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ATROPHIE DE LA PEAU

duit de ce dernier, c'est-à-dire les cellules épidermiques, est formé en plus •faible quantité, et l' épidémie est extrêmement mince aux endroits qui ont subi la pression. — Il en est tout autrement quand une pression agit sur la peau de dedans en dehors, par exemple en cas de distension excessive du venti'3 par la grossesse ou par des épanchements hydropiques, ou bien en cas de tuméfaction considérable d'autres parties couvertes parla peau. Dans ces cas, ce sont plutôt les couches profondes du derme et les éléments glandulaires qui sont en souffrance, tandis que la production de l'épidémie n'est nullement troublée. Je suis convaincu que le pityriasis qui se montre à l'abdomen et aux extrémités après des grossesses répétées et après une hydropisie intense, doit être attribué, aussi bien que le pityriasis tabescentium, à l'atrophie des couches profondes du derme et des glandes cutanées et à la trop grande sécheresse de l'épidémie.

L'absence du pigment dans le réseau de Malpighi, lorsqu'elle est congénitale et étendue à toute la surface cutanée, constitue l'anomalie connue sous le nom d'albinisme. — Quelquefois, sous l'influence de causes inconnues, le pigment disparait en certains endroits de la surface cutanée. Ces endroits deviennent d'un blanc laiteux et forment un contraste d'autant plus frappant avec le tissu environnant, que cette anomalie, connue sous le nom de vitiligo ou à'achroma, se rencontre principalement chez les individus ayant le teint très-brun.

Très-souvent il se produit une atrophie des follicules pileux, surtout de ceux du cuir chevelu. La conséquence forcée de cet état est la chute des cheveux. Si l'atrophie de^ follicules ne va pas jusqu'à la destruction complète, la formation des cheveux ne cesse pas entièrement ; mais à la place des cheveux épais qui sont tombés, les follicules atrophiés ne produisent plus qu'un duvet fin et laineux. La découverte de ce duvet éveille assez souvent de trompeuses espérances chez les individus chauves, surtout quand peu de temps auparavant ils ont fait usage d'eau de Lob ou de graisse de lion et qu'ils ont ajouté foi aux réclames qui exaltent la vertu de ces remèdes. L'absence de cheveux, due à l'atrophie des follicules pileux a reçu le nom de calvitie ou de calvitie sénile, parce que c'est chez les vieillards qu'on la rencontre de préférence. Cependant il n'est pas très-rare de rencontrer cette infirmité chez de jeunes individus, et c'est la disposition héréditaire qui parait être la cause la plus fréquente de ce phénomène. Les travaux intellectuels trop assidus, les soucis prolongés et les excès génitaux que l'on a accusés d'amener cette calvitie prématurée sont des causes fort sujettes à caution. Bien des individus tourmentés de soucis continuels et bien des libertins se distinguent par le luxe de leur chevelure, tandis que d'autres qui réfléchissent peu, qui n'ont aucun chagrin et <jui sont trèscontinents perdent leurs cheveux de bonne heure. On comprend facilement qu'en dépit des réclames charlâtanesques aucun remède ne

peut produire de nouveaux follicules pileux et que, par conséquent, la forme de la calvitie dont il est ici question est incurable. — Il en est tout autrement de cette chute des cheveux qui a lieu pendant et après des maladies aiguës et chroniques ayant pour effet un trouble purement passager de la nutrition des follicules pileux. On a donné le nom de defluvium capillorum à la chute des cheveux qui se produit dans ces circonstances. Il ne s'agit pas ici d'une destruction ni d'une atrophie durable des follicules pileux. Une fois que la maladie qui a déterminé l'accident est guérie et que les conséquences qu'elle a entraînées pour l'ensemble de la constitution ont disparu, les follicules pileux fonctionnent régulièrement à leur tour et produisent de nouveau des cheveux sains à la place de ceux qui étaient tombés. Parmi les maladies aiguës, c'est surtout la fièvre typhoïde qui entraîne le defluvium capillorum ; parmi les maladies chroniques, la syphilis. — Une anomalie qui parait dépendre également d'un trouble passager de la nutrition des follicules pileux, c'est l'alopécie circonscrite ou area Celsi. Dans cette affection, qui n'est pas très-rare, on remarque ordinairement sur la tête, plus rarement dans la barbe ou à d'autres endroits, des places rondes de diverse grandeur, sur lesquelles les cheveux cassent immédiatement au-dessus de la racine, se partagent en petits faisceaux formant des espèces de pinceaux, qui tombent à leur tour, de sorte que finalement il se produit une place nue entourée d'une chevelure très-épaisse. La peau qui correspond à l'endroit dénudé présente un aspect entièrement sain, ce qui permet de distinguer facilement l'alopécie circonscrite de l'herpès tondens, dans lequel ij se produit également des taches rondes dégarnies de cheveux. Les causes de l'alopécie circonscrite sont obscures. La maladie ne dépend pas de la présence d'un parasite végétal. Les endroits nus se recouvrent au bout d'un certain temps de cheveux sains. — La chute des cheveux déterminée par l'inflammation du derme et la présence de parasites (favus, herpès tondens) sera décrite ultérieurement.

Chez les vieillards, les cheveux perdent presque toujours leur couleur. D'après les observations très-exactes de Seitz, la décoloration commence par la pointe des cheveux et s'étend ensuite rapidement, dans l'espace de quelques jours, à toute la longueur du cheveu. Dans quelques cas, le cheveu se décolore de prime abord dans toute son étendue. Même chez des sujets assez jeunes, il arrive quelquefois que les cheveux se décolorent, et souvent en un temps beaucoup plus court que chez les vieillards. Ici encore, comme pour la chute des cheveux, une prédisposition héréditaire paraît être l'a cause principale de la canitie, quoique les soucis et le chagrin puissent également jouer un rôledans sa production. Un fait extrêmement intéressant, c'est qu'un cheveu dont la pointe seule est blanchie, une fois extrait, ne se décolore pas davantage, mais reste à jamais dans le même état. Celle

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