DES OREILLONS
On donne les noms d'ourlés ou d'oreillons à une tumeur douloureuse, à marche aiguë, formée par l'engorgement inflammatoire du tissu cellulaire de la région paiotidienne.
Symptômes. — Cette maladie est souvent précédée pendant quelques jours par éhi malaiBe et par de la fièvre ; puis les malades accusent de la douleur et on sentimeot 4b gène wcn l'articulation temporo-maxillaire. Bientôt apparaît à ce niveau une ttamé&ctioii qui se propage ordinairement Jusqu'au-dessous de l'aogledela mâdioire, et s'étend quelquefois plus ou moins loin sur le cou et sur la tempe. i> giMiienient, qui peut occuper les deux côtés, et qui d'autres fois est borné à on seul, est 4'mi rouge obscur, quelquefois il est un peu \1olacé. Souvent la peiQ oonense, à «e nrretu^ sa couleur naturelle ; mais elle y est plus chaude que de coutome. La tumeur n'a point la dureté de celle du phlegmon, mais à peu pr^ la rénitence que donne le tissu cellulaire affecté d'œdème actif. Souvent il existe en môme temps du malaise, de la courbature, de la pesanteur à la ièie, des Te^ tiges, un peu de fièvre, de l'inappétence. En général, la tumeur s'accioll pen***"*
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deux ou trois jours ; puis, après être restée stationnaîre pendant un temps égal, on la voit diminuer peu à peu, et finir par disparaître après une durée moyenne d'un septénaire environ. L'oreillon n'est presque jamais suivi de suppuration. La résolution est sa terminaison presque constante ; on dit qu'elle est souvent marquée par une sueur qui occupe tout le corps, ou qui parfois est limitée à l'engorgement inflanmiatoire : c'est ce que je n'ai jamais constaté. 11 n'est pas rare, surtout dans le cours de certaines épidémies, que la résolution de la tumeur se fasse par métastase, non qu'il y ait dans ce cas disparition brusque de l'engorgement; on voit plutôt celui-ci diminuer seulement d'une manière rapide et disparaître en quelques jours, mais en môme temps survient une tuméfaction douloureuse d'un des testicules. Chez la femme ce sont les^ mamelles, les grandes lèvres et peut-être les ovaires qui s'affectent de la même manière ; c'est ce que je n'ai jamais observé, tandis que j'ai f^quemment constaté la métastase sur les testicules. Disons pourtant que c'est là un accident très-exceptionnel dans la marche de la maladie ; il ne se produit pas d'ailleurs avec la régularité que quelques-uns ont signalée. Ainsi, il n'est pas exact de dire que la métastase se fait constamment sur le testicule correspondant à la région parotidienne malade.
En général, le transport de la maladie aux testicules se fait, si je puis parler aind, sans arrêt ; mais dans quelques cas, très-rares pourtant, j'ai vu l'engorgement testiculaire n'arriver que quelques jours après la cessation graduelle et complète de l'oreillon. Des malades ont alors présenté un état qui pouvait faire redouter l'invasion d'une maladie grave : une céphalalgie vive, des épistaxis, de la fièvre, un grand accablement, un peu de sécheresse de la langue et de la diarrhée me donnaient l'appréhension la plus vive qu'il n'y eût là un début de fièvre typhoïde ; mais après deux jours, tout cet appareil se dissipait en même temps qu'on voyait on des testicules s'engorger.
Lorsque le testicule est envahi, on le voit en deux ou trois jours doubler ou tripler de volume ; il est plus lourd, plus résistant que de coutume, mais il est loin d'offrir la dureté, le poids et la sensibilité qu'on observe dans les engorgements franchement inflammatoires. La peau du scrotum est d'un rouge parfois un peu violacé. La plupart des malades accusent peu de douleur, môme lorsqu'on exerce un certain degré de pression sur l'organe. Dans les cas où j'ai fait une exploration complète, il m'a paru que, contrairement à ce qu'on voit dans l'orchite blennorrhagique, l'épididyme était presque toujours intact, et que le corps seul de l'organe était affecté ; plusieurs fois aussi il m'a semblé qu'il existait un peu d'épanchement dans la tunique vaginale. Ce gonflement produit toujours beaucoup moins de malaise que l'oreillon lui-même. Quelques malades se croient même guéris, et l'appétit revient aisément. L'engorgement testieulaire est susceptible des mômes terminaisons que l'orefllon. 11 se résout, le plus communément, après cinq ou six jours; la suppuration est une terminaison des plus rares et que, pour ma part, je n'ai jamais observée. Enfin on a vu cette affection se terminer elle-même par une métastase sur la région parotidienne, puis la maladie se reporter encore de celle-ci sur le testicule, et ainsi plusieurs fois de suite de l'un à l'autre. On a prétendu également que, dans quelques cas, la disparition subite de l'engorgement paroti- 'dien et des testicules avait été promptement suivie d'accidents graves, et que des malades avaient été emportés avec du délire et des convulsions, comme si la métastase s'était faite sur le cerveau. Ces faits, quoique rares, n'en sont pas moins réels ; on en trouvera deux beaux exemples rapportés par M. Trousseau dans les Archives 4e 1854.
