‹ Traité de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 65 sur 247 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Catarrhe non virulent du vagin.

§ 1. Pathogénie et étiologie.

Kœlliker et Scanzoni, qui ont examiné attentivement le produit de la sécrétion vaginale, à l'état de santé aussi bien qu'à l'état de maladie, n'ont trouvé cette sécrétion parfaitement normale que chez un très-petit nombre de femmes et en particulier chez celles qui n'avaient pas encore eu d'enfants et ne s'étaient pas souvent livrées au coït. Ce produit de sécrétion était assez rare et suffisait tout juste à lubrifier la surface de la muqueuse; il était en même temps très-limpide, fluide et dans quelques endroits seulement visqueux, blanc ou jaunâtre; sa réaction était presque toujours franchement acide, et il ne contenait d'autres éléments figurés que quelques rares cellules d'épithélium pavimenteux. — Peu de temps avant et après la menstruation, la sécrétion était plus abondante, également fluide et presque toujours d'une réaction acide; à cette époque, le produit contenait une plus forte quantité de cellules épithéliales; après la fin de la menstruation et tant qu'il présentait encore un aspect rosé, il était mêlé d'une quantité plus ou moins grande de corpuscules sanguins. — Dans les affections catarrhales, Kœlliker et Scanzoni ont trouvé le liquide, principalement dans le fond du vagin, soit fluide et laiteux, soit épais et jaunâtre. Plus le produit de sécrétion paraissait opaque, blanc ou jaune, plus il était mêlé de cellules d'épithélium pavimenteux et de jeunes cellules (corpuscules de mucus et de pus); souvent on y trouvait également l'infusoire découvert par Donné, le trichomonas vaginalis, quelques fils de cryptogames et des vibrions. — La rareté même du produit normal de la sécrétion vaginale, constatée par les deux observateurs que nous venons de nommer, prouve que le catarrhe de la muqueuse du vagin est une des maladies les plus répandues du sexe fé-

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