‹ Traité de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 37 sur 247 · CHAPITRE Vi · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vi

Cunerétûins jjjej'reisses <asuis?> Sa vessie.

§ 1 . PaTIIOGÉNIE ET ÉTIOLOGIE-.

Le mode de production des calculs rénaux et vésicaux est encore trèsobscur. Aucune des explications courantes n'est d'une exactitude bien démontrée ni complètement à l'abri d'objections sérieuses.

Cette observation s'applique surtout à l'opinion d'après laquelle la production de ces concrétions dépendrait d'une anomalie particulière de la nutrition, d'une diathèse par l'effet de laquelle de l'acide urique, de l'acide oxalique, des phosphates, etc., se produiraient en si grande abondance dans le corps et arriveraient en si grande quantité par le sang dans les urines qu'il s'en formerait des précipités dans les voies urinaires.

L'explication de Scherer est séduisante sous plusieurs rapports. D'après cet auteur, les substances qui se déposent dans les voies urinaires et s'y transforment en calculs ne seraient pas excrétées toutes formées par les reins; elles ne seraient que le résultat des décompositions que l'urine subit pendant son séjour dans les voies urinaires. Ces décompositions seraient identiques à celles qui s'observent dans l'urine évacuée, longtemps exposée à l'air. D'abord il se produirait une fermentation acide; les matières colorantes et extractives de l'urine se transformeraient en acide lactique et celui-ci décomposerait les combinaisons solubles de l'acide urique et précipiterait ce dernier. — A la fermentation acide succéderait la fermentation alcaline; l'urée se transformerait en carbonate d'ammoniaque et la combi- ■naison de l'ammoniaque avec le phosphate de magnésie contenu dans l'urine produirait le phosphate ammoniaco-magnésien. Le ferment qui déterminerait cette modification de l'urine dans l'intérieur des voies urinaires serait le mucus sécrété dans les catarrhes de ces organes. Mais le mucus joue, d'après Scherer, encore un autre rôle important dans la production des calculs urinaires en constituant une sorte de ciment qui unit les sédiments et en formant par sa coagulation les noyaux sur lesquels ces sédiments se précipitent. La composition des calculs qui consistent en une couche périphérique formée de phosphates, enveloppant un noyau central d'acide urique, est expliquée par Scherer de la manière suivante : Tant qu'a duré la fermentation acide de l'urine, il s'est précipité de l'acide urique ; mais une fois que sous l'influence de la durée plus longue du catarrhe, et peut-être aussi à la suite de son aggravation par l'action irritante des calculs urinaires, la fermenta-

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