‹ Traité de pathologie interneChapitre 119 sur 277 · Période de l'évolution.— Bien plus · texte numérisé non relu

Période de l'évolution.— Bien plus

licher gedacht werden sollen, da sie sich nicht allein gerne auf die Lungen versetzen, sondern auch leicht die Lungensucht veranlassen. »

(51) «.....Je suis porté à croire que, dans le plus grand nombre de cas, Îles concrétions osseuses et crétacées du poumon se sont développées à la suite d’une affection tuberculeuse guérie. » Laennec, op. c., t.1, p. 287.

(B2} ei, atque alios quamplurimos, post frequentes, et longos arthriticos paroxysmos, tandem phthisicos, vel asthmaticos periisse conspexi. » Morton, I. c.

(53) « Præterea hystericis, et hypochondriacis a pavore, et anxielate, continuis suffocationibus, et oppressionibus thoracis adeo frequenter obnoxiis esse accidit (quæ nihil aliud sunt quam spasmodicæ contractiones musculorum pectoris, et laryngis, et quidem ipsius teneri parenchymatis pulmonum), unde, tono eorum jam labefactato, et everso, nemo mira!ur, si sæ&penumero insequatur phihisis. » Morton, M 28

(54) B. Chr. Vogel dit en parlant de la phtbisie arthritique (I. c.) : « Auch verdienen die Wechsellfieber hier eine Stelle, die gar oft, wenn sie zu fruhe unterdruckt werden, und die Fieber-Materie sich auf die Lungen versetzt, und ihre Gefasse und Drusen verstopft, reizt und entzundet, die Lungensucht verursachen. » Et Morton (op. c., cap. xl) :

«...subnectere lubet, scilicet, me phthisin a nulla alia febre frequentius, quam ab intermittente originem suam duxisse, observasse. »

(55) «...imo et a longa calculosa dispositione renum, et vesicæ urinariæ sæpissime phthisis pulmonalis provenire solet; adeo ut frequentissime calculosos vitam phthisice finiisse observaverim. »

Morton, 1. c.

(56) « Siquidem omne asthma, præcipue vero humoralem, tendit ad phthisin, » Morton, 0h. C., ©. 1,

MALADIES. DES PAROIS THORACIQUES

Ja phthisie même arthritique marche ordi- | nairement accompagnée de dyspnée , de | catarrhe et de pneumonorrhagie (57). La | dyspnée est plus fâcheuse que la touxs | car celle-ci donne issue à de nombreux | crachats muqueux et filants. Ces cra-!

chats contiennent des calculs de gros=" seur (58) et de forme variables. Ils sont" légers, anguleux, pointus. En même temps le malade sent une titillation à la trachée , une douleur de poitrine tantôt suffocante , tantôt lancinante. Tous ces symptômes s'évanouissent surlout à l’é-1 poque du printemps, pour revenir avec plus de force l'hiver suivant, jusqu’à ce” qu’enfin la fièvre hectique s’y joigne, 5. Période confirmee.—Lorsque cette“ fièvre se maintient, elle constitue la pé-# riode de la phthisie pulmonaire arthriti-® que confirmée. Néanmoins la maladie a»

coutume de trainer en longueur ( 59.)

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rer ep.

(57) Cap. im, $ 4, n. 18.

(58) Le malade dont parle Gross cra- !

cha vingt-deux calculs de la grosseur | d’un noyau de cerise (Observation d’uge | phthisie calculeuse terminée heureuse- | ment. V. Journ. gén. de méd. française | et étrangère, t. zxx. 1820, avril). Le cal4l cul du poumon observé par Henry était du poids de 51 grains. J'ai vu moi-même beaucoup d'exemples de ces calculs, quoique plus petits. Au reste, ils ont été décrits par Kantmann (De calculis in ho-4 minib. Francof., 1565, p. 4), — Helwig!

(Obs. phys. med. Amstel., 1680. Obs. !

Lxv. Schol., p. 217), — Sennert (Instit. | med., 1. 11, P. in, sect. 1, c. x1, p. 340), | —Benivieni (Obs. med., c. xxiv, p. 175), !

