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GAZ DANS LES ORGANES DE U CIRCULATION SANGUINE

produira un mouvement d'aspiration qui provoquera souvent l'expulsion Inmiédiate d'une grande quantité de gaz. On a rarement besoin de recourir à ces derniers moyens dans les cas de pneumatoses idiopathiques, mais on les applique presque exclusivement aux pneumatoses qui sont symptomatiques d'im obstacle au cours des matières. Trop souvent pourtant il arrive que ces moyens restent sans effet ; la distension devient alors extrême ; dans ces cas désespérés^ quelques personnes ont proposé la ponction des parois intestinales par un petit trocart. (Voyez dans le tome II l'article Iléus.)

DU DÉVELOPPEMENT SPONTANÉ DES GAZ DANS LES ORGANES DE LA CIRCULATION SANGUINE.

Quelques médecins, tels que Pechlin, Groets, Ruysch, Morgagni dans sa b^ lettre, et plus récemment Ollivier dans les Archives de 1838, ont avancé que quelques morts subites étaient produites par le dégagement d'un fluide élastique dans les organes de la circulation sanguine, et surtout dans le cœur. Les faits rapportés par les médecins que Je viens de citer ne sont pas tous également concluants ; cependant ceux observés par Groets, par Ruysch et par Ollivier ne permettent pas de révoquer en doute qu'il n'y ait des morts subites produites par la cause dont je parle. Dans ce cas la mort est instantanée ; quelquefois elle est précédée d'une douleur déchirante vers le cœur, d'un état passager de syncope et d'un tremblement convulsif des membres et du tronc qui ne dure que quelques secondes. On ne trouve à l'ouverture des cadavres aucune lésion organique appréciable, mais seulement une accumulation de fluide élastique dans les cavités droites du cœur ; aussi, en les percutant, on produit une résonnance comparable à celle que donne l'estomac ou tout autre organe creux distendu par de l'air ; enfin, le sang qui y est contenu est rouge, écumeux et combiné avec des bulles de gaz. On voit donc que les accidents observés pendant la vie, conmie les lésions trouvées après la mort, sont à peu près les mômes qu'on observe sur les animaux chez lesquels on a injecté de l'air dans les veines ; ou bien encore ils ressemblent à ceux qui se produisent chez l'honmie lorsque l'air atmosphérique pénètre brusquement dans une veine ouverte pendant une opération. On ne saurait invoquer toujours la décomposition cadavérique pour expliquer la présence des gaz, car dans un cas de mort subite par exhalation gazeuse spontanée, dont l'histoire a été lue à l'Académie de médecine dans sa séance du 9 décembre i851 par M. Durand- Fardel, on vit une saignée du bras, qui fut pratiquée immédiatement, donner issue pendant plus d'un quart d'heure à un sang violacé, môle à de petites bulles gazeuses. D'ailleurs, dans la plupart des faits rapportés par les auteurs, spécialement dans ceux qu'Ollivier a observés, on ne «saurait considérer la présence d'un fluide élastique dans le cœur comme un phénomène cadavérique, puisqu'il n'existaJit aucun signe extérieur de décomposition putride, et que le sang lui-même n'offrait aucun indice d'altération septique ; tout concourt donc à prouver que les gaz ont été formés pendant la viis. Suivant quel mécanisme sont-ils produits? I^yrons-nous, avec Méry, que l'air atmosphérique peut passer en nature des ramifications bronchiques dans les veines pultnonaires ? La chose est peu probable. Il nous semble plus rationnel de supposer que l'air, et particulièrement que l'acide carbonique^ qui, d'après les recherches de Magnus, existe tout formé dans le sang veineux et en proportion considérable (1), se sépare, se dégage à l'état libre dans

(1) Journal de chimie^ nninâro de septembre 1887, p. 507.

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le cœur et dans les vaisseaux sous l'influence de certains états pathologiques encore indéterminés. On a dit que l'état de foiblesse des sujets prédisposait à cet accident; peut-être môme la formation d'un gaz dans le système circulatoire pourrait bien être parfois cause de mort chez les individus qui ont d'abondantes hémorrhagies. On sait, en effet, que quelques personnes, et le docteur ReroUes en particulier (thèse de 1832), paraissent avoir trouvé, comme Méry et Littre, une certaine ^antité de fluide élastique chez les hommes et chez les animaux qui avaient succombé après une perte de sang considérable ; ce fût pourtant n'est pas encore incontestable. Terminons en disant, avec Ollivier, que, quelle que soit la cause qui donne lieu ao dégagement d'un fluide élastique dans le sang pendant la vie, et quelle que soit la nature de ce gaz, il n'est pas douteux, d'après la rapidité de la mort, qu'il ne tue de la môme manière que l'air qui pénètre accidentellement par l'ouverture d'an tronc veineux voisin du cœur, c'est-à-dire que la vie s'éteint alors par la bmsqoe interruption de la circulation pulmonaire et par l'impossibilité du retour du sing dans les cavités droites, qui, distendues par un air plus ou moins raréfié, ne peuvent plus se contracter.

PNEUMATOSE DES VOIES URINAIRBS ET GÉNITALES. f Voies urinaires.

Je ne crois pas qu'il existe dans la science une seule observation authentique qui prouve que la membrane muqueuse des voies urinaires ait jamais exhalé de gaz ; les fluides élastiques qu'on y trouve quelquefois y ont été accidentellement introduits. L'air extérieur pénètre rarement dans les organes gém'to-urînaires de l'homme, en raison de la longueur, de l'obliquité et de l'étroitesse du canal de Turèthre. Cependant il arrive parfois qu'après l'opération du cathétérisme, et lorsque toute l'urine contenue dans la vessie a été évacuée, une certaine quantité d'air s'introduisant par la sonde est ensuite expulsée lors de la première émission d'urine. Hors ce cas, la sortie des gaz par le canal de l'urèthre chez l'un et l'autre sexe indique presque toujours qu'un des organes urinaires, et surtout que la vessie communique avec le rectum ou avec une anse d'intestin grôle.

2« Pneumatoie des parties génitales de la femme.

n est des femmes qui, dans quelques mouvements du corps, comme dans l'action d'incliner le tronc, rendent par la vulve une certaine quantité de gaz qui s'échappent avec plus ou moins de bruit (rot vaginal). C'est ce qu'on n'observe guère que chez les fenmies dont le vagin est large et béant, chez celles qui portent un pessaire, ou bien pendant l'acte du coït, ce qui permet à. l'air extérieur de s'introduire dans le vagin et parfois môme jusque dans l'utérus. Le même phénomène a lieu aussi lorsqu'il existe une fistule recto-vaginale. Dans aucun de ces cas, les fluides élastiques n'ont été exhalés par la muqueuse. Cependant il arrive qudquefois que, la cavité du col étant obstruée, des gaz sont véritablement exhalés dans l'utérus lui-môme en dehors de toute imprégnation ; cela constitue une affection connue sous les noms de tympanite utérine vraie et de p^5omé<nè, affection dont deux accoucheurs célèbres, MM. Stoltz et Nœgele, ont, à tort peut-être, contesté Texistence au dernier congrès de Strasbourg.

Rare dans l'état de vacuité, la physométrie se développe presque toujours pen-

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