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* (35) Swieten, Comment, $ 1210.

(36) Cfr. (69) au-dessous.

(37) $ 2, n.16. Duncan avertit : « After a rupture of the apostema has taken place, whether spontaneously or by artificial means, emetics may be of great service, as promoling the evacuation. »

(38) Pr. Feuilles de digitale pourprée, un scrupule : infusezavecs. q. d’eau bouillante pendant un quart d'heure. Ajoutez à la co 'ature d’une livre une once d’oxymel scillitique. M. D. S. A prendre deux Onces toutes les trois heures.

(39) Benedict a dit sagement : « Medicamenta acria, ét stimulantia torpidis, éique de causa congestionem nimis 10lérantibus, solummodo concedenda, quæ Périntervalla quædam tartum usurpanda.

Exceptis enim quibusdam intervallis, in quibus acria, et stimulantia conveniunt, Medicamentis prius dictis (nutrientibus et demulcentibus) toto morbi decursu insistendum, » (L.e.) :

mandé aussi l’acide hydrocianique (40) ; elle agit dans ce cas merveilleusement.

Nous tavorisons les effets de la digitale par de l’eau de Seltz mêlée avec du lait tiède et l’application d’exutoires aux côtés. Ce dernier moyen ne doit joint être négligé, ni dans la vomique, ni dans le faux-abcès de la plèvre, n1 dans l’hydropysie aiguë des cavités de la plèvre ; car dans le premier cas il ne nuit pas et dans les autres il est très-utile (41), surtout si le malade se plaint d’une douleur fixe dans quelque côté du thorax. Quant au séton , il agit d'autant mieux que la constitution du malade est plus robuste (42). Pour le moxa nous ne l'avons jamais appliqué à la partie douloureuse (43).Quand la vomique elle-même ou le faux abcès de la plèvre paraît entre les côtes, il faut l’ouvrir de suite, selon les règles de la chirurgie. La paracentèse du thorax, que nous recommanderons en son lieu daus le traitement de l’hydropysie des cavités dé la plèvre, nous la rejetons dans celui d’un empyème véritable; en effet,

(40) Cerutti apud Roch, op. c., p. vi.

(41) Au mois de janvier, en 1814, je traitai une juive qui avait pris un bain froid avant que ses lochies fussent terminées. De là elle éprouva une fièvre catarrhale ( peut-être une pneumonie) qu'elle négligea. Appelé à la troisième semaine de la maladie, je trouvai la malade avec tous les symptômes d’un empyème (ou du moins d’une hydropisie aiguë et purulente de la cavité droite de la plèvre), et prête à être suffoquée ; la digitale pourprée était prescrite inutilement. Mais un cautère appliqué à la partie inférieure du thorax droit agit comme par miracle, avec du nitre que l’on prescrivit dans une tisane émolliente, et la malade recouvra une santé parfaite.

(42) En 1821, D. Bohdanowicz, après une fièvre catarrhale négligée, éprouvait les symptômes d'un empyème; cependant application d’un séton au côté droit du thorax et le lait le rendirent à une parfaite santé. Cfr. Fabr. Hildanus, cap. 11, 6bs. 58; Meibomius, Diss. de phthisi.

(45) Vaidy, Faits constatant l'efficacité du moxa dans le traitement des phlegmasies chroniques des organes de la respiration. V. Journ. gén. de méd. franç:

et étrang., 1820, juill., p. 55.— Saissy, dans les Ann. de la méd. prat. de Montp., t. xxx, p. 221.—Schlegel, D. Brenncylinder, ein Rettungsmittel in d, eiternden Lungensucht,, in Hufeland’sJourn., 1822, Jan., p. 8. S

