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HYPERTROPHIE DU CERVEAU

physique, remarquablement intelligents et capables, cette circonstance, disons-nous, offre chez les enfants ayant une grosse tête un point de repère important pour la distinction entre l'hydrocéphale et l'hypertrophie du cerveau. — Parmi les phénomènes que l'on observe le plus souvent, quand l'augmentation de volume de la tête fait défaut ou n'existe pas à un degré qui soit en rapport avec l'augmentation du cerveau, nous avons à nommer, avant tout, les accès de convulsions épileptiformes. Il paraît que ces accès se montrent de préférence quand à la cause permanente de l'anémie artérielle vient s'ajouter encore quelque autre condition souvent insignifiante en apparence, qui élève tout à coup et passagèrement l'anémie à un degré extrême. Des symptômes Beaucoup moins fréquents et beaucoup moins caractéristiques sont des maux de tête, des vertiges, de la photophobie, une hypéresthésie générale, une irritation psychique, des vomissements temporaires, plus tard suivis d'anesthésie, de faiblesse musculaire générale, d'hébétement et d'une tendance continuelle à dormir. — La maladie ne peut être diagnostiquée avec quelque certitude que lorsque le crâne est agrandi et que l'hydrocéphale peut être exclue, mais dans la grande majorité des cas c'est à peine si l'on peut porter un diagnostic de probabilité. ■ — La marche de l'hypertrophie cérébrale est toujours chronique. On ne sait pas si quelquefois elle se termine par la guérison. La mort est amenée par la maladie elle-même, et ordinairement elle n'est pas le résultat d'une paralysie lentement croissante, mais arrive au milieu d'un très-violent accès de convulsions ou bien elle est la suite d'une complication par des extravasats sanguins et des exsudats inflammatoires. On conçoit facilement que, même en très-faible quantité, ces sortes d'épanchements doivent être très-dangereux pour ces malades.

§ h. Traitement.

Il ne peut être question d'aucun traitement de l'hypertrophie du cerveau, attendu que même dans les cas où la maladie est reconnue on ne peut pas espérer qu'il y ait un remède quelconque qui puisse triompher de l'anomalie existante.

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