ET CES NE
périodes de la maladie; car il existe entre :
elles tant de différence, que la médica-
tion qui serait utile dans l’une nuirait |
dans l’autre.
13. Traitement de la période latente de la phthisie. — Pour guérir la pé-
les ont transmises. Ainsi un enfant né
d'un père phthisique mort à l’âge de
irente ans, par exemple, éprouvera au |
mêmeñge tousles symptômes dela même |
maladie, qui se terminera comme celle de son père.» Dict. des sciences médicales, 1. c., p. 54. L'on comprend alors pourquoi la phthisie héréditaire était
considérée comme étant d’une plus lon- |
gue durée par Benedict (Tab. theatr., p.111) lorsqu'il dit: « Qui phthisis in-
delebilem impressionem a parentibus
susceperint, licet irrestituibiles,.sunt tas men diuturniores. »
(56) Les Allemands ont le vieil adages
« Dass die eigensinnigen Menschen gemeiniglich die. Schwiadsucht bekom-
men, dacor auch, vor oder aus.Eigensinn sterben. » Alberti, Diss, de phthisi præ-
servanda, $ 4.
DE LA PLEVRE ;. DU MÉDIASTIN ; DU THYMUS, ET DES POUMONS. 247
riode latente de la phthisie scrofuleuse , il faut déclarer sans détours aux malades que s'ils désirentéviter une mort prompie et terrible (57), 11s doivent se soumettre strictement , pendant le cours de plusieurs années, au régime suivant : Eviter le passage brusque d’une température chaude à une froide , et d’une froide à une chaude ; se préserver des vents, surtout du nord et de l’est ; de l’air des montagnes et des grandes villes ; de tout mouvement violent, surtout de ne pas monter les côtes, les escaliers; éviter les exercices gymnastiques, l’équitation (58), à moins qu’elle ne soit modérée, sur une route ombragée, lorsqu'il ne fait pas de vent (59) ; les danses, surtout de la nuit, dans des lieux viciés par l’haleine
(57) Ils me rappellent ce que souvent Sénèque a dit pour prévenir les périls qui menacent (1,1, De ira, c. vur) : « In primis finibus hostis arcendus.est, nam cum intravit, et portis se intulit, modum a captivis non accipit.» De là Ovide 6 Tristium, 7) dit: « Turpius ejicitur, quam non admittitur hospes. » Et selon Cicéron : « Omne malum nascens facile opprimitur. »
(58) Comment Sydenham at-il pu éga-
ler l'efficacité de l'équitation dans cette maladie, à la vertu que possède le quinquina pour combattre les fièvres intermittentes, et le mercure à dompter la syphilis; c'est ce que je ne puis comprendre, d'autant plus qu'il parle non-seulement de la phthisie commençante, mais de celle qui est presque déclarée (Diss.
ep. v, p. 25). Et jene ra’étonne pas que Morton ait dit : « Hic vero phthisicus alter est de duobus, quibus laudata adeo a Sydenhamo equitatio mortem acceleravit. » (Epist. xu, art. 143). Witringham est de la même opinion, lorsqu'il dit:
« Errant sæpe medici, dum exercitationes ægris, et valetudinariis imponant, præsertim phthisicis, quibus equitatio indiscriminatim imperatur. » (De morb.
quibusdam Comm., $ 75). Cfr. cependant dans cette autre partie, Dickson, Obs.
on the cure of an hæmoptoe, and upon riding on horseback for the cure of phthisis (Med. obs:.by a Soc. of Physic.
in Lond., vol. 1v, p. 206). Déjà Arétée avait rejeté l'équitation comme ennemie dela poitrine, à cause du mouvement.
(Tetrab, 1, serm, 2,c. vn.) x (99). « Pulmoniacus ubi, convaluerit, ad ventum ne celeriler: currat, neque. in equum, neque.in currum conscendat, »
Hippocrates, Lib. de intern, affect.
des hommes, la fumée des. lampes et du tabac (60) et par la poussière; ne pas jouer, non-seulement de la trompette et des autres instruments à vent, mais même de ceux qui demandent-un exercice continuel des bras, comme la cymbale ; s'abstenir de chanter et de parler à voix haute (61), de boire du vin, du taphia, de la forte bière, du thé, du chocolat, des mets d’une digestion trop difcile, soit fumés, salés ou épicés;enfin de tous genres, d’excès (62); de veiller la nuit, de rester couché trop long-temps (63); éviter les causes qui engendrent les violentes affections morales (64), la suppres-
sion des flux habituels, de la sueur des,
pieds, des aisselles, la guérison intempestive de dartres , de fleurs blanches ; de fièvres intermittentes ; les plaisirs 'vénériens , l'allaitement, à moins que la grossesse ne soit pléthorique et qu'il n’y ait abondance de lait; les bains froids, les bains de mer, excepté dans les climats chauds (65). IL faut recommander au contraire la campagne, un genre de vie régulier, uniforme ; de l’eau choisie pour boisson , de la petite bière (66), du lait
(60) On peut voir combien il est nuisible, dans Borelli, cent. mu, obs. 59, Déjà Primerose, depuis long - temps, avait désigné la fumée des charbons minéraux comme la cause de la phthisie pulmonaire. (L. 1171, ©. xx1x.)
