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CHAPITRE VI

Névralgie cervico-occipitale.

Les nerfs sensibles de l'occiput, du cou et de la nuque, qui proviennent des quatre premiers nerfs cervicaux sont bien plus rarement le. siège d'une névralgie que les nerfs sensibles de la face. La névralgie en question a reçu le nom de névralgie cervico-occipitale. Les cas connus jusqu'à présent ne sont pas assez nombreux pour nous éclairer sur l'étiologie de cette névral-

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gie. Les observations de Valleix, d'après lesquelles la maladie est souvent après une actiou prolongée du froid, et une entre autres où il y avait de fréquentes récidives qui cependant se présentaient pour ainsi dire exclusivement en hiver, de plus, la marche ordinairement bénigne de la maladie et les bons effets du traitement donnent lieu à supposer que la névralgie cervico-occipitale est le plus souvent le résultat d'un refroidissement. En outre, il paraît que cette forme de la névralgie est provoquée dans quelques cas par des maladies des vertèbres exerçant une pression sur les nerfs à leur sortie du canal vertébral et par des ganglions lymphatiques tuméfiés, dans la profondeur de la nuque, qui compriment le plexus cervical et le nerf grand occipital.

Les malades atteints de névralgie cervico-occipitale se plaignent également d'une douleur sourde et continue, limitée à des points circonscrits et à laquelle viennent s'ajouter de temps en temps des élancements fort douloureux qui s'irradient dans plusieurs directions. Les points douloureux isolés sont d'après Valleix : 1° un point occipital situé entre l'apophyse mastoïde et la première vertèbre cervicale et qui correspond à l'endroit où le nerf grand occipital perfore le muscle grand complexus pour devenir sous-cutané ; 2° un point cervical superficiel situé un peu au-dessus du milieu du cou, entre le muscle trapèze et le sterno-cleidomastoïdien et qui correspond au point d'émergence des principaux nerfs du plexus cervical; 3° un point mastoïdien situé derrière l'apophyse mastoïde et correspondant aux nerfs petit occipital et grand auriculaire postérieur; 4° un point pariétal situé aux environs de la bosse pariétale ; 5° un point auriculaire situé sur le pavillon de l'oreille. — De ces points les douleurs s'irradient pendant les accès vers l'occiput, vers la partie postérieure et supérieure du cou, en avant vers la face et quelquefois en bas vers l'épaule. Il n'est pas rare que la névralgie cervico-occipitale se complique de prosopalgie et de névralgie du plexus brachial. Les accès viennent sous un type irrégulier tantôt spontanément tantôt sous l'influence d'un simple mouvement de tète ou de quelque autre cause extérieure de peu d'importance. Il est rare que ces douleurs égalent en violence celles du tic douloureux. Des troubles nutritifs dans le domaine des nerfs cervicaux sont extrêmement rares si toutefois ils existent. La névralgie cervico-occipitale est beaucoup moins opiniâtre et rarement d'une durée aussi longue que celle du trijumeau.

Dans la névralgie cervico-occipitale on n'a pas eu recours à la section des nerfs. Pour les cas récents Valleix recommande surtout les vésicatoires, les pilules de Méglin et les autre? remèdes usités contre la prosopalgie.

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