ATROPHIE DU CERVEAU
précédé la paralysie de l'esprit, ni les accès maniaques et apoplectiformes intercurrents. Ces symptômes doivent plutôt être mis sur le compte de la méningite qui a précédé et qui par moments a offert des recrudescences dans le cours ultérieur de l'affection. Dans la période de la maladie où l'exaltation psychique diminue, où les idées délirantes et les hallucinations deviennent moins variées et moins vives, où les conceptions s'embrouillent, c-ùla pensée offre plus de lacunes, des symptômes de paralysie commencent également à se montrer dans la sphère motrice et plus les symptômes de l'affaiblissement psychique prennent le dessus, plus ceux de la paralysie motrice s'étendent et augmentent de leur côté. Le premier symptôme de cette dernière est toujours une difficulté d'articuler les mots, difficulté qui finit par dégénérer en véritable bégayement. L'attitude des malades devient nonchalante, leur démarche incertaine et vacillante, ils se laissent facilement tomber à terre, leurs mains tremblent quand ils veulent les étendre. Plus tard ils ne sont plus en état de quitter le lit, ils sont étendus sans mouvement, ne réagissent plus contre les plus fortes excitations et finissent par mourir dans le marasme.
§ h. Traitement.
11 n'est pas possible de guérir l'atrophie du cerveau. Pour arrêter autant que possible les progrès de l'atrophie, il faut que l'on dirige le traitement contre la maladie principale. A cette occasion nous rappellerons encore une fois les douches froides, que nous avons recommandées comme particulièrement efficaces contre la méningite chronique. Pourle reste, il faut se borner à combattre les symptômes les plus menaçants. Dans l'agénésie unilatérale on peut essayer de combattre l'atrophie et la dégénérescence graisseuse des muscles par l'emploi de l'électricité d'induction, qui dans ce cas ne constitue cependant, à vrai dire, qu'un moyen gymnastique.
DEUXIEME SECTION