CHAPITRE PREMIER
Rougeole. — >lorl»illi. — Rubeoltt.
§ 1. Pathogénie et étiologie.
La.i'ddgeolë est Une maladie purement contagieuse. Il est positivement établi que jamais un individu ne contracte la rougeole sans avoir été infecté l>ar un individu atteint lui-même de cette maladie. On a objecté, il est vrai, que la rougeole n'a pas pu se développer par voie de contagion lors de sa première apparition, attendu qu'à cette époque il n'y avait pas encore d'individu atteint de rougeole qui aurait pu en infecter d'autres, et l'on a prétendu que la rougeole ayant eu un caractère autocbthone au commencement, il n'y avait pas de raison pour nier la possibilité d'une manifestation autoçhthone se renouvelant encore aujourd'hui. Ces raisonnements n'ont rien de sérieux. Nous ne savons rien sur l'origine de la rougeole, et ce fait qui aujourd'hui se laisse constater partout où il y a possibilité de bien poursuivre l'apparition et la propagation d'une maladie, à savoir, que jamais la rougeole ne se présente sans avoir été importée, ce fait nous autorise à conclure qu'il doit en être de même dans les cas où il est impossible de prouver que les choses se soient passées de la sorte. La même remarque s'applique à la syphilis : nous savons que cette maladie ne se propage aujourd'hui que par une transmission directe d'individu à individu : la question de savoir de quelle manière le premier cas de syphilis a pris naissance se trouve placée en dehors du cercle des investigations scientifiques. — La substance infectante qui produit la rougeole, le virus morbilleux, n'a pu être constatée ni chimiquement ni microscopiquement. Nous ne savons même pas positivement si c'est une substance organisée ou non organisée, et l'hypothèse que la contagion dépend de la transmission d'organismes végétaux assez petits pour se soustraire à l'observation directe, ne mérite la préférence sur toutes
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les autres hypothèses que pour cette seule raison qu'elle s'accorde mieux qu'elle avec les faits. Je me contenterai de citer quelques-unes des raisons que Ton a mises en avant pour appùvér cette hypothèse. La durée de l'incubation, c'est-à-dire les jours ou les semaines qui s'écoulent entre la contagion et l'invasion de la maladie, semble prouver que ce n'est pas une substance hostile à l'organisme par ses propriétés physiques ou chimiques qui détermine la contagion. Si la transmission d'une substance de ce genre se taisait d'un corps à l'autre, ses effets fâcheux se manifesteraient immédiatement ou pour le moins après un temps très-court, et le corps infecté ne pourrait pas rester pendant huit à quinze jours sans présenter les signes d'un trouble qui, au bout de ce temps seulement, éclaterait subitement avec une grande violence. Mais si c'est par des organismes microscopiques qu'un individu atteint de rougeole infecte un individu sain, l'incubation est beaucoup plus facile à comprendre ; car on conclut tout naturellement que ces organismes se transmettent en trop petit nombre pour faire du tort à l'économie, mais qu'ils se reproduisent et se multiplient dans le corps infecté et manifestent leur influence nuisible immédiatement après que ce processus est arrivé à son terme, ce qui a lieu dans un temps déterminé, qu'on appelle la période d'incubation. Une autre circonstance qui prouve que le virus de la rougeole est une substance organisée, c'est sa reproduction dans le corps du malade infecté. Ainsi, par exemple, dans l'épidémie observée par Panuin sur les îles Faroër, l'importation d'un seul cas de rougeole fut suivie d'abord de l'infection delà famille du malade qui communiqua la maladie à d'autres habitants, si bien que dans l'espace de sept mois 6000 habitants sur 7782 furenl atteints de rougeole* Si les observations de Hallier venaient à se confirmer, on serait parvenu à constater dans ces derniers temps le contagium de la rougeole. Hallier a trouvé dans le sang et dans les crachats d'individus atteints de rougeole des cellules d'un champignon, qui germaient sur différents éléments et produisaient-toujours un seul et même champignon, le mucor ■ fnucedo (ueras) Eres. — Jl est positivement établi que le sang, les larmes et la sécrétion des \ oies aériennes sont les véhicules du contagjum de la rougeole; car les inoculations faites avec ces liquides ont fait éclore dans un grand nombre de cas la rougeole chez des individus jusqu'alors parfaitement bien portants. Mais la plupart des cas de maladie s'observanl chez des personnes <|ui n'ont été mises en contact direct ni avec le sang ni avec les produits de sécrétion d'un individu alleinl de rougeole et se sont simplement trouvées dans le voisinage de ce malade, il est hors de doute que le contagium est également contenu dans les émanations de la peau et du poumon d'individus atteints de rougeole. Quelques observations très-frappantes dePanum onl établi que ce contagium, contenu dans l'air, peut être transporté par les corps el les vêtements <\c> personnes saines qui ont séjourné dans le voisinage d'indi