284 MALADIES DES PAROIS THORACIQUES

après avoir tiré heureusement le pus d’une des cavités du thorax, qu’arriverat-il à l’ulcère du poumon, exposé plus que jamais au contact de l'air? Nous ne nierons pas que, par le secours de la paracentèse du thorax, l’on ne puisse pour un temps détourner du malade atteint d’un empyême le danger d’être suffoqué, et par là mème le soulager en quelque Sorle ; mais ce soulazement temporaire, quoique suivi bientôt de la mort, que j'ai remarquée il est vrai dans la pratique de l’hôpital, et jamais dans la pratique civile, estde quelque importance.Aprèsla rupture,quelle qu’ellesoit,de la vomique, à moins que les symptômes inflammatoires ne demandent la continuation de la méthode anti-phlogistique, il y a indi= cation de soutenir les forces , d'obtenir une boune suppuration et la sortie facile des crachats. De là, il faut une bonne nourrilure comme nous l'avons dit plus haut (44). Le lait réussit encore plus ici que dans la phthisie scrofuleuse. Parmi les aliments les plus préconisés sont :

la marmotte des Alpes(45), le limacon (46), l’écrevisse (47), les huîtres (48), et le hareng{49), la graisse elle-même(50).

(44) $ 2, obs. 16.

(45) Oken, Isis vom J. 1819, p.1310.

: (46) Serenus Samonicus donnait des limaçons écrasés dans du vin :

« $i vero phthisis annoso sedet improba morbo Jotritas vino cochleas hausisse juvabit. »

Paulini, in Misc. Ac. N. C., Dec. 11, Ann.

6, App., p.28. — Rüde, Pharmaceut.

Erfahr. Leipz., 1815, p. 113. Gründl, Heilart d. Lungenschwindsucht. Wien, 1820, p. 159.

(47) Cardan ordonna à un maladede ne prendre pour nourriture que de la tisane et de l’eau sucrée; mais de prendre, chaque matin, une décoctiou de. queues et de pinces d’écrevisses dans de. l’eau d'orge avec deux drachmes de, sucre.

(De cur. admir., curat. 8,t. vi, , p. 254.) (48) Tulpius parle. d’une femme attaquée de phthisie après, un catarrhe négligé qui, paraissant dans un état entièrement. désespéré, commença à désirer des huîtres crues, qu'elle mangea avee tant d’avidité qu'elle guérit. (Lib. ar, Cap. Virr.)

(49) Déjà Hippocrate avait ordonné de donner des viandes salées chez ceux qui suppurent , pour aider l’excrétion. (De locis in homine, cap. vin. Charter, t, vu,

” (50) Die Lungenkrankheiten , insbeson«

Quant aux médicaments, on yantait au= trefois la vertu du tabac dans le traite- | ment de la vomique (51); enfin on a vanté | plus ou moins l’efficacité de l'écorce du quinquina gris(52), tant en décoction(53) qu'en extrait (54), (55), (56). Nous aimons,

deré d. Lungenschwindsucht, aus physi=\ schen, patholog. u. therapeut. Gesichts-n punkten betrachtet. Eine akad. Vorles.x Ÿ. Herholdt,A. d.Danisch. übers. Nürnb.,!

4813. Cfr. Salzburger med. :chir. Zeit.," 1816, n. 494. On rapporte que Lentilius a employé depuis long-temps la graisse.

des chiens contre la phthisie, ( Eteodro-, mus med. pract., an. 1709. Sturg. 1711, p. 195.) (51) Pour rejeter la vomique, dit Et müller (Comment. in Schrœæder, p. 68), le tabac est très-efficace, ainsi que son sirop. L'on peut lire là-dessus Epiphan.

Ferdinand. Hist. 32 et 45.

(52) Jaeger, Diss, corticis peruviani in phthisi pulmonali histor. et usum exhibens. Tub., 1779. V. Baldinger, Syllogé..

opusc., vol. vi. — Machthoff, Diss. annotationes circa usum corticis peruviani in phthisi pulmonali. Stutg., 4792: : | (53) Pr. Ecorce de quinquina, une.

demi-once ; racine de salep, un scrupule :.

faites cuire avec s. q. d’eau pendant un quart d'heure. Ajoutez à la colature d’une livre une once de sirop de guimauve. M.,

D. S. A prendre en quatre fois dans les vingt-quatre heures.

(54) Pr. Extrait de quinquina, deux.

drachmes ; mucilage de gomme arabique, :

sirop simple, de chaque une once; eau de fontaine, six onces. M. S. D. Agitez.

bien le vase. À prendre toutes les trois |

heures une once. Cfr. Metteruieh, Mém. :

sur les heureux résultats obtenus de l’extrait de quinquina administré à très-hau- | tes doses dans la phthisie pulmon, V..

