T'railement de la marche aiguë
— Lorsque survient la période de la phthisie pulmonaire scrofuleuse latente, ou une fièvre catarrhale, ou une pleuropneumonie, ou une pneumonorrhagie, il faut apporter un soin particulier dans le traitement de ces maladies ; que si parc celte méthode ces dernières maladies ne pouvaient être entièrement dissipées dans le temps ordinaire , et que l’on soupconnât une inflammation naissante des tubercules , il faudrait de suite arrêter la méthode anti-phlogistique, et recourir plutôt à la méthode expectante; car il est avéré que les inflammations se résolvent lentement dans toutes les glandes, et que la perte des forces causée par des évacuations sanguines trop multipliées aggrave le mal. On peut cependant administrer à petites doses (86) le nitrate de potasse, le muriate d'ammoniaque dans des décoctions mucilagineuses ; mais nous préférons à tous les remèdes, dans cet état de choses, le petit-lait clariñé édul coré, donné le matin. Si surtout la douleur de poitrine persiste, nous provoquons une suppuration entre la première et la seconde côte, par le moyen d'un vésicatoire permanent. En même temps , nous faisons en sorte que toutes les bouches sécrétoires restent ouvertes ; mais surtout il faut faire attention à la sécrétion de l’urine, de peur que, si elle s’opérait avec lenteur, un épanchement aigu mwenvahit la cavité des plèvres.
Contre ce danger, nous prescrivons une infusion de tiges de douce-amère (87), unie surtout au nitrate de potasse. Enfin,
(85) Celse blâme Iles bains dans la phthisie (1. 111, c. xxu), et certes il faut prescrire leur usage avec précaution.
(86) Fothergill dit avec sagesse (L: c., p. 306) : « I have known the common dose of nitre, the salin mixture, and other cooling salts, increase à cough by irritation; s0 that even these should be administered, when necessary, rather in small doses, and frequently. »
(87) Pr. Racine de guimauve, trois drachmes en décoction, dans s. qd’eau pendant un quart d'heure. A la fin, mettre deux drachmes de tige de douceamère; les faire macérer. Après qu'ils seront refroidis, donner la colature d’une livre.
lorsque la toux, par son opiniâtrelé , nuit non-seulement au sommeil, mais au repos nécessaire des poumons, nous cher:
chons à la calmer en donnant à prendre la nuit de l'extrait de jusquiame noire(88) ou des pilules de cynoglosse (89), si cela peut se faire sans augmenter la fièvre.