vidus atteints de rougeole sans contracter elles-mêmes la maladie, et que ce transport peut s'effectuer à de grandes distances et à travers le vent et la pluie sans que le virus perde quelque chose de son activité. — La durée de l'incubation est de dix à quatorze jours. Dans une épidémie de rougeole exactement observée par moi, et sur laquelle le docteur Pfeilsticker a fourni des renseignements très-intéressants dans une thèse soutenue sous ma présidence, les premiers sujets atteints n'étaient que des enfants fréquentant l'école, et juste dix.jours plus tard, ceux-ci étant retenus chez eux, la maladie se déclara chez un nombre assez considérable d'enfants plus jeunes infectés par leurs aines. Dans quelques cas, surtout lorsque les individus infectés sont déjà atteints d'une autre maladie, l'incubation paraît se prolonger davantage. — La question de savoir à quelle période la rougeole se communique a reçu, d'après les observations faites jusqu'à présent, la solution suivante : la maladie possède le caractère contagieux au plus haut degré pendant la durée de l'éruption, aucune contagion ne s'opère probablement pendant la desquamation, mais de nombreux faits tendent à établir la possibilité de la contagion même pendant la période prodromale. L'opinion répandue dans le public, d'après laquelle la rougeole serait surtout contagieuse pendant la période de desquamation, tient à cette circonstance que l'on ne tient pas compte de la durée de l'incubation. Chez l'enfant infecté par son frère ou sa sœur, la maladie se déclare, il est vrai, pendant que le premier atteint est en voie de desquamation ; mais la contagion remonte à la période d'état de l'éruption, ou peut-être même plus haut, à la période prodromale. Ce qui prouve la contagion pendant l'époque prodromale, c'est l'énorme extension que prend la rougeole par les écoles. On veille ordinairement avec beaucoup de soin à ce que les enfants dont la desquamation n'est pas achevée et à ce que ceux qui présentent un exanthème suspect soient tenus éloignés de l'école, mais on permet que des enfants atteints de toux et de coryza restent assis sur les bancs à côté d'enfants sains. Si les premiers transmettaient seuls la maladie, on ne s'expliquerait pas pourquoi, pendant le règne d'une épidémie, souvent une école est entièrement dépeuplée, tandis que les enfants fréquentant d'autres écoles restent complètement épargnés par la rougeole. — La prédisposition à cette maladie est très-répandue. Presque tout le monde est atteint une fois de rougeole dans le cours de la vie; mais aussi la première atteinte fait disparaître presque sans exception, pour tout le reste de la vie, la prédisposition aune atteinte ultérieure. Comme dans les contrées très-peuplées, les épidémies de rougeole régnent assez souvent, la plupart des hommes contractent la maladie dès leur enfance, et, arrivés à un âge plus avancé, en ont totalement perdu la prédisposition. C'est uniquement dans ce sens qu'il faut appeler la rougeole une maladie de l'enfance. Sur 196 enfants de moins de quatorze ans, non encore atteints de rougeole, qui existaient dans un petit
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village écarté des grandes routes, dans les environs de Tubingue, 4 85 contractèrent la maladie pendant l'épidémie observée par le docteur Pfeilsticker, il n'en resta donc que 11 d'épargnés. Dans les contrées isolées de toute communication, et pour cette raison rarement visitées par la rougeole, il est facile de s'assurer que la prédisposition à contracter cette maladie n'est pas plus forte chez, les enfants que chez les adultes. L'épidémie susmentionnée observée par Panum sur les îlesFaroër était depuis soixante-cinq ans la première qui se fût présentée sur ces îles reculées; aussi presque tous les habitants qui n'avaient pas dépassé l'âge de soixante-cinq ans ou qui n'avaient pas eu la maladie à l'étranger en furent-ils atteints sans distinction d'âge. Les enfants de moins de six mois restent souvent épargnés pendant les épidémies de rougeole. Dans celle que nous venons de mentionner aucun enfant ne tomba malade au-dessous de l'âge de cinq mois; par contre, à partir du sixième mois, ils furent atteints presque sans exception. Chez les individus déjà arrivés à la vieillesse, la rougeole est également assez rare. Les maladies aiguës et chroniques ne mettent pas à l'abii de la rougeole, pas plus que la grossesse et les couches; cependant, pour la raison déjà indiquée plus haut, on remarque assez" souvent que la rougeole n'éclate que quand une maladie aiguë, dans le cours de laquelle la contagion a eu lieu, a terminé son évolution. — La rougeole se montre par épidémies plus ou moins vastes; l'extension de l'épidémie, le nombre des sujets atteints dépendent principalement du laps de temps qui s'est écoulé depuis la dernière épidémie, et par conséquent du nombre d'individus qui jusque-là ont dû échapper à l'infection. C'est encore là un fait dont la maladie observée sur les îlesFaroër nous fournit un exemple bien concluant. Mais l'extension des épidémies parait aussi être influencée, jusqu'à un certain point, par les conditions atmosphériques ; car les épidémies de rougeole les plus nombreuses et les plus vastes tombent dans les mois d'hiver ou d'automne ou dans les étés froids ou humides. A l'extension plus grande de la maladie correspond également une intensité plus grande des cas particuliers, et les cas les plus malins se présentent ordinairement quand l'épidémie est arrivée à son apogée.
