DE:LA TRA^GHÉITE AIGUË ET DE LA TRACHÉITE CHRONIQUE
Je. ne v«ux point traiter spécialement de la trachéite, car chacun sait que l'inflammation est rarement bornée à cet organe ; mais elle, y arrive presque toujours par extension, soit du côté des bronches, soit du côté du larynx. Dans les cas rares DÛ la trachéite existe seule, on constate un léger sentiment de gêne et de picotement ^ la partie inférieure du cou ; il existe un peu de toux, et les malades rejettent quelques crachats filants, transparents ou opaques ; quelques-uns se plaignent d'être oppressés; il n'y a presque jamais de fièvre. Il est, je crois, sans exemple que la trachéite ait mis la vie des malades en péril.
La trachéite peut exister à l'état chronique. Comme la laryngite, elle peut être simple ou avec ulcérations. On a voulu faire de cette dernière une forme spéciale de phthisie {phthisie trachéale). Cayol l'a décrite dans sa thèse soutenue en 1810. Mais il est reconnu aujourd'hui que les ulcères de la trachée ne sont jamais indépendants, que toujours ils coexistent avec des ulcérations du larynx, se liant ellesmêmes à une diathèse tuberculeuse, ou bien à une infection syphilitique ou farcineuse. (Voyez ces affections.) ^