobilité, il conserve à peu près sa forme, et les culs-de-sac vaginaux n'offrent pas de rénitence douloureuse.

L'ovarite se distingue aisément par la tumeur que forme l'ovaire développé, tumeur ovoïde, plus ou moins mobile, plus ou moins unie à l'utérus, dont elle n'empêche pas la mobilité.

La rétroflexion a pu être parfois confondue avec le pblegmon. Cependant il est facile de ne pas commettre cette erreur, si Ion considère que la tumeur formée par le corps de l'utérus en rétroflexion est plus dure et moins douloureuse que celle qui appartient au phlegmon. Enfin, l'hystéromèlre pourra contribuer à éclairer le diagnostic ; car, dans le phlegmon péri-utérin, la sonde pénètre d'emblée dans l'utérus, à 6 ou 7 centimètres, sans que la tumeur change ni de forme, ni de volume, sans qu'elle soit modifiée par les mouvements de l'instrument, conmie la chose arriverait nécessairement dans le cas de rétroflexion, si l'on parvient avec la sonde à redresser l'utérus.

(f ) Thèse de Paris, année 1866, n» 39*

ese INFUMMATION DU TISSU CELLULAIRE.

Le phlegBon péri-atéria a peut-être plus de reesemblance avec l'héinatocèle pén-uténne. Nous établirons ailleurs leur diagnostic différentiel. (V07. BèmatoctlL)

PrpaoflUe. — Le phlegmon péri-utérin compromet rarement rexisteace, cepeaiant c'est une affection sérieuse, à cause de sa durée longue et des inconvénients qu'elle peut entraîner. Elle est, en effet, une cause fréquente de stérilité pur l'altération que les annexes de l'utérus ont subie, ou par les adhérences qui §« sûDt établies* Toutes choses égales d'ailleurs, le phlegmon survenant dans le cours de l'état puerpéral est plus grave, à cause de sa terminaison plus fréquente par soppuration^ et en raison aussi de l'extension plus grande et plus facile de la phkgmasie aux organes environni^its.

AtMocie. — Le phlegmon péri-utérin est très-conmiun, il survient 6pédal^ méat qurès les accouchements et surtout à la suite des fausses couches ; il est souveol le résultat de la propagation d'une phlegmasie survenue primitivement dans l'utérus OQ dans ses annexes. Ainsi M. Bernutz l'a vu fréquemment succéder à uoe biennorrhagie. Citons encore des causes directes, comme les excès'de coït, les ctoté rÎBatîoDS intempestives, les suppressions brusques des règles ; c'est par contéqaeDt une maladie qu'on n'observe guère qu'entre dix-huit et cinquante ans, plu5 fréquente même au milieu qu'aux deux extrêmes de cette période.

TraitMMBt. — Le traitement sera essentiellement antiphlogistiqoe : les saignées générales si la réaction est vive, locales seulement si les douleurs prédominent ; les bains entiers, les cataplasmes mis d'une manière continue, et le mercure porté Jusqu'à salivation, sont les nK)7ens qui conviendront dans la période aiguë. Les accidents inflammatoires une fois éteints, on favorisera la résoluticaen appliquant successivement sur la partie inférieure de l'abdomen des vésicatoires vcdaAts, on pourra les alterner avec les pommades iodées et avec les bains alcalins et sulfureux ; si la suppuration survient et si le foyer devient accessible à dos instruments, il ne faut pas hésiter à le vider, mais le plus habituellement VouYe^ tore se iait spontanément.

Inutile de dire que, pendant toute la durée de l'affection^ le repos horizontales! indispensable, et que la diète n'est utile seulement que dans la période la plus aiguë.

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