Le testicule revient communément à l'état normal, cependant il n'est pas rare de le voir s'atrophier ; c'est là un efiTet encore peu connu des oreillons et qui doit surprendre si Ton réfléchit au peu d'acuîté et à la courte durée de l'affection du testicule. .
Diafl^ostic. — L'oreillo4 ne pourra être confondu qu'avec l'engorgement de la giande parotide ; mais dans celui-ci la tuméfaction est plus considérable, plas dure, plus étendue; on constate tous les phénomènes d'un phlegmon; la tumenr est persistante, elle se termine le plus souvent par suppuration, quelquefms par gangrène, jamais par métastase. La connaissance qu'on a" de l'existence d'on oreillon rapidement dissipé pourra éclairer le médecin sur la nature de certains accidents graves, accidents typhoïdes, cérébraux, etc., brusquement développés.
Pronostic. — Le pronostic ne présente presque jamais de gravité. Cependant nous avons vu que lorsque la métastase s'opérait sur le cerveau, des symptômes formidables et la mort pouvaient en être la conséquence.
Étiologie. — Les oreillons, rares chez les vieillards, et même après trente ans, n'affectent guère que des adolescents et surtout les enfants. Le froid humide est la cause qui a paru agir le plus souvent, soit pour déterminer la maladie, soit pour produire sa terminaison par métastase. Elle règne quelquefois épidémiquement; cette influence épidémique est généralement circonscrite au quartier d'une ville on môme à un seul établissement.
Traitement. — Lorsque l'oreillon est peu douloureux, il faut, pour tout traitement, préserver la partie malade du contact du froid en la recouvrant de ouate ou d'un mouchoir. S'il y a de la douleur, et si l'engorgement menace de se terminer par suppuration, on appliquera des cataplasmes émollients, et l'on devra même, si l'inflammation est vive, mettre un certain nombre de sangsues ; enfin, on exdteit une légère révulsion à l'aide de pédiluves et de quelques laxatifs doux. Lors([Qe la métastase se fait sur les parties génitales, on ne doit rien tenter pour l'empêcher ; on appliquera ensuite sur le testicule des cataplasmes émoUients, rendus légèrement résolutifs en les arrosant d'eau blanche, et l'on insistera sur les révulsifs intestinaux. Enfin, si la disparition des oreillons coïncidait avec la manifestation d'accidents cérébraux graves, on s'efforcerait de les rappeler en appliquant sur la région parotidienne des rubéfiants et môme des vésicants.
L'inflanmiation du tissu musculaire a reçu les noms de myosiU ou myosHi^ C'est une affection extrêmement rare, dont beaucoup de médecins contestent môme l'existence. 11 semble, en effet, que le tissu musculaire est un de ceux qui sont le moins susceptibles d'inflammation ; c'est ce dont on peut s'assurer tous les jours en étudiant les phénomènes qui se passent dans toutes les plaies musculaires, sfécialement à la suite de l'amputation des membres. On reconnaît, en effet, dans ce cas, que la fibre musculaire ne subit aucun changement de vitalité, tandis que les gaines celluleuses sont le siège exclusif des altérations qui surviennent, que l'inflammation soit adhésive ou bien qu'elle soit suivie de suppuration. Le pus qu'on trouve quelquefois infiltré ou épanché dans l'intérieur des muscles, est bien moins l'effet d'un travail phlegmasique local que de cet état grave de l'économie qu'on observe dans la morve et dans l'infection purulente. En résumé, lorsque la suppu-
ration est prodaite par une inflammation locale franche, celle-ci n'atteint peutêtre jamais primitivement la fibre musculaire ; mais elle siège d'abord dans le tissu cellulaire interfibrillaire, et ce n'est que consécutivement que la fibre charnue est elle-même envahie.
