‹ Traité de pathologie interneChapitre 117 sur 152 · DES HÉMOaRHAGIBS · texte numérisé non relu

DES HÉMOaRHAGIBS

Pronostic. — L'hémorrhagie méaingée est une maladie des plus graves. On la considère comme étant plus fâcheuse encore que l'apoplexie cécébrale ellemême. En effet, elle tue peut-être plus souvent que celle^ d'une manière immédiate ou du moins plus rapide, cependant on ne peut encore rienétablir de précis à cet égard. Nul doute que l'hémorrhagie méningée ne soit susceptible de goérison, et d'une guérison plus complète que cela n'a lieu après les hémorrfaagks cérébrales, puisque dans la première la pulpe nerv-euse a été req^ée. Des k^ tes sanguins à parois plus ou moins épaisses dans la grande cavité de rarachooide, sont les vestiges que laisse après elle l'hémorrhagie, méningée. Rien de semblibli n'ayant jamais été vu, d'après Prus, dans la cavité sous-arachnoîdienne, il est douteux, d'après cet auteur, que l'épanchement qui a ce siège puisse se tenuBei heureusement comme le premier.

Ëtiologie. — L'hémorrhagie méningée, fréquente chez les aliénés, sortait chez les déments paralytiques, affecte l'homme à tous les âges de la vie. Elle o est pas rare chez le nouveau-né; elle parait être une des causes qui produisent ce qu'on nomme Vasphyxie des ncniveau-nés. 11 résulte des recherches de Boud«t que l'hémorrhagie méningée est plus conmiune, chez l'adulte et surfont chez kf vieillards, chez l'honmie que chez la femme, au printemps que dans le$ autres saisons. La fréquence des congestions y prédispose ; un obstacle au cours do saqg veineux, comme lorsque les sinus principaux de la dure-mère ou la veine /uguiiire interne sont obstrués par des caillots ou «comprimés par des tumeurs, explique le développement des hémorrhagies méningées. Dans la plupart des cas pourtant celles-ci surviennent sans cause déterminante i^préciable*

Traitement. — Il est le même que celui que nous exposerons imiôl foai l'hémorrhagie céiébrale.,

DES HÉMORRHAGIES MÉNINGÉES SPINALES.

Les enveloppes de la moelle sont très-rarement le siège d'hémorrhagies 8p(mt^ nées. C'est à peine si M. Boscredon a pu en retenir douze exemples dans sa thèse inaugurale (f). Ces matériaux, d'ailleurs, outre leur petit nombre, sont très-incofflplets, et ne sauraient fournir des éléments suffisants pour tracer de la malidifi une histoire un peu satisfaisante.

Anatomie patholo^què. ^ Sur les douze cas réunis par M. Boscredoo, su fois l'hémorrhagie s'était faite entre la dure-mère et les parois du canal oseeiB, plutôt du côté des lames vertébrales que vers le corps des os ; chez quatre le siog était infiltré dans la pie-mère*; enflti, deux fois seulement le liquide était é^^ dans la cavité arachnoîdienne, siégé oi'dinairc des hémorrhagies qui se fonti»* les méninges cérébrales. . . , . .

L'hémorrhagie a-t-elle une prédominance dans telle ou telle région dn ridw On l'ignore encore. On ne sait pas non plus les conditions organiques qui l^pvoquent, les changements que le gang subit et les modifications que sonconlid peut apporter dans les tissus environnante.

8ympt6meg.Durée.Terminal8ons. — L'hémorrhagie méningée spinaleptfw

ûéYmiev soudainement, sans prodromes, par une douleur vive, subite, ressentie s» le trajet du rachis et dans le point même qui est le siège de l'épanchement. Biffi^vli apparaissent des troubles dans la motiUté : ce sont des contractures ou des at

(I) Tlïèse de Paris, année 1855, n*» 325.

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