§ 2. Anatomie pathologique.
L'exanthème normal de la rougeole a disparu après la mort, et il n'y a que les hémorrhagies dans le tissu du derme dont cet exanthème est parfois accompagné, qui laissent encore des traces sur le cadavre. Les modifications anatomiques qui pendant la vie s'aperçoivent sur la peau des individus atteints de rougeole, consistent en taches rouges très-nombreuses, arrondies, ayant la dimension d'une lentille, proéminant un peu au-dessus du niveau des parties environnantes et dont le centre est ordinairement occupé par
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une petite papule. En quelques endroits, plusieurs taches se réunissent et forment des plaques irrégulières se rapprochant de la forme semi-lunaire, dans d'autres endroits les taches restent isolées. Entre les taches, le derme conserve sa couleur normale; à la face, il montre ordinairement un gonflement œdémateux modéré. Les papules qui couvrent les taches de rougeole, quoiqu'elles siègent principalement à des endroits qui correspondent à des poils sortant de la peau, ne sont pas, d'après Simon, le résultat d'un gonflement des follicules pileux ou sébacés, mais proviennent de petites collections d'un exsudât inflammatoire, qui se font dans des endroits circonscrits de la peau. — Quelquefois les taches de rougeole montrent une tendance extraordinaire à confluer (morbilli confluentes) ; cependant, même dans ces cas, la rougeur diffuse n'est pas uniforme, mais conserve un aspect inégal et tacheté. — Ce qui semble prouver que dans la plupart des taches de rougeole qui persistent pendant un certain temps, un très-petit épanchement sanguin dans le derme vient compliquer l'hypérémie, c'est que ces taches ne s'effacent que lentement et incomplètement sous la pression du doigt et laissent ordinairement pour quelque temps, à leur suite, des places colorées en brun sale. Dans quelques cas un extravasat plus abondant, déposé dans le derme, communique aux taches de rougeole une teinte foncée, d'un rouge sanguin, et l'on remarque alors parfois aussi des pétéchies entre les taches (rougeole pétéchiale, rougeole noire).
La terminaison mortelle de la rougeole étant amenée, dans un grand nombre de cas, par des complications de laryngite croupale, de bronchite pu de pneumonie, on trouve souvent dans le cadavre d'individus morts de cette maladie, des modifications anatomiques qui appartiennent aux inflammations que nous venons de nommer. Lorsque la mort est amenée par la laryngite, c'est par une laryngite croupale. Cependant, dans ce croup secondaire, on trouve plus rarement que dans le croup ordinaire ou idiopathique des pseudo-membranes cohérentes. Par contre, l'exsudation infiltre ordinairement la couche la plus superficielle de la muqueuse, ce qui fait que le processus se rapproche plutôt de l'inflammation diphthéritique des muqueuses. Les lésions que l'on rencontre plus souvent que toutes les autres dans les cadavres d'enfants morts de la rougeole sont celles d'une bronchite capillaire ayant entraîné soit une dilatation inspiratoire permanente des alvéoles pulmonaires confondue avec l'emphysème vésiculaire par la plupart des auteurs (voy. vol. I, p. 83), soit le collapsus pulmonaire de la pneumonie catarrhale (voy. vol. I, p. 223). Le sang ne montre pas de modifications caractéristiques, mais il est, comme dans d'autres maladies infectueuses, pauvre en fibrine, liquide et d'une teinte foncée.
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§3. Symptômes et marche.