En examinant l'état des parties à différentes périodes de l'inflammation, on reconnaît que dans un premier degré de la maladie le tissu cellulaire interstitiel s'injecte, rougit, s'épaissit, de manière que chaque fibre est emprisonnée dans une sorte de coque solide. Dans cet état, le tissu charnu comprimé se décolore ; d'autres fois, au contraire, il Vevient d'un rouge violet. Dans l'un et l'antre cas, le muscle est plus volumineux, il est devenu plus friable. Si plus tard la suppuration s'établit, les fibres charnues prennent une teinte jaunâtre ; elles sont ramollies, mais la suppuration n'existe que dans leurs interstices. Quelquefois elles ont subi de distance en distance des solutions de continuité ; dans ce point existe alors une petite excavation remplie d'un pus blanc ou rougeâtre ; enfin, ailleurs, la texture musculaire n'existe plus, l'organe est transformé en une masse homogène, qu'on dirait être exclusivement formée par du tissu cellulaire enflammé. I.orsque la guérison survient après de pareilles altérations, le muscle a diminué de volume, il est souvent même atrophié et transformé en un tissu cellulo-fibreux ; c'est là un état toujours incurable.
La myosite résulte souvent de l'extension au muscle d'une phlegmasie voisine : c'est ce qui a lieu, par exemple, dans le phlegmon ; ailleurs la phlegmasie musculaire succède à une cause traumatique, à une violence extérieure ou à une fatigue -excessive de l'organe.
Tous les muscles du corps peuvent être atteints d'inflammation ; mais les auteurs ont surtout étudié cette altération dans le cœur, dans le diaphragme et les psoas. Nous avons parlé, à l'article Carditey de l'inflammation du tissu cellulo-musculaire du cœur. Nous ne dirons rien de l'inflammation du diaphragme, car nous ne possédons encore sur elle aucune observation précise. 11 est surtout impossible de mettre à profit la description des auteurs qui, sous les titres de paraphrétiésiej phrénite, (Uaphragmatite^ diaphragmiiey mots synonymes, et qui signifient tous înflanmiation du diaphragme, ont confondu des affections très-différentes, notamment la pleurésie et la péritonite diaphragmatiques, l'inflanmiation du tissu cellulaire et celle des organes voisins, et môme certaines affections aiguës des centres nerveux.
Une douleur parfois vive, mais généralement sourde, augmentant par la pression et par les mouvements, assez exactement circonscrite ; une induration et une tuméfaction en général sans changement de couleur à la peau, existant dans l'épaisseur d'un muscle, caractérisent la myosite. Le muscle peut être affecté partiellement ou dans toute son étendue. Cette affection ne pourrait être prise que pour un phlegmon diffus. Mais^ ainsi que le remarque dans sa thèse un de mes anciens internes, M. Dionis(l), aujourd'hui médecin distingué à Auxerre, dans la myosite il n'y a ni l'empâtement, ni la rougeur de la peau, ni la tumeur circonscrite qu'on observe dans le phlegmon. Nulle analogie n'existe entre la myosite et le rhumatisme musculaire, qui est une affection mobile, très-douloureuse, ne s'accompagnant d'aucun changement appréciable dans la texture de l'organe : le muscle malade n'est donc point induré, comme nous le voyons dans la myosite.
La myosite se termine le plus souvent par résolution, quelquefois par suppuration et par induration.
{!) Thèse de Paris, année 1851.
Le traitement se borne dans l'emploi des antiphlogistiques locaux (sangsues et cataplasmes), puis on fera des frictions mercurielles, et si la résolution est lente à s'opérer, on promènera quelques vésicatoires volants.
En résumé, l'histoire de la myosite est encore peu avancée; il est impossible, avec le peu d'éléments qu'on possède, d'en tracer une histoire satisfaisante. M. Dionis l'a tenté dans sa thèse, mais la science a besoin d'observations plus précises; la pathologie comparée pourrait peut-être nous les fournir plus facilemeot que la pathologie humaine.
Nous allons dire un mot du paoïtis qui est l'inflammation #iusculaire qu'on a le plus étudiée.
