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V. Hufeland’s Journ., 40 B., 4 St, p

115). L'expérience a prouvé qu'un bomme d'une taille médiocre, doué de poumons sains, pouvait, après une forte inspiration, attirer en une seule fois huit mesures (pintes).d’air, tandis que cette faculté, dans un, poumon malade, peut se réduire à une mesure (pinte). L’instrument consiste en une cloche de verre

Pouvant contenir douze mesures d'air.

Cette, cloche est mise sur la machine pneumatique, A Ja partie supérieure s'élève un tube, muni à. sa sortie d’un rO= binet, ensuite courbé ä.angle droit, ayant dans cette direction six pouces de long, et, se terminant dans une cavité qui reçoit la bouclie du malade (Mundstuck).

Là surface extérieure de la cloche est, comme le thermomètre, munie d’une

nent d'air. Mais notre oreille, dans la percussion,et dans l'expérience du pulmomètre, une plus ou moins grande adresse du malade dans l'effort de l'inspiration, pourraient facilement induire en erreur.

{1 vaut beaucoup mieux tenir compte des maladies déjà éprouvées, comme le dit sagement Morton (41): « Le diagnostic le plus certain doit être tiré des tumeurs glanduleuses à la superficie du corps qui accompagnent la phthisie ou du moins la précèdent, comme l’ophthalmie et les dartres revenant à plusieurs reprises, et les autres affections scrofuleuses de cette espèce. Ces marques de scrofules doivent non-seulement faire soupconner des tubercules latents du poumon chez les personnes qui présentent une conformation de corps propre à la phthisie, mais aussi chez celles qui seraient pourvues d’une ample poitrine. Cependant il faut prendre garde de juger de la présence de la diathèse scrofuleuse d’après un seul signe (comme le gonflemeut passager des glandes superficielles., qui peuvent être l'effet du froid ou de la croissance). Il ne faut pas non plus ignorer que ces tumeurs externes des glandes ne sont pas absolument nécessaires pour admetlre une maladie scrofuleuse du poumon (42).

Dans la marche de la phthisie scrofuleuse plusieurs préceptes sont bons à retenir. Il faut distinguer exactement la marche subite de la marche lente : la première dépend souvent d'une maladie aiguë accidentelle ; la seconde, d’une

échelle qui est divisée en degrés et en demi-degrés. L'eau de l'appareil pneumatique occupe, à la partie inférieure, l’espace de quatre degrés, tandis qu’à la partie supérieure, l'air remplit l’espace de huit degrés. Or, quand le malade après avoir exactement approché ses lèvres de l’autre extrémité du tube) inspire l'air contenu dans la cloche, on peut facilement déterminer la quantité qu'il a respirée, par la bauteur où s’est élevé le liquide. Après l'inspiration, on ferme tout-à-coup, par le moyen d’un robinet (Habn), l’extrémité du tube la plus voisine dé la cloche, afin que, lorsque le ma- Jade aura retiré sa bouche, l'air atmosphérique, en pénétrant dans la cloche, -ne comprime le liquide de nouveau.

(42) « Etsi libentissime fatendum ducam aliquando contingere glandulas pulmonum solitario isto tumore affici, »

Morton, |. c. d

MALADIES DES PAROIS THORACIQUES

maladie chronique. Les maladies aiguës accidentelles qui préparent la voie à la phthisie scrofuleuse sont, comme nous l'avons dit (43) : les fièvres catarrhales, les pleuro-pneumonies, les prneumonorrhagies. Et, en effet, lorsqu'elles surviennent dans un poumon tuberculeux, l'état inflammatoire des bronches, de la plèvre et des vaisseaux sanguins parait

passer aux glandes indurées; de là leur

phlogose qui pourrait porter le nom de tuberculite. Celle-ci persiste après que la maladie aiguë a été combattue, et, si elle ne se résout , elle passe à la suppu-

sénis st Ehboieshareh ét"

ration, ce qui constitue la phthisiecon-

firmée ; mais si l’inflammation des tuber-

cules se résout, le malade pour cette fois | échappe au danger et revient à son état |

ancien, je veux dire de phthisie latente; ce relour, qui peut être obtenu souvent

après un traitement convenable, doit.

nous avertir de ne pas annoncer prématurément l’époque de la phthisié confrmée. La marche lente de la phthisie scrofuleuse donne lieu plutôt à une erreur contraire, car l’inflammation chronique qui envahit alors les tubercules a cela

de commun avec les inflammations du .

genre scrofuleux qu'elle n’est accompagnée que d'un très-petit nombre de sym-

ptômes. De là il arrive souvent que les

poumons sont profondément attaqués, |

sans que l'ombre du péril paraisse au | dehors, d'autant plus que les, malades qui en sont atteints jouissent d’une faci-

lité funeste à éluder les questions, à ca- | cher leurs propres maux, à lesinterprèter | faussement et à induire ainsi en erreur :

les médecins qui ne sont pas sur leur | garde (44); bien plus, ceux qui sont les

(44) Le méd. Y a-til déjà long-temps | que vous êtes malade? Le phthisique mæ lade. Depuis environ un mois. D. J'ai entendu dire que voilà déjà deux ans!