(61) On pourrait objecter que le chant et l'exercice de la voix fortifient les poumons faibles; mais ici il ne s'agit pas de poumon faible, mais de celui qui est rempli de tubercules.
(62) Fothergill (l..c., p. 505) dit avec raison, qu'il ne faut pas regarder seulement à la qualité, mais à la quantité d'aliments que prennent les phthisiques, et qu'un chyle abondant donne au corps une frès-grande excitation.
(63) Reid (1. c.) s'adressant, à Mur grave, (Gulstonian, Lectures. V, Samml.
auser]l. Abh.,5 B., p. 664) soutient qu’un, repos prolongé dans un lit chaud provoque l’inflammation de la plèvre et des organes contenus dans le thorax,
(64) Je substitue au conseil d'éviter les affections de l’âme, celui de fuir plutôt les causes de ces affections.
(65) Les bains de mer ne peuvent être recommandés en général, sans tenir compte du elimat,.ce que l'on. comprendra en comparant les mauvais effets des, bains dans la mer Baltique avec les bons effets de ceux pris dans la mer Noire;
(66) Dans.le comté de Devonshire, on
Hs
tantôt pur, tantôt mêlé à une décoction
ou de cacao , ou ( si le malade est plé-.
thorique et sujet à la constipation ) de:
glands de chêne rôtis ; pour nourriture : la viande de j jeunes animaux , les poissons , les légumes qui ne causent point de flatuosités , les fruits doux; le sommeil de la nuit (afin que les fonctions de la respiration et de la circulation puissent se reposer), le calme de l’âme, et, par dessus tout; la chasteté. Nous cherchons à corriver le vice scrofuleux par des remèdes résolutifs extrêmement doux que la nature fournit au retour du printemps ; nous voulons parler du suc tiré des feuilles fraîches d’ortie dioïque et de lierre terrestre (67), el de la décoclion de racine de chicorée sauvage , de pissenlit dans du petit-lait clarifié, dont nous vantons les bons effets avec Raulin et Portal. Dans l'été, nous prescrivons aux malades des eaux minérales savonneusces et alcalines, comme sont en France les sources de Bonnes, Luchon, Saïint-Mion (68); ét en Allemagne, les sourcés de Donnstein, Schwalheim, Faching (69), Ems (70), Kissingen (71), Schwallbach (72), Selter, Salzhbrum (73) et d’autres semblabies. Les eaux ferrugineuses plus fortes , comme Spa et Pyrmont, conviennent rarement et seulement aux malades irritables, très-faibles, avant que la phthisie ne soit déclarée (74), et surtout aux chloroliques. Géné-
prépare une petite bière qui contient beaucoup de gaz acide carbonique, appelé asbharton pop, à laquelle on attribue la faculté de guérir la phthisie.
(67) De chaque, quatre onces, que l’on prendra en trois fois, dans la matinée, pendant un mois.
(68) Raulin, op. c., 21th., p. 183, et le parallèle des eaux minérales d’Allemagne et de France.
- (69) Vogel. V. Raulin, 1.
(70) Thilenius, Ems u. seine Ileilquel-
ed À :
len. Wiesbaden, 1816.
(71) Goldwilz, Die Quellen zu Kissingen u. Boclet im Frank. Hochstift.
Wurzb., 1795.
(72) Wedekind, Ueber d. Gesundbrunnen zu Schwallbach. V. Hufeland’s Journ., 1815, jul.
(73) Zemplin, Salzbrunn oder d. Schlesische Selterwasser, Schweïd., 1817.
Cfr. Hufeland’s Journ. 1829, jan., p. 409,
(74) Fothergill parlant de l'emploi des eaux de Bristol dans la phthisie (1. c.,
MALADIES DES PAROIS THORACIQUES
ralement , neuses, avec mé lait chaud si cèlà est nécessaire
D'autres attaquent les ’scrofules
les eaux minérales, ferrugi-! | ou trop froides, sont prescrites :
avec le mercure , l’antimoine ; la grande !
ciguë, le quinquina gris, mais nous avons !
déjà prévenu que ce n’était pas sans danger (76). Toutes les fois qu'il est dangereux de combattre à outrance un
ennemi, nous préférons lransigér avec lui, et nous avons soin de ne point lir-
ritér en vain. Cependant, si dejour en jour le vice scrofuleux levait de plus en plus la tête , on pourrait essayer avec prudence l hydrochloraté de chaux (77),
rise: salatgte védrn ses ein
l’eau de chaux (78), l’éthiops antimo-
nial (79), la grande ciguë (80), le sullure
doré d’antimoine (81), et si le malade
présentait en effet des marques de fai-
p. 515), dit fort bien : « And hereI would”:
wish again to inculcate thisremarkthat it
is before the approvaches to a confirmed
phthisis, that patients ought to repair to Bristol : otherwise a journey thither will be, not only without PTS but will probably be detrimental,
(75) Fr Hoffmann, Dis. de cofhatto aquarum mineralium cum licte saluber rimo.
(77) Beddoës, Ucber d. neuesten Me-