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DE L'ECZÉMA

rieur des boiwons rafirtichissantos, acidulés, A l'extérieur des lotions mucilagioeuses et narcotiques, des cataplasmes de fécule (la graine de lin ne convient pas), des bains tièdes. Ceux-ci pourtant augmentent quelquefois le prurit, et l'on est alors obligé de les suspendre ; on pourrait dans ce oas< les rendre alcalins. Les eezema rubnm et impetiginoâes exigent le même traitement : cependant, lorsque la maladie occupe une grande surface ; lorsque,, la peau étant enflammée, H 7 a un appareil fébrile, la saignée générale peut 6tre utile ; et si la phlegmasie locale dépasse certaines limites, on pourra appliquer aussi dans son voisinage des sangsues ou des ventouses scarifiées. Dans cette période aigué, les bains tièdes, mucilagineux, les cataplasmes de fécule, les onctions de glycérine, sont les seuls moyens qui puissent procurer du soulagement. 11 faut éviter d'employer alors les préparations sulfureuses et les pomaïades mercurielles, dont on abuse trop souvent, et qui, en effet, ne conviennent pas à cette période.

Lorsque l'eczéma est chronique, on insistera^ comme précédemment, sur les bains tièdes, alcalins et gélatineux ; on donnera des limonades minérales et des boissons rendues alcalines en y ajoutant 4 à 8 granmies de bicarbonate de soude par pinte; enfin, on insistera sur les laxatifs, pourvu que le tube digestif soit intact. Cependant, lorsque ces moyens échouent, il faut recourir à l'emploi des sulfureux donnés en bains et en douches. Les bains sulfureux produisent quelquefois une excitation vive : il convient, surtout dans les commencements, de les faire alterner avec des bains simples, gélatineux ou amidonnés. D'autres fois on remplace les bains sulfureux par des douches de vapeur aqueuse. On a encore conseillé l'emploi d'un grand nombre de topiques ; les principaux sont les pommades avec l'alun, avec l'acétate de plomb, avec le camphre, la belladone, l'opium, l'huile de cade, le goudron (4 à 8 grammes par 32 grammes d'axonge), avec ou sans camphre, (1 décigramme à i gramme), avec la suie et les proto et deutoiodure de mercure (l>0 à 60 centigBammes par 32 graounes d'axonge), enfin avec le bismuth ^ avec le calomel (4 grammes pour 32 d'axonge) : cette dernière nous a paru très-utile dans un grand nombre de cas ; on peut y ajouter un peu de camphre pour calmer le prurit. A certains eczémas, surtout à marche chronique, on a opposé la compression, moyen parfois palliatif, mais rarement curatif. Dans ces derniers temps, on a recouvert les surfaces eczémateuses avec le coUodion ; mais M. Devcrgie a été obligé de renoncer à ce moyen qu'il a vu être plus nuisible qu'utile. Dans ces eczémas opiniâtres, on a essayé de changer la vitalité de la surface, soit en la recouvrant d'un vésicatoire, soit en la cautérisant avec le nitrate d'argent ou avec l'acide chlorhydrique ; mais ces moyens ont été très-rarement utiles. Contre ces eczémas qui se sont montrés si rebelles à la thérapeutique, on a prescrit à l'intérieur des moyens empiriques; on a spécialement recommandé la teinture de cantharide et les préparations arsenicales. Biett a administré la solution de Fowler, qu'on peut donner à la dose de 12 ou 4 gouttes par jour, et qu'on augmente ensuite progressivement, mais sans dépasser 15 gouttes; ou bien la solution de Pearson et celle d'arséniate d'ammoniaque, qui convient mieux aux sujets délicats, et qu'on prescrira à la dose de 1 à 4 grammes. Cependant l'efficacité de ces moyens n'est pas encore suffisamment constatée. Lorsqu'on se décide à recourir 1 l'emploi des préparations arsenicales, il faut surveiller avec soin les malades. Dans quelques cas, un changement de régime, d'habitudes, de climat, a suffi pour guérir des eczémas qui avaient résisté à tous les moyens thérapeutiques.

Le traitement thermal est fréquemment utile pour combattre les eczémas rebelles ; on conseille surtout les eaux sulfureuses, comme Cauterets, Luchon ou Baréges,

ou bien les eaux sulfuro-Mlines, comme Aix4a-Chapelle et Uriage ; quand il faat vivement exciter, les eaux de Loesche sont préférables.

Le traitement est le même, quelle que soit la région du corps que reczénu affecte. Il y a cependant, dans quelques cas, certaines précautions à prendre. Ainsi, lorsque la maladie occupe l'oreille et s'accompagne de gonflement de la conque et du conduit auditif, on devra prévenir l'occlusion de cette ouverture par Tintroduction de mèches de linge ou de morceaux d'épongé préparée. & Teczéma envahit le cuir chevelu, il peut être nécessaire de couper les cheveux pour faciliter l'application des topiques ; mais il n'est Jamais indiqué de raser la tête.

Lorsque l'eczéma est ancien, il y aurait peut-être danger à le supprioner trop brusquement. On devra donc établir un exutoire, sinon permanent, du moint temporaire. Enfin, si c'était un vieillard, si la maladie remontait à plusieurs années, et si d'ailleurs elle était peu inconunode, il ne faudrait prescrire que des moyens palliatifs, et se garder surtout des remèdes violents précédemment indiqués ; ils pourraient être nuisibles chez les individus dont nous parlons.

INFLAMMATIONS BULLEUSES.

Les inflanunations huileuses de la peau sont caractérisées par des tumeurs ordinairement transparentes, remplies par un liquide séreux ou séro^urulent épanché sous l'épiderme, et dont le volume varie depuis celui d'un pois jusqu'à celui d'en œuf d'oie. Ces tumeurs, auxquelles on donne le nom de bulleSy û'ampoudeSy de phlyctènes, sont constituées comme les vésicules, dont elles ne diffèrent que par an volume plus considérable. Nous avons déjà vu des bulles se former à la sur&ce de quelques érysipèles ou dans certains cas d'herpès (le zona) et d'eczéma. La brûlure au deuxième degré et l'application de vésicatoires produisent le même effet. Mais nous n'avons à nous occuper ici que des inflammations huileuses proprement dites ; elles sont au nombre de deux seulement, le pemphigtis et le rupia.

Du pemphigns, ou pompholiz.

Le pemphigtts (tr^a^i^ bulle) est une maladie de la peau caractérisée par la formation d'une ou de plusieurs bulles qui se déchirent facilement, se terminent ptr l'effusion du hquide qu'elles renferment, et par la formation d'excoriations superficielles ou de croûtes minces laissant après elles des taches qui persistent pendant un temps plus ou moins long.

Divisions. — C'est à tort que Willan et Bateman ont considéré le pemphigus comme une affection toujours chronique. Les recherches complètes de Gilibert, auteur d'une excellente monographie, et celles plus récentes qu'ont insérées dans leurs traités des maladies cutanées MM. Rayer, Cazenave, Schedel, Baumes et Devergie, doivent faire admettre deux espèces principales de pemphigus, l'une aiguè, l'autre chronique.

10 Du pemphigus aigu.

Le pemphigus peut être précédé pendant un, deux ou trois jours, de malaise, d'inappétence, de fièvre et de prurit. Bientôt on voit apparaître à la surface do corps un nombre plus ou moins considérable de taches ayant l'étendue de nos diverses pièces de monnaie, érythémateuses, arrondies, et au centre desqueUes on

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