Pendant V incubation, il n'y a aucun signe d'infection. A la période d'incubation se rattache la première période de la rougeole, autrement dit la période prodromale. Débutant rarement par un frisson marqué, plus souvent par de petits frissons répétés et accompagnée de tous les symptômes d'un violent catarrhe fébrile de la conjonctive et des voies aériennes,, cette période ne peut être bien appréciée que par le fait même de l'épidémie régnante. Tant que l'on ignore l'existence de cas de rougeole dans la localité habitée par les malades ou dans les environs, le médecin même le plus habile ne pourra guère reconnaître la période prodromale de la rougeole dans la fièvre catarrhale qu'il aura sous les yeux. La fréquence augmentée du pouls, l'élévation de la température du corps, le trouble de l'état général, les maux de tête et les douleurs articulaires, la dyspepsie, les nausées, les vomissements, le sommeil agité, et, chez les enfants très-excitables, même le délire : voilà autant de symptômes qui se présentent aussi dans le cours de catarrhes simples, dus à des refroidissements. Les phénomènes locaux sont le plus souvent d'une intensité très -grande; les yeux brûlants et rouges craignent le contact de la lumière et sont continuellement remplis de larmes, le front est douloureux, le nez enchifrené; il s'en écoule une sécrétion salée, limpide et abondante, les enfants éternuent à de très-courts intervalles, quelquefois pendant des heures entières, presque sans interruption ; quelquefois il se produit même des épistaxis, la voix est ordinairement enrouée, la toux, sèche et pénible, est rauque et aboyante; pendant la nuit, la famille est très-souvent effrayée par les phénomènes précédemment décrits du pseudo-croup (vol. I, p. 8). L'affection catarrhale paraît débuter ordinairement dans le nez et s'étendre de là en haut vers la muqueuse des sinus frontaux et la conjonctive, et en bas vers la muqueuse du larynx et de la tranchée. Généralement, la période prodromale, pendant laquelle les phénomènes que nous venons de décrire montrent une intensité plus ou moins grande, a une durée de trois jours. Cependant, il y a des cas dans lesquels elle se prolonge pendant une semaine ou plus longtemps, et d'autres où elle n'est représentée que par quelques indices insignifiants qui passent facilement inaperçus. Même dans les épidémies malignes, la fièvre qui précède l'apparition de l'exanthème atteint rarement une intensité telle que la vie en soit menacée, comme c'est le cas pour la fièvre d'éruption de la scarlatine. De même, les phénomènes locaux de la période prodromale de la rougeole, quelque fatigants qu'ils puissent être et quelles que soient les inquiétudes que souvent ils inspirent à la famille du malade, comme cela est surtout le cas pour la toux crdupale et les accès de dyspnée nocturne, n'ont généralement encore rien de dangereux dans cette période. Le vrai
croup est rare à ce moment. Les recherches faites par Pfeilsticker sur la marche de la fièvre pendant la période prodromale, prouvent que la plus haute température correspond au premier jour de cette période, et que les jours suivants la température baisse progressivement jusqu'au moment de l'éruption. Ziemssen et Rehn rapportent même des cas où la température du corps, après être montée le premier jour à un niveau très-élevé, devint tout à fait normale les jours suivants, pour ne se relever rapidement qu'avec l'apparition de l'éruption. Rehn observa pendant la période prodromale des taches d'un rouge pâle, un peu effacées, sur la muqueuse de la joue, des gencives, des lèvres et du palais, et considère l'élévation considérable de la température au début de la période prodromale, comme la fièvre d'éruption de cet exanthème.
La seconde période de la rougeole, la période d'éruption, est signalée par une exacerbation de la fièvre; la fréquence du pouls augmente, la température du corps atteint le degré le plus élevé; dans quelque cas, il survient des accès convulsifs. En même temps apparaît l'exanthème décrit au paragraphe premier, d'abord à la face, surtout autour de la bouche et des yeux. L'exanthème descend de là vers le cou et la poitrine; déjà, au bout de vingt-quatre heures, il est généralement arrivé jusqu'aux pieds, de sorte que tout le corps est couvert de taches de rougeole. Les émanations du malade ont pris vers cette époque une odeur singulière dont la prétendue ressemblance avec celle d'oies fraîchement plumées, m'a cependant échappé.
— Dans quelques cas rares, qui se distinguent ordinairement aussi par d'autres anomalies, l'exanthème, au lieu de descendre de la face aux extrémités, commence par se montrer aux bras et aux jambes, et ne gagne que plus tard d'autres endroits. Plus rarement encore, il arrive que l'exan'.Liènie reste limité à quelques régions du corps, ou qu'au moins il n'y a que des taches isolées qui annoncent sa présence sur le reste de la surface cutanée.
— A ces cas se rattache la rougeole sans exanthème (morbilli sine exanthemate), due incontestablement à l'infection par le virus morbilleux, mais offrant depuis le commencement jusqu'à la fin les phénomènes d'une fièvre calarrhale extraordinairement violente, sans production d'exanthème. Enfin, nous avons à mentionner des cas dans lesquels l'exanthème se développe avec une lenteur telle, que la période d'éruption n'est pas terminée en vingt-quatre ou trente-six heures, mais se prolonge jusqu'au troisième ou au quatrième jour. Dans ces cas, les dernières taches de rougeole souvent ne se montrent qu'au moment où les premières commencent à pâlir. Dans le cours de la période d'éruption, le trouble de l'état général et les phénomènes catâVrhaux deviennent ordinairement plus considérables et atteignent leur summum d'intensité, quand l'exanthème a pris tout son développement.
La période d'état (stàdium florescentiœ) ne peut être bien nettement séparée