Sédillot, 1. c. réf

(55) Morton (I. c., lib. nu, p. 75) faits grand cas du quinquina pour modérer la, fièvre hectique, et il dit avoir vu: « Aliquorum phthisicorum pro deploratis jam habitorum vitam frequenti ejus usu non tanium per plures menses;:verum etiams annos protractam, »Mais il dit ailleurs (1. c., cap. vin) : « Libere tamen fa-, teor me non observasse corticem æque!

certo et perpetuo in febre phthisica inters!

mittente scopum suum attigisse, ac in, intermittente simplici a mera morbida® sanguinis diathesi orta : ubi autem minus proficere perspexi,semper suspicatus sum jam lædi cerebrum et genus nervosum,, atque ægrum deliriis et spasmis magis | obnoxium fuisse quam antea fuerat, »|

Cfr, Sédillot, Obs, sur les bons elfets du

DE LA PLÈVREÿ DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ÉT DES POUMONS,

mieux le lichen d’frlande (57), la racine de la grande-consoude (58) et le guy (59).

quinquina dans la phthisie pulmonaire.

Récueil périod. de la soc. de médec. de Paris, t. XXXVI.

:456) Son utilité a été contestée avec raison par Fothergill (1. c., p. 310). « I have seen the bark given in almost every state of the phthisis pulmonalis... What was the conséquence? frequently hæmoplysis and all its worst attendants. » Cfr. Desault (Sur la phthisie, p. 575), de Meza (Act. R. soc. med. Havn., vol. 1, p. 40), Simmons (Pract. obs. on treatment of consumptions) er Sigwart (Diss. bistor.

corticis peruviani, et usus in phthisi limitandus. Tub., 1782).

(57) Ebeling, Diss. de quassia et lichene island. — Tromsdorff, Diss. de ichene island. Erf., 1778. — Cramer, Diss. de lichene island. Erlang., 1780.— Starino, De viribus lichenis island. Harderov., 1791. Le premier quirecommanda e lichen dans la phthisie fut Linné (Diss.

Je usu muscorum IV. Amænit. acad., vol.

vin, n. 145) ; après lui mon ancien maître de botanique Scopoli (Hist, natur., An.

, 4769, p. 112. An. n1, p. 441). Vinrent ensuite Stoll (Rat. med., P. 11. p. 524), —Herz (Briefé an Aerzte, 2 B., p. 98), — Crichton (Lond. méd. Journ., vol. x.

V. Abh. f. pr. Aerzte, 13 B., p. 437), — Réece (Gbs. on the antiphthisic. proper:

ies of the lichen island. Lond., 1804), — Schonheydèr, Experimenta cum musco Slandico in phthisi et tussi purulenta (Soc. ined. Hayn. Collectanea, vol. 1, p 120). Je prescris le lichen d'Islande après avoir élé plusieurs fois lavé dans de l’eau bouillante (afin d’ôter tout le principe amer comme étant trop irritant), en dé- Coction d’une demi-once, dans s. q.

d'eau pour obtenir une colature d’une ivre. D, $S. À prendre en quatre fois dans les vingt-quatre heures, avec une portion égale de lait. On peut aussi, après ivoir lavé le lichen, le donner en bouillié avec du lait jusqu’à deux livres par jour. Pour changer, on pourra en faire, än1ôt une gélatine, tantôt une pâte. (Deilliers, in Journ. gén. de méd., 1818, hovemb.)

