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AUX MALADIES DU REIN

être appelé un vomissement sympathique, car on rencontre également des vomissements semblables dans les maladies d'autres organes situés dans le voisinage de l'estomac et même dans des maladies d'organes moins richement pourvus de nerfs que les capsules surrénales, et ayant des communications nerveuses moins évidentes avec l'estomac que ces dernières.

Dans beaucoup d'observations il est fait mention de diarrhée; sur les trois cas soumis à mon examen deux se sont également distingués par une diarrhée opiniâtre. Si à l'autopsie d'individus morts de la maladie d'Addison on trouvait constamment une dégénération du ganglion cœliaque, la diarrhée serait un symptôme facile à expliquer; car on se rappelle que dans les expériences de Budge tous les lapins auxquels on avait extirpé le ganglion cœliaque eurent des déjections liquides. Mais même sans cette circonstance la diarrhée n'a rien qui doive nous étonner dans les dégénérescences de la capsule surrénale, vu que cet organe si .riche en nerfs a des communications nombreuses avec les plexus nerveux des organes abdominaux et que des troubles de l'innervation produisent, comme on sait, fort souvent la diarrhée.

Des faits plus difficiles à expliquer, ce sont les convulsions et autres phénomènes nerveux graves qui s'observent de temps à autre. Un de mes malades a eu plusieurs fois des accès épileptiformes. L'autopsie ne fournit en général aucun renseignement sur la cause anatomique de ces symptômes.

La température du corps n'est pas exagérée à moins de complications par d'autres maladies de nature fébrile.

Le pouls et l'impulsion cardiaque sont accélérés et deviennent très-faibles vers la fin de la maladie. Cette grande fréquence du pouls offre un singulier contraste avec le peu d'élévation de la température et pourrait faire croire à l'existence d'une fièvre si l'on négligeait l'épreuve thermométrique.

La marche est presque toujours chronique. Dans deux ou trois cas seulement parmi les faits connus on a pu constater une marche aiguë conduisant rapidement à la mort. •

Bien que quelques-unes des observations connues signalent une amélioration passagère, nous n'en sommes pas moins privés d'observations constatant une guérison positive, et la mort doit être considérée comme la terminaison la plus fréquente et probablement comme l'unique terminaison de la maladie.

§ h. Traitement.

Le traitement de la maladie d'Addison ne peut évidemment être que symptomatique. Dans un cas soumis à mon observation, il était facile de constater l'influence favorable^de la bonne nourriture et des bons soins sur la marche de la maladie. Le sujet de cette observation, un pauvre domestique, fut reçu à différentes reprises à la Clinique, dans un état de maigreur extrême et incapable de se livrer à un travail quelconque. Or, chaque fois, au bout de quelques semaines déjà, le poids de son corps avait augmenté d'une façon très-notable et il avait repris assez de force pour pouvoir rendre toute espèce de services, mais trois ans et demi après sa première entrée à ma clinique, il mourut rapidement et d'une manière inattendue dans un de ces accès épilepfiformes dont nous avons parlé plus haut.

DEUXIÈME SECTION

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