‹ Traité de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 186 sur 247 · VIL — PARASITES DE LA PEAU · texte numérisé non relu

VIL — PARASITES DE LA PEAU

11 y a quelques affections de la peau dans lesquelles on observé constamment la formation de champignons microscopiques, tandis que dans d'autres maladies cutanées une formation de ce genre peut bien s'observer accidentellement, mais manque le plus souvent. A la première de ces deux catégories appartiennent le favus, le pityriasis versicolor et l'herpès tonsurant. 11 n'y a que la présence constante des champignons, et, avant tout, la possibilité de communiquer la maladie de la peau à un autre individu par la transplantation des champignons, qui donnent la preuve que, dans ces maladies, la formation des champignons est l'anomalie primitive et essentielle. Comme, dans les maladies que nous venons de nommer, on trouve invariablement des champignons, et comme on a pu plusieurs fois transmettre la maladie en transportant les champignons d'individu à individu, on ne peut être dans le doute sur la nature parasitaire de ces affections. A l'histoire du favus, du pityriasis versicolor, de l'herpès tonsurant, nous rattacherons celle de la gale, attendu que dans cette dernière maladie les modifications cutanées sont encore provoquées par un parasite qui, dans ce cas, appartient au règne animal '.

4 L'acarus follieulorum est un parasite des plus communs. On le rencontre chez la plupart des hommes, et on le trouve facilement, si l'on gratte le nez avec le dos d'un couteau. Comme l'acarus follieulorum ne provoque aucune espèce d'anomalie dans la peau et dans les follicules, dont il est un habitant fort innocent, il n'offre, à vrai dire, aucun intérêt pathologique, et nous pouvons nous dispenser de donner une description détaillée de ce parasite et d'énumérer les hypothèses émises sur son importance au point de vue de l'histoire naturelle.

FAVUS, PORRIGO FAVOSA, LUPINOSA, TEIGNE FAVEUSE. 545

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