que vous souffrez? R. N’en, croyez rien) je n’ai jamais cessé de vaquer à mes afs, faires. D. Vous toussiez, cependanti, R. Ah! tous ceux qui ont un rhume toussent ordinairement. D. Est-ce quel maintenant vous ne toussez pas ? R. (touss!

sant). Point du tout. D. Mais vous rés!

pondez en toussant. R. Cela m'arrive par!

hasard. D. Avez-vous le frisson après!

avoir mangé? R. Je jouis de cette marquël d’une bonne digestion. D. Avez-vous chaud ensuité? R. Lorsque l’apparte-!

ment est par trop chaud. D. Suez-vous la!

nuit? R. Lorsque je suis trop couvert.

DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS. 245

plus habiles dans notre art diffèrent rarement, sous ce rapport, des autres malades (45). Pour procéder avec sûreté il importe d’avoir égard à la constitution du malade, de le visiter surtout le soir, de tenircompte de la fréquence du pouls, de la couleur des joues, de la chaleur des mains, et de prendre bien garde de confondre la fièvre hectique avec les fièvres intermitientes(46). Le diagnostic des crachats (47) et de la période de la phthisie déclarée sera exposé ailleurs (48). Quant aux périodes qui précèdent cette dernière, nous ne cesserons d’en parler qu’après avoir averti qu’il arrive parfois que quelques symptômes qui accompagnent ordinairement la phthisie déclarée (comme la sueur , la diarrhée, la chute des

D. Avez-vous maigri? R. Je n’ai jamais été bien gras. D. Couchez-vous indifféremment sur les deux côtés? R, J'ai l’habitude de coucher toujours sur le droit?

D. N’avez-vous jamais craché le sang ?

R. Si je ne me trompe, une fois, -et sans doute il venait de la gorge, car les hémorrboïdes sont héréditaires dans ma famille, etc.

(45) Je soignai à Vienne un confrère phthisique, qui avait sans doute vu des milliers de malades de ce genre. Il paraissait qu'il aurait dû diagnostiquer celte maladie mieux que tout autre: il n'en était rien cependant. Non-seulement il cachait autant qu’il le pouvait les sym:

ptômes, par un mensonge pathologique (s'il m'est permis de le dire), mais il S'irritait lorsqu'il pouvait juger, d’après mes formules, que je le prenais pour un phthisique. Au contraire, j'ai vu des femmes atteintes de phthisie qui, pour avoir vu cette maladie une ou deux fois chez les autres, annonçGaient elles-mêmes le diagnostic, et secondaient mes efforts thérapeutiques. D'où il suit que l’aveuglernent des phthisiques (et des hydropiques) sur leur propre état n’est pas un symptôme assez constant pour pouvoir le regarder, avec Walther(l. c.),comme un signe spécial de la maladie. Cabanis a raison de soutenir que la phthisie pulmonaire, escortée d’une maladie des viscères abdominaux, est souvent plutôt ac- Compagnée de désespoir.

(46) Cfr. P. r, vol. 1, c. 11, Ç 28, n. 2. À peine ai-je trouvé un jeune médecin Qui wait pas commis l’erreur de prendre a fièvre hectique des phthisiques pour une fièvre franchement intermittente.

cheveux), se montrent dès le début de la maladie (49).

11. Pronostic. — Le pronostic de la phthisie scrofuleuse est lié à celui des scrofules en général. Il est évident (50) qu'il est difficile de déraciner entièrement le vice scrofuleux, et nulle part les scrofules ne sont plus tenaces que dang la texture très-tendre des poumons. Là, en effet, les médicaments , qui ailleurs peuvent souvent être employés contre l’induration des ganglions, sont accompagnés de très-grands dangers, puisque l'expérience nous apprend qu’ils peuvent facilement irriter , enflammer, et faire

(49) J'ai observé plusieurs jeunes gens qui du reste se portaient bien, et qui toutes les nuits suaient sans aucune cause connue, Au bout de quelque temps, parut la phthisie à sa dernière période.

En 1816, une demoiselle très-distinguée éprouvait une diarrhée rebelle. On appela un médecin expérimenté qui, par la seule constitution de la malade, déclara que c'était une phthisie. Comme la malade ne se plaignait point de la poitrine, les parents n’ajoutèrent aucune foi à ce diagnostic, et firent venir un autre médecin. Celui-ci définit la maladie pour être une diarrhée causée par les vers. En effet, par l'usage des anthelmintiques, des ascarides lombricoïdes furent expulsés au dehors, ce qui lui donna gain de cause.

