‹ Traité de pathologie interneChapitre 134 sur 277 · Traitement. — Nous avons dit · texte numérisé non relu

Traitement. — Nous avons dit

quelles précautions il fallait prendre dans : les pneumonies. q'and on a lieu de soup- | conner une vomique (34); ajoutez qu’il, faut que le malade soit gardé jour et nuit, afin que si une rupture survenäit , il ne soit point privé des soins si nécessaires des personnes présentes, pour soulever.

et frictionner son corps. Il faut tevir tout prêt un émétique de racine d’ipécacuanha | pour aider le rejet du pus par le vomis= sement. À défaut d’un émétique pharma= | ceutique , on peut provoquer le vomisse- | ment en titillant la luette avec une plume : trempée dans de l'huile; on pourrait aussi donner de doux vomitifs tous les deux jours pour müûrir la vomique et en hâter la rupture. Mais, comme nous nel sommes pas certains si la vomiqueprendras une bonne route ou non, et que, dans ce cas, les efforts de l'art abrégeraient la vie, nous aimons mieux nous reposer sul!

Ja nature et attendre avec patience. Cela | n'empêche pas que nous ne conseillions; | pour appeler la rupture dansles bronches, |

dayre le disculperait. Cependant. il fit frictionner le corps déjà inanimé avec de | la laine chaude. Enfin, après dix minu-| tes, le cœur donna un battement, bientôt | après un autre, et enfin le pouls se fit} sentir au Carpe, quoique irrégulier et, maigre ; énfin la respiration, sértére ll ilest vrai, se fit entendre. Je' donnerais!

bien de l’émétique, dit mon pères 31 je ne réponds pas que la malade ne meure!{ dans l’acte du vomissement. — Agissezl répondit le mari se jetant à ses, pieds et.

le suppliant. On donne de l’ipécacuanha,, le vomissement se fait, et la malade rend quatre livres de pus. A peine cela fut-il} fait, que la malade dit en riant : « Je] vous ai fait peur, n'est-ce pas? » Elle vé-=| cut ensuite dix ans, et mourut d'une!

phthisie lente.

(33) Heister, Act. phys. med., t. 1»

obs. 174,.p. 394. — Acta mea clin., t. m1, p. 83. — Lee, in Med. repository, vol. 1;!

n. 2, art. 7. SERRE |

(34) Cap. 1, $ 4, n, 18.

DE LA PLÈVRE,; DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS. 983

l'inspiration de vapeurs au moyen de la machine de Mudges. Les fumigations em ployées à cette fin (35) ne sont bonnes que dans la dernière période de cette maladie, comme étant trop irritantes(36).

Siavant la rupture de la vomiqueilyavait dyspnée , grande angoisse et fièvre violente , une petite saignée serait indiquée; mais si la dificulté de respirer dépend plutôt d’un liquide extravasé dans les cavités de la plèvre que d’une vomique (ce que l’on juge surtout, si l’œdème parait au dehors et si les urines sont rares), la saignée ne procure ordinairement aucun bien; au contraire, il ÿ à une forte indication de provoquer les urines. Dans cet état de choses, les meilleurs diurétiques sont le nitrate de potasse, les tiges de la douce-amère, les racines de l’arête-bœuf et du polygala de Virginie. Les feuilles de la digitale pourprée paraissent s'opposer à ce que l’abcès mürisse et que le pus soit rejeté.

Au reste, s’il était nécessaire d'employer ce diurétique, on en corrigerait les mauvais effets en l’associant à de petites doses de racine d'ipécacuanha (37) ou de scille marine (38). Cependant l'estomac, surtout d’un malade sensible , ne supportera pas lo‘g-temps l'usage de ces médicaments (39). S: nous restreignons l’emploi de la digitale pourprée dans ie traitement de la vomique, au contraire nous ne lui prescrivons aucune borne dans la thérapeutique de la bronchite chronique (dass laquelle maladie on a recom-

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