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DE L'INFLAMMATIOIV DIS TROMPES UTÉRINES

sais si, comme aa Ta piétMidii, 0 y a Téritablement une prédominance pour celui du côté gauche. C'est ce que tendrait à faire admettre une petite statis^ue qu'on doit à M. Chéreau : sur 40 OTarites, 25 siégeaient à gauche, il à droite, 4 étaient doubles. t

Traitement. — Si l'on traite la maladie dès son début, il n'y a d'espoir de la voir se terminer par [résolution que par l'emploi méthodique du traitement antiphlogistique. Rarement les symptômes généraux sont assez graves pour nécessiter une, et à plus forte raison deux saignées générales ; mais on appliquera un grand nombre de sangsues à Fhypogastre et aux aines ; on recouvrira ces parties de cataplasmes : on donnera des bains ; on entretiendra la liberté du ventre. On joindra à ces moyens quelques frictions mercurielles sur la tumeur, et lorsque la période inflammatoire est dissipée, si l'engorgement persiste encore, on produira une forte révulsion à la peau par l'application d'un ou de plusieurs vésicatoires volants. La suppuration une fois établie, il faut tâcher de l'attirer à l'extérieur. Si la tumeur, proéminent à l'hypogastre bu dans le flanc, soulève fortement la peau, si à son niveau il existe de l'œdème, et si tout indique que l'abcès a contracté des adhérences avec la paroi abdominale, on le vide par une large incision ; dans le cas contraire, on applique successivement plusieurs morceaux de potasse caustique suivant le procédé que nous décrirons en traitant des kystes hydatiques du foie. En pratiquant le toucher par le vagin et le rectum, on reconnaîtra si l'abcès a de la tendance à se porter vers ces organes. S'il y forme une saillie notable, si dans cette exploration on constate bien la fluctuation, et si l'on reconnaît que la paroi est amincie, on ne devra pas hésiter à pratiquer une ouverture à l'aide d'un bistouri, d'un trocart ou d'un pharyngotome. On favorisera l'écoulement du pus par une position convenable, on l'empêchera de stagner en poussant des injections dans le foyer ; il sera possible parfois d'exercer une compression méthodique. Si le trajet reste fistuleux, il pourra être nécessaire de l'irriter par des injections iodées. Enfin, dans certains cas rebelles, on a vu une grossesse provoquer la cicatrisation du foyer par suite de la compression que l'utérus développé exerce sur les parois.

A l'ovarite chronique on opposera les vésicatoires volants, les bains sulfureux et alcalins, l'iodnre de potassium à l'intérieur, et l'usage sur place de quelques eaux minérales alcalines, comme Vichy, du chlorurées sodiques, comme Bourbonnes, Kreuznach, Nauheim, etc.

DE L*mFLAMMÂT10N DES TROMPES UTÉRINES.

Les trompes peuvent s'enflammer ; mais cette inflanmiation n'est pas souvent primitive, ou du moins elle existe rarenoent seule. Presque toujours, en eiét, elle s'accompagne de qoelque lésion de même nature ou de quelque antre altération de l'ovaire, des ligaments larges, de l'utérus et du péritoine. Quoi qu'il en soit, l'in^ Qammation des trompes ne produit, en général, aucune ttomeur ; les malades accu* sent, profondément dans le bassin et vers la région iliaque, une douleur plus oq PAoins vive. Mais en présence des résultais négatlA ioumia pai l'exploratîcm, et notanmient par le toucher, il est absolument impossible d'arriver au diagnostic de la maladie ; il en serait peut-être de même si la trompe, étant oblitérée à ses deux extrémités, et si de la matière purulente, s'accumulant dans sa cavité, venait à former une tumeur plus ou moins volumineuse et proéminente dans le flanc. Nous ne pensons pas qu'en pareille circonstance il fût possible d'arriver au diagnostic du siège de l'altération cela, d'ailleurs, n'offrirait pas ici un grand inconvénient^

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du moins sous le rapport pratique. Dans les abcès de la trompe, le pus peut s'échapper par les mêmes issues que dans les cas d'abcès ovariques.

DES PÉRITONITES.

Le mot péritonite signifie inûanmiation du péritoine.

Historique. — Avant les immortelles recherches de Bichat sur les membranes on n'avait sur la péritonite que des idées très-confuses, puisque, au commencement même de ce siècle, la généralité des médecins admettait avec Portai, avec Pinel et Bosquillon, que la péritonite n'était Jamais indépendante de la phlegm.^e des autres viscères abdominaux, avec laquelle elle était confondue. Quoique Johnson, dans sa dissertation sur la fièvre puerpérale (Edimbourg, 1779), et Walter (1785), eussent signalé déjà que le péritoine pouvait s'enflammer séparément, on peut néanmoins avancer que ce fut Bichat qui, le premier, isola cette afreclioD, et en fil une maladie aussi distincte de l'entérite et de la gastrite que la pleurésie Test deli pneumonie. Les recherches pathologiques de Gasc (thèse de 1802), celles de Laennec, insérées la môme année dans le Journal de Corvisartj ne tardèrent pas à confirmer les opinions de notre grand physiologiste : dès lors la péritonite trouva sa place distincte dans le cadre nosologique, et devint l'objet de travaux très-importants, que nous devons surtout à Broussais (i), à M. Andral (2), à Chomel (3), à M. Scoutetten (4). (Voyez plus bas. Péritonite puerpérale.)

Divisions. — On doit distinguer plusieurs espèces de péritonites : l'une, que nous nommerons spontanée ou primitive, et qui survient chez T homme ou bien chez la femme hors de l'état puerpéral, sous l'influence des causes qui président au développement des autres phlegmasies ; nous nommerons la deuxième espèce symplomatique ou consécvtwe, parce qu'elle se déclare consécutivement à. quelque lésion des .viscères abdominaux, et notamiment après une perforation d'un des organes creux contenus dans le ventre ; la troisième espèce ^est la péritonite dite puerpéralBy parce qu'elle afi'ecte les femmes récenunent accouchées : enfin nous décrirons une péritonite chronique. Dans chacune de ces quatre espèces, la phlegmasie peut être générale^ c'est-à-dire envahir tout le péritoine, ou bien être partielle^ ou limitée à un point plus ou moins circonscrit de la membrane séreuse.

De la péritonite aigùd simple, on primitive.

L'observation journalière nous a démontré que la péritonite spontanée ou primitive est une affection excessivement rare; c'est à peine en efiiet si dans le cours d'une année entière on en rencontre un ou deux exemples dans le service le plus actif d'un hôpital ; la pratique de Chomel, celle dé M. Louis confirment pleinement cette opinion.

Garaotères anatomlqnes. — On a «lit que lorsque les malades succombaient à une époque très-voisine du début, comme douze on vingt-quatre heures, on trou- ?ait le péritoine seulement injecté, rouge, sec ou poisseux au toucher. Cependant

(1) Phlegmasies chroniques.

(2) Clinique n^dicaie,

(3) Dictionnaire de médecine^ art. PÉRiTonrrB.

(4) A'xhives^ t. Jll, p. 49/.

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