Mais le triomphe fut de courte durée, car la maladie faisait des progrès. Enfin je fus appelé. Le médecin qui avait été appelé en second lieu me dit qu'il accordait volontiers que la malade était prédisposée à une maladie de poitrine, mais qu'il ne croyait pas la maladie assez avancée pour être accompagnée d'une diarrhée colliquative, qui est le signe d'une phithisie déclarée. Pour moi, je déclarai que la diarrhée était l’effet de la suppuration des glandes mésaraïquées (dont je trouvai dans les matières fécales des vestiges, sous forme de globules de la grosseur d'amandes, et comme formés de matière adipo-céreuse). Je prédis que les poumons contenaient encore des tubercules, et qu’ils entreraient plus tard en Suppuration; et eneffet, quelques mois après, survint une pneumonorrhagie accompagnée d’une phthisie pulmonaire qui avait parcouru toutes ses périodes.

J'ai sous les yeux, au moment où j'écris, la phthisique, qui depuis plus de deux ans, pendant qu’on la croyait en bonne santé, avait déjà perdu la plus grande partie de ses cheveux. | |

(50) P. 1, vol, 17, cap, De scrofulis.

suppurer..les tubercules crus. Et ainsi, sont enlevés prématurément par les secours de l'art administrés à contretemps, des malades qui peut-être avec le temps, ou à l’aide d’une autre maladie, comme une fièvre intermittente printanière (51), le typhus (52), auraient perdu cette prédisposition à la phthisie, ou du moinsauraientsuccombé à une maladie du poumon moins cruelle (53). L'espoir de gagner du temps, d'éviter le danger de la marche de la phthisie pulmonaire scrofuleuse, se réalise surtout lorsque le vice héréditaire ne joue aucun rôle dans la production de la maladie ; car la phthisie héréditaire est de toutes la plus terrible, si elle est accompagnée d’une constitution phthisique (54), et si elle se déclare à.une époque de la vie quifut autrefois funeste aux parents (55). Car alors, la

(51) P.4, vol. 1, cap. 1, $ 29, n. 4, p. 14 (Ed. de Leyps.).

__ {b2) Lorsque je pratiquais la médecine (depuis 1796 jusqu’en 1804) dans le grand hôpital de Vienne, il m'est arrivé plusieurs fois de voir des malades soupçonnés de phthisie plus ou moins ayan- £ée, et placés dans des chambres où se trouvaient des malades atteintsde typhus, contracter la maladie, et, après avoir heureusement 1riomphé de cette fièvre de l'hôpital, sortir exempts de phthisie.

(53) Lorsqu'un malade atteint entièrement de la maladie serofuleuse, et spécialement aux poumons, évite avec soin les causes qui peuvent.enflammer les tubercules des poumons, il arrive souvent qu'il est exempt à la vérité de la phthisie pulmonaire; mais plus tard il meurt assez paisiblement de consomption, qu'il faut attribuer au défaut de nutrition, Dans ce cas, on trouve les ganglions du mésentère indurés, et les poumons remplis de tubercules flasques et-comme desséchés. Cette, observation paraît ayoir donné naissance à cette opinion, que les poumons, pouvaient, sans suppuration préalable, être détruits, par absorption, V.Folchi, in Opuscoli scientifici, Bologna, . 4. J, P. 248,

(54) Hippocrate le dit (aph. vin, sect, vu) : « Quæ secundum naturam ad tabem disposita sunt, omnia quidem vehemeutia. » |

(55) « Un des caractères essentiels des maladies héréditaires, dit le docteur Petit, c'est de se développer ên général, chez les descendants, au même âge, à la même époque et au milieu des ,mêmes cirçonstances que çhez les parents. qui

MALADIES DES PAROIS THORACIQUES

force de la maladie a coutume d’être.si grande, qu’elle marche d’elle-mème..ef que les tubercules crus passent tout-àcoup à l’inflammation lente et à l’ulcération, Cet état de choses ‘est bien pire

ue celui où les tubercules sont pris

‘une inflammation accidentelle produite par des causes extrinsèques. Gar dans ce cas, ou on peut obtenir la résolution des tubercules enflammés, ou la suppuration qui survient marche doucement, de sorte qu'il n’est pas du tout rare que de petits abcès se fassent jour vers. les'bronches, et que, les tubercules étant.ainsi expulsés en dehors, le malade recouvre da santé pour un temps. Le cours .de la phthisie déclarée est quelquefois suspendu par une grossesse, une affection morale, une manie. En général, la transition de la maladie en phthisie déclarée est d'autant plus à craindre que le ma-

lade est plus jeune, plus faible ; plus

sensible ; d'autant mieux que la légereté de la jeunesse , ou l’opiniâtreté de l'esprit (56), ou une pauvreté invincible, s'opposent au régime convenable.

12. Traitement en general. — Le régime tient la première place. dans le traitement de la phthisie scrofuleuse , comme dans celui des scrofules en général. Cependant ce régime , ainsi que l'administration des médicaments, doit

être approprié surtout aux différentes |

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