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CHAPITRE PREMIER Inflammation des nerfs. — Névrite

§ 1. Pathogénie et étiologie.

Il est rare que les nerfs périphériques soient atteints de troubles inflammatoires. Ces troubles, quand ils se présentent, intéressent tantôt les fibres nerveuses elles-mêmes, tantôt le névrilème. La première forme se rattache aux inflammations parenchymateuses et se termine par la transformation de la pulpe nerveuse en un détritus finement granulé, ordinairement graisseux. Dans la seconde forme il se produit et un exsudât interstitiel et une prolifération du tissu conjonctif, donnant lieu à un épaississement considérable du névrilème. Rarement il se forme en même temps du pus. — Plus tard nous aurons l'occasion de parler de l'hypérémie diffuse du névrilème d'un nerf blessé, hypérémie exempte d' exsudât appréciable et que l'on a observée dans quelques cas de tétanos.

Parmi les causes déterminantes de la névrite, il y a lieu de citer avant tout les lésions traumatiques des nerfs, surtout les plaies par instrument piquant, les contusions et les déchirures. Dans d'autres cas la névrite n'est que le résultat d'une inflammation qui d'un organe voisin s'est propagée sur le nerf atteint. Enfin on prétend l'avoir observée dans quelques cas rares comme affection spontanée, dite inflammation rhumatismale.

§ 2. Anatomie pathologique.

L'inflammation du névrilème est caractérisée par une rougeur plus ou moins intense, due en partie à la turgescence des vaisseaux et en partie à la présence de petits extravasats. En même temps le névrilème paraît relâché, gonflé et imbibé. Si la névrite a suivi une marche aiguë, conduisant à

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