DU PSOITIS
Les psoas sont, de tous les muscles du corps, ceux qu'on trouve le plus souvent suppures, par suite d'un travail phlegmasique local. Nous dirons encore ici ce que nous exprimions plus haut en traitant de la myosite en général, savoir que le pus qu'on trouve dans le psoas s'est formé aux dépens du tissu cellulaire enflammé : d'autres fois le fluide, fourni par une carie vertébrale, a fusé dans U gaine du muscle, où il s'est arrêté. Dans l'un et l'autre cas, les fibres musculaires peuvent disparaître, tantôt [par atrophie, tantôt par suite d'une véritable destruction ; on les retrouve alors dans le foyer, sous forme d'un détritus rouge ou mrâtre, ou bien elles sont encore reconnaissables, mais décolorées ou d'un ronge foncé, noirâtre, verdâtre, et ramollies. 11 est rare que la suppuration n'envahisse que le psoas ; presque toujours le foyer occupe en même temps le muscle iliague et le tissu cellulaire sous-péritonéal, où est ordinairement son point d'origine.
Quel que soit le mode de formation des abcès du psoas, les auteurs ont cru qu ou pouvait les reconnaître aisément à une douleur siégeant dans la région lombaire, et s'irradiant dans la fosse iliaque, dans l'aine, dans la fesse et dans la cuisse co^ respondante ; on ajoute que le membre inférieur de ce côté est plus ou moins rétracté, et qu'il est impossible de le ramener à l'extension complète ; le pied est aussi dans la rotation en dedans; enfin, une tumeur fluctuante se dessine successivement dans la région lombaire, dans la fosse iliaque et au pli de l'aine. Cependant, quoiqu'on prétende le contraire, nous affirmons, d'après plusieurs fiûts observés par nous, que la rétraction du membre et l'impossibilité de l'étendre, que les douleurs et les tiraillements dans les lombes, ne sont pas un symptôme constant de la suppuration du psoas, puisque nous les avons vus manquer plusieurs fois dans des cas où le muscle était complètement détruit. En outre, nous avons retrouvé ces mêmes accidents dans les phlegmons sous-aponévrotiques des fosses iliaques, lorsque les muscles iliaques étaient seuls affectés, et quoique l'altération ne se fût point propagée au corps même du muscle psoas. Nous croyons donc que la rétraction da membre inférieur et l'impossibilité de l'étendre se rapportent aussi bien à une lésion du psoas qu'à une lésion du muscle iliaque, et que, pour déterminer si l'abcès siège dans le premier plutôt que dans le second, on doit avoir égard plutôt au siège de la douleur et à celui de la tumeur. C'est ce que nous avons exposé précédeounent avec quelques détails, page 613.
Les abcès du psoas qui ne dépendent pas d'une carie vertébrale ne se rencootrent guère que chez les femmes à une époque encore rapprochée des couches.
Le psoïtis réclame le môme traitement que les phlegmons et que les abcès ilia-
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ques ; mais, en raison du peu de tendance qu'ont les abcès du psoas à devenir bbperficiels, il faut examiner avec soin la région lombaire, car quelquefois «» y sent de la fluctuation. S'il en était ainsi, il faudrait se bâter de pratiquer une incision dans ce point, ce qui permettrait au pus de s'écouler plus aisément que par ouverture faite sur la paroi antérieure de l'abdomen.
La peau est fréqueomient affectée d'inflammation aiguë et cbroniqoe, et eertite lésion s'y montre avec des caractères extérieurs fort différents. Tantôt, ^i eiBét, B. n'existe qu'une rougeur plus ou moins vive ; d'autres fois ce sont des tumenct contenant divers liquides qui se concrètent. Ces différentes formes de l'iBâmoMMitien ne sont pas seulement des variétés ou des degrés d'un même état morbide, mais elles constituent le plus souvent des affections distinctes. Nous allons donc diviser et étudier les maladies inflammatoires de la peau en quatre genres, qui sont les exantlièmes, les vésicules, les bulles et les pustules.
DES EXANTHÈMES.
Le mot exanthème (de iÇavOid), effloresco, erumpo) servait à désigner chez les Grecs à peu près toutes les éruptions cutanées ; d'autres l'ont restreint à quelques groupes de maladies fort différentes entre elles. Mais depuis Willan, le mot exanthème a une signification précise, et l'on ne s'en sert plus aujourd'hui que pour dénommer un certain nombre d'affections cutanées ayant pour caractère commun une rougeur plus ou moins vive, circonscrite ou diffuse, qui diminue ou disparaît momentanément sous la pression du doigt.
D'après cette définition, il faut comprendre dans l'ordre des exanthèmes la roséole, l'urticaire, l'érythème et l'érysipèle : nous ne parlerons pas de la rougeole ni de la scarlatine ; car bien que, par leurs caractères extérieurs, ces éruptions soient de nature exanthémateuse, cependant comme la fièvre, l'infection générale de l'économie, l'état du sang et la spécificité constituent les éléments principaux de la maladie, nous avons dû les ranger dans une autre classe. (Voyez plus haut, page 147.)