—-Pechlin (Obs. med. phys., 1.11, obs: IV, p. 207), — Bobell (Obs. med., cent. 1, !

obs. zxvu, p. 68), — Diomedus Korna-} rus (Obs. med. Lips., 1599, c. xviu,} p. 54), Salmuth (Obs. med., cent. 1, obs.!

7, p. 5), — Zacutus Lusitanus (Prax.} adm. med., 1. 1, obs. 103), — Schenk! (Obs. med., lib. n, obs. 49, p. 102), —" Stalpart van der Wiel (Obs. chir., cent. 1,4 p. 119), — Willis (Pharm, rat., t. 11, sect. 1, C. VI, p. 87), — Paw (Obs. anats ix, p. 18), — Evelsh (in Misc. nat. cur.; dec. 1, an. 14, obs. 158), — Schurig (Lis thologia, c. 11, $ 20, p. 116), — Frank (Misc. nat. cur., dec. 111, an. 5, obs. 71, p. 88),—Craan (Diss. de homine. Lugds Bat., 1689, c. v, p. 17), — Gapmann (D mirac. mort.,l. an, tit. 111, S 55), — Ras mazzini (De morbis artificum, c. xxvi, p. 197), — Palkowics (Diss. de calculis pulmonum. Budæ, 1778), — Trnka de Krzowitz (Abhandl. v. d. Lungensteinen)4

(59) « Hæc tamen phthisis sua natura

DE LA PLÈVRE ; DU MÉDIASTIN, DU:THYMUS ET DES POUMONS

Elle a cela de particulier que la fièvre heclique parcourt lentement ses différents stades, Je veux parler du frisson qui se fait sentir à midi, de la chaleur du soir (60), dela sueur du malin. Cette sueur, aussitôt qu’elle paraît, apporte plutôt du soulagement et dépasse rarement les limites. Au contraire, l’œdème des pieds se fait très-vite. L’urine le plus souvent présente une couche qui imite les couleurs de l’iriset un sédiment briqueté qui adhère au vase. À l’œdème des extrémités inférieures, qui croît de jour en jour, s'ajoutent la maigreur et les autres symplômes de la phthisie au troisième degré, que je décrirai ailleurs(61).

. 6. Aulopsie des. cadavres. — Quand

on se dispose à ouvrir les cadavres, le.

thorax donne beaucoup de peine à cause de l’ossification des cartilages costaux.

On trouve, outre les caractères généraux de la phthisie (62), les glandes du poumon, iant lymphatiques que bronchiques, remplies d’une matière (63) {ophacée (de phosphate de chaux et de gluten animal), les bronches comme incrustées (64) dé petites pierres (65), et des points tophacés dans les valvules du cœur,

lenta est, et valde chronica. » Morton, op. c., C. vi. Cfr. Portal, dans la Médecine éclairée par les sciences physiques, t. 1, p. 202.

(60) « Die hectische Warme, welche in den ersten Zeiten der gewobnlichen Lungensucht sehr betrachtlich ist, zeigt sich bei der.gichtischen phthisis erst spat. » Barthez, I. c. à

(63) Carendoffoz, in Med. and. chir.

Review, vol. x, p. 84 V. Abh. f. pr.

Aerzte, 25 B., p. 493,

(64) Blasius, Obs. med., P. vi, obs. vi, p- 77, tab. vu, fig. 9. — Baader, Obs.

cd. incisionibus cadaverum illustratæ, Obs. xxx111. — Stoll, Heilungsmethode, AB, p.244 (65) Desgenettes, Journ. de médecine, 1790, juin.— Hufeland’s Annal d. Franz0S. Arzneyw., 1 B., p. 155. — Blasius, 1: c., obs. 18, p. 85.—Bartholinus, Hist.

ahat. rara, Cent. 1, obs. 55, t. 1, p. 55.

—Schenk, Obs. med., 1. 11, obs. 49. — Bôner, Sepulchr. anat., I. n, sect. 1, obs.

47, 48, 49.—Schræder, Obs. anat. med.

Amstel., 1670, dec. 1, obs. 3. — Sialpart van der Wiel, Obs., cent..1, obs. 98, p: 116. —Bocrlaave, Prælect. Acad. ed.

Halleri,;it: vir, p.855. — Schurig, Litho-

logiæ, €. 11, $ 19, p. 115.

