‹ Traité de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 27 sur 247 · CARCINOME ET TUBERCULOSE DES BASSINETS ET DES URETERES · texte numérisé non relu

CARCINOME ET TUBERCULOSE DES BASSINETS ET DES URETERES

expliquer l'amélioration qui suit ordinairement ce traitement; il est, au contraire, probable que les éléments musculaires de l'uretère, éléments qui, irrités par le calcul, se sont contractés sur lui et l'étranglent, sont relâchés par l'action stupéfiante de l'opium. Si l'opium administré à l'intérieur est rejeté par des vomissements, on peut faire des injections sous-cutanées avec une solution de morphine. — Le moyen qui mérite le plus d'être conseillé après les préparations opiacé-es, ce sont les inhalations de chloroforme, qui agissent d'une manière analogue. — 11 en est de même d'une saignée copieuse qui peut également procurer du soulagement par la détente générale qui en résulte; cependant, nous croyons que l'on peut se passer de ce moyen dans la plupart des cas. — Mais le malade torturé de douleurs et d'angoisses ne se contente pas d'une poudre à avaler d'heure en heure ou toutes les deux heures, ou de faire quelques inhalations de chloroforme; il réclame énergiquement que l'on fasse plus pour le soulager, et l'humanité exige que nous cédions à ses instances. Qu'on fasse donc prendre, toutes les fois que cela est possible, un grand bain ou au moins un bain de siège d'une ou de deux heures. Un procédé que l'on a encore beaucoup vanté consiste à faire asseoir le malade tout nu sur une chaise et à lui faire poser les pieds sur le sol froid. Pour boisson on fait bien de prescrire de fortes quantités d'eaux minérales chargées d'acide carbonique, afin que l'urine sécrétée pousse autant que possible la concrétion au-devant d'elle dans la vessie.

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