I. — HYPERTROPHIE DE LA PEAU
Une hypertrophie de la peau, dans laquelle tous les éléments de cet organe : le tissu conjonctif, les vaisseaux, les nerfs, l'épidémie, les poils et les glandes, montrent un développement hypertrophique, se rencontre, limitée à quelques endroits déterminés du corps, à l'état d'anomalie congénitale. A cette catégorie appartiennent la plupart des nœvi materni qui dépassent le niveau des parties environnantes et les verrues molles. Cependant dans ces deux produits l'hypertrophie n'atteint pas à un degré également élevé tous les tissus de la peau : dans la plupart des nsevi proéminents et des verruesmolles il y a au contraire prédominence de pigment et de poils, ce qui fait qu'ils se distinguent principalement par leur coloration brune ou noire et par les poils forts et abondants qui les recouvrent.
Très-fréquemment nous trouvons dans quelques endroits du corps une accumulation excessive de cellules épidermiques cornées. A cette anomalie appartiennent les durillons ou callosités, les cors et les cornes cutanées ou excroissances cornées de la peau. — Les durillons représentent des proéminences peu élevées, de nature cornée, qui s'aplatissent insensiblement vers la périphérie et qui sont de forme ronde ou irrégulière. La peau qu'ils couvrent est normale ou légèrement hypérémiée. Les durillons se forment principalement aux endroits exposés à une pression exagérée ; on les rencontre donc de préférence aux talons et sous la plante des pieds chez la plu" part des individus, en outre dans le creux de la main chez les forgerons, les serruriers et autres ouvriers, à l'index chez les tailleurs et les couturières. — Les cors sont des callosités coniques peu étendues, mais très-dures et très-épaisses, qui, imprimées par les chaussures dans le derme, y provoquent une atrophie circonscrite. — Dans les cornes cutanées, l'hypertrophie de l' épidémie atteint une hauteur excessive à un endroit limité ; cependant il y a des cornes cutanées qui ne sont pas implantées sur le corps papillaire, mais qui se développent dans des follicules pileux dilatés et représentent des poils monstrueux. — Nous décrirons plus longuement une sorte d'hypertrophie diffuse de l'épiderme qui se rattache à un développement hypertrophique du corps papillaire, et dont les degrés légers constituent le pityriasis, les degrés plus élevés Yichthyose.
Le teint brun, qui est congénital chez certains individus, dépend d'une formation abondante de pigment dans les cellules du réseau de Malpighi. — Une anomalie également congénitale que l'on- observe chez beaucoup d'in-