De la roséole.
La roséole {rubeola) est un exanthème non contagieux, caractérisé par des taches rosées, non proéminentes, diversement figurées, n'ayant qu'une durée éphémère, et généralement précédé et accompagné de fièvre.
Symptômes. — L'éruption de la roséole est souvent précédée de malaise et de fièvre ; d'autres fois elle a lieu sans prodromes. Elle est constituée par des taches irrégulièrement arrondies, généralement plus larges et moins nombreuses que celles de la rougeole et séparées par des intervalles de peau saine ; parfois ces . taches se montrent sous forme d'anneaux roses, avec des aires centrales qui conservent la couleur de la peau {rubeola annulata de Willan). D'un rose plus ou moinB foncé, ces taches occupent une partie ou la totalité du corps ; elles s'accompagnent généralement de prurit et de picotements à la peau. Beaucoup de malades éproa-
vent aussi un peu de chaleur à la gorge et de la douleur pendant la déglutitioii, accidents qui s'expliquent par des taches analogues qui existent au pharTiix. L'éruption, après être restée stationnaire pendant vingt-quatre heures, commeiice bientôt à pâlir; vers le cinquième jour il n'en reste plus de trace ; très-rarement on remarque une légère desquamation furfuracée. En général, la roséole qui règne dans les saisons chaudes est celle qui produit le plus de malaise et de fièvre ; l'éruption offre en outre une teinte plus foncée, et le prurit est plus marqué (rubeola œstiva de Wlllan).
Diagnostic. — D'après ce que je viens de dire, il est impossible de confondre la roséole avec la rougeole régulière, à cause de l'absence, dans la première, des symptômes de catarrhe, et parce que les taches sont plus régulières, plus circonscrites et plus étendues que dans la rougeole. Cependant il faut convenir que, dans quelques cas, les caractères de l'éruption sont à peu près les mêmes dans les deux maladies. Si alors il n'existe point de symptômes de catarrhe, il sera soutcdI difficile de distinguer une roséole d'une rougeole sans catarrhe. Cette dernière sera probable pourtant si l'éruption survient dans une famille où règne la rougeole ; mais le diagnostic est impossible lorsque la maladie est sporadique. NoUe difficulté pour distinguer la roséole d'avec la scarlatine, qui se caractérise soit par des plaques d'un rouge framboise, soit par un granit fin et réguher.
Pronostic. — Le pronostic n'est jamais grave.
âtiologie. — La roséole affecte spécialement les femmes et les enfants, sw^ tout à l'époque de la dentition ; elle règne plus souvent pendant l'été et dans l'automne. L'impression du froid, un exercice forcé, des émotions morales, une phlegmasie viscérale, une inflammation gastro -intestinale surtout, peuvent la provoquer.
Traitement. — Le repos, une température douce, quelques boissons délayantes, sont les seuls moyens qu'il convient d'employer contre cette maladie, qui, même lorsqu'elle est fébrile, n'exige aucun traitement actif.
De l'articaire.
STiroitmiB. — Fièrre ortiée, porcelaine ; uredOj purpura urticatOf epinyetis pruriginosot esitra.
On donne le nom d'urticaire à un exanthème non contagieux, formé par dci plaques saillantes irrégulières, tantôt plus blanches, tantôt plus rouges que la pein environnante, très-fugaces, s'accompagnant toujours d'un prurit incommode. L'urticaire est ainsi nommée parce que l'éruption ressemble beaucoup à celle que produit sur la peau le contact de l'ortie {Urtica ureiis).
Symptômes. Marche. — L'urticaire présente quelquefois des prodromes, teb que malaises, lassitudes, courbature, fièvre, perte d'appétit, embarras gastrique? vomissements, diarrhée. D'autres fois, l'éruption a lieu sans être accompagnée d'aucun dérangement dans la santé. Les malades accusent alors tout à coup ^ diverses parties de la peau un prurit intense qui les excite à se gratter. Sur ces mômes points, on voit naître des papules ou plutôt des plaques dures et saillantes, arrondies ou ovalaires, ayant de 5 millimètres à 4 ou 5 centimètres d'étendue. Les unes sont légèrement rosées ; les autres, au contraire, sont plus blanches que. les parties voisines, si ce n'est dans toute leur étendue, du moins à leur centre, elles présentent à leur pourtour une auréole qui tranche alors d'autant plus par» coloration rouge. Les plaques ortiées sont le siège de cuissons, de brûlure ou de