CHAPITRE IV
InaflnimaUon de la moelle épinière. — Myélite.
Dans le chapitre présent nous comprendrons la description du ramollissement et de l'induration de la moelle épinière, autrement dit de la myélomalacie et de la myélosclérose, parce que pour nous ces affections, abstraction faite bien entendu du ramollissement provenant d'hémorrhagies et d'œdème, constitueront des terminaisons ou des formes de la myélite tant que nous n'aurons pas appris à connaître pour elles, comme pour les modifications analogues du cerveau, une pathogénie différente.
§ 1. Pathogënie et étiologie.
La myélite entraîne des altérations de tissu analogues à celles de l'encéphalite. 11 ne se produit pas un abondant exsudât interstitiel, mais ce sont les éléments nerveux eux-mêmes dont la nutrition subit des troubles inflammatoires et qui se désorganisent finalement de la même manière que les cellules ganglionnaires et les tubes nerveux du cerveau, dans l'encéphalite.
La myélite doit être considérée comme une maladie rare, si l'on fait abstraction des cas où elle est due à une extension sur la moelle de l'inflammation des vertèbres. Mais une extension semblable s'observe assez communément. La plupart des paralysies qui se développent dans le cours d'une maladie de Pott ne sont pas le résultat de la flexion de la colonne vertébrale et de la compression qui en résulte pour la moelle épinière, mais celui d'une inflammation qui des vertèbres s'est jetée sur les méninges et de là sur la moelle. A l'appui de cette manière de voir nous pouvons déjà