DE L*ENTÉR1TE ET DE LA COLITE AIGUE. 30Î
duire dans l'estomac que des substances douces qui agissent topiquement d'une manière favorable et qui soient sufâs&ntes pour alimenter les individus. Le lait réunît cette double condition ; il a été recommandé simultanément par MM. ChiTeilliier et Bokitansky, et j'en ai moi-même bien souvent constaté les bienfaits. Les malades seront soumis exclusivement à une diète- lactée. Ils vivront de lait pur^ ou coupé avec de l'eau de Vicby ; ils le boiront froid ou chaud, ihtis ou bouilli, suivant qu'il est plus ou moins bien digéré dans ces divers états. Il est pourtant quelques mala-* des qui, exceptionnellement, ne peuvent supporter le lait ; on remplace alors cet aliment par des panades, par des décoctions mucilagineuses, par des bouillons de poulet, par des gelées, par quelques fécules ; on n'arrive â des aliments plus substantieb que progressivement et lorsque la maladie semble toucher à la guérison. La plupart des malades sont soulagés comme par enchantement, et s'habituent à la diète lactée qu'ils tolèrent des mois entiers, et qu'ils continuent d'eux-mêmes, car ils en apprécient les bienfaits tout de suite. Mais le régime ne remédie pas à tout et surtout aux douleurs gastralgiques. Celles-ci seront combattues par l'opinnl porté Jusqu'à effet sédatif: lui seul peut ici se montrer utile. On prescrira en même temps quelques bains gélatineux ou sulfureux ; les malades seront en outre soumis aux meilleures conditions hygiéniques. Rokitansky s'est montré partisan d'une médication révulsive : il a conseillé d'appliquer à l'épigastre des vésicatoires, des cautères, des moxas. Ces moyens m'ont paru inutiles ; je crois qu'on ne doit y recourir que lorsque le traitement qui précède a été impuissant.
En cas de vomissements de sang, voyez, pour les indications à suivre, l'article Eémaiémèse.