Frank. Trou. 1v,

à l'aorte et dans l'artère pulmonaire.

7. Causes. — La phthisie pulmonaire arthrilique paraît naître des causes générales de la goutte (66), en tant que ces causes agissent sur les hommes pourvus de poumons faibles, et provoquent une inflammation chronique dans les glandes de ce viscère, les vaisseaux sanguias et bronchiques; sous l'influence de cette inflammation le phosphate de chaux se trouve séparé, et cause une nouvelle irritation qui est suivie d’hémorrhagie, de suppuration et d’ulcération du parenchyme..

8. Diagnostic. — Il faut distinguer avecsoin de la phthisie pulmonaire arthvitique les affections nerveuses des poumons et les lésions du cœur et des gros vaisseaux, Car quoique ces affections , comme nous l'avons dit (67); précèdent

ordinairement, la phthisie arthritique,

cependant elles ne doivent point être prises pour la phthisie. On prouvera fa= cilement par lesarguments allégués dans les traités sur les maladies nerveuses (68), sur la toux spasmodique (69), sur l'asthme périodique (70); que la phthisie pulmonaire, qu'on à appelée nerveuse(71), n'existe nullement: comme phthisie, Quant à ce qui regarde les lésions du cœur et des gros vaisseaux, comme elles sont accompagnées de dispnée, de toux et de pneumonorrhagies, et compliquées souvent de phthisie pulmonaire arthritique, leur diagnostic différentiel est très-dificile ; aussi le rejet de calculs à.

lieu dans la phthisie pulmonaire tant scrofuleuse (72) que dans celle qui est dite pierreuse(73). 11 est évident que ce rejet ne peut être regardé commeun signe certain de la phthisie arthritique ; il cst aussi évident que la phthisie calculeuse ne -conslitue pas une maladie spéciale.

D ne reste plus qu’à établir le diagnostic

tm.

mme

(66) P. 1, vol. 1. Proleg., $ 12, n. 4, et P.uu, vol. 1. Cap. de Arthritide. (Ed, de Leyps.)

(68) P. 1v. vols. r. De tabe, (Ibid.)

(69) Infra , Cap. Vite

(70) Cap. vu.

(71) Richter, Judicium de phthisi ner:

vosa. Gœtt., 1744. — Seip.; .Diss. de:

phthisi nervosa. Gœtt., 1773. — Busch, Ueber d. adyuamische oder-sogenannte nervose. Lungenschwindsucht! Strasb., 1807: ia {s

He S 9, n,3.

delx phthisie pulmonaire sur les maladies-arthritiques précédentes; sur l’affec-

tion des poumons:qui lesrémplace (74),

sur:son retour périodique et sur la’ présence de la: fièvre hectique:

9: Prognostic. — Les premières époques de la phthisie' arthritique laissent:

l'espoir sinon d’une parfaite santé, du’

moins-d'une longue vie, La plupart! des:

malades! meurent à la fin, non de la:

phihisie elle-même, mais de maladies’ accidentelles, Surtout de péripneumonies' (75). Willis a été induit en: erréur (76), quand, après avoir: disséqué quelques-cadavres: dont les poumons'étaient remplis de-tubercules, de pierres, où de’ matière: sablée ,: sans: présenter: aucune’ ulcération; il déclara que la phthisie arthritique n'était pointaccompagnée d’ul-’ céraliôn:: La phthisie palmonairé arthriz tique confirmée doit: êtré déclarée mortelle, (77),;: x moins qu’on ne produise?

uné crise: en rappelant: quelque lésion:

arthritique ancienne:(ceque nous avons vu’arriver-par rapport à une dartré).

10. Traitement: -— Sitôt que la goulte : menace les: poumons, pourvu!

que‘cela ne provienne pas de” l'abus des saignées:(78), ilfautitirer du sang dela: veine saphène, surtout:s'il ÿa dys=* pnée,:toux,)ou: preumonorrhagie (79).

(74). « Quo magisilla asthmatiea phthisis procedit,;e0 magis- dolores, et: tu+* mores, , rheumatici .imminui. solent. »:

Morton, I, c. wap

(75) Bayle, I. c., p. 285,291.

(76) Pharmac. ration. 1. 11, sect. 1:

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