(58) Pr. Racine de grande consoude , üne demi-once , en décoction dans s. q.

d'eau pendant un quart d'heure. A la Colature d’une livre, ajoutez une once de Sirop de capillaire. M. D, S. À prendre En quatre fois dansles vingt-quatre heures.

(59) Pr. Guy de chêne, trois drach- Mes, en décoction dans $. d’eau pendant un quart d'heure. A la colature

une livre ajoutez uñe onçe de sirop de

L'écorce d'alcornoque (60) paraît partager le sort dé tous les spécifiques récommandés contre la phthisie. Nous nous abstenons des baumes (61), de l'huile d'asphalte, comme étant tropirrilants.62); il en est de même de la squille (63). Ces

güimauve, M. D. S. À prendre dérix on ces toutes les démi-heures. On verra dans une autre partie de cet ouvrage (c. 8, infra) que ce médicament agit particulièrement sur les nerfs des poumons,

(60) Les médecins ordinaires, toujours prompts à célébrer les nouveaux médicaments, commencèrent à vanter la vertu de l'écorce d’alcornoque, qui était con:

nue des peuples d'Amérique comme un spécifique contre la phthisie, Moins prompt à prêter l'oreille à de tels éloges, je n'ai point prescrit ce médicament à mes malades, pour ne pas les surcharger de médicaments que je ne connaissais pas bien. 11 paraît, d’après les expériences des autres, qu'il jouit d'une propriété tonique. Lisez le Rapport fait à la Société de médecine sur un remède nouvellement proposé contre la phthisie pul:

monaire, dans les Annales de la Société de médecine pratique de Montpellier, t. XXXVII, p. 507; 1. XXXVIN, p. 9,

(61) Leuthner, Neue prakt. Versuche über d. besondern Heiïlkrafte d. Besgols in d, Lungenschwindsucht. Augsb., 1777; — Courcelles, in Haarlem.: Verhandl., 8.B.,1 st., Abh. f. pr. Aerzie, 1 B., 9 st; p. 151. — Siebold, dans le Museum d. Heiïlk., 5 B., p. 219. — Bang, in Act, Soc. med. Havn., t. 11, p. 292. — Ranoë.

ib., p. 506. Dose, depuis une goutté jus=

u’à douze, deux ou trois fois par jour.

(62) « Fatebatur Boerhaave, se quondam talia frequenter adhibuïsse in puls monis, aliorumque, viscerum vomicis curandis ; usu tamén didicisse, quod no:

cuerint potius quam profuerint. » (Swie< ten, Comment., $ 858.) Le grand Fo thergill dit : « An idea that all balsams are heeling, and that in all ulcers, not excepting those of lungs, thiéy are indi2 cated, has so greatly prevailed, that to doubt of its propriety, would seem to bétray a want of physical knowledge.

Yet TI cannot but Suspect, nay, more thant suspect, that this idea has been the

‘means of precipitating 100 many of these

unbappy invalids prematurely Lo their grave. » (Remarks of the use of balsams in the cure of consumptions, V. Med.

0bs. and inquiries by à soc. of physic. in Lond., vol. m1, p. 251; vol. v, p. 545.

Works, Lond., 1784, 4° edit., p. 297.) (63) Fothergill çondamne avec raison

médicaments sont plus rarement remplacés par les gommes résines, surtout la gomme ammoniaque (64) et la myrrhe (65), àlaquellela célèbre mixture de Griffith (66) paraît devoir son principal effet.

Mais l’élixir de vitriol de Mynsicht (67) et

l’emploi de ce remède (Works, p. 320), en disant : « Under such circumstances, to give a medecine the most irritating of all others, seems highly improper. »

(64) Pr. Gomme ammoniaque, une drachme; mucilage de gomme arabique et sirop simple, de chaque une once. M.

en triturant; versez neuf onces d’eau de fontaine. A “prendre deux onces toutes les trois heures.

(65) Je préfère l'extrait aqueux de la myrrhe, à la myrrhe en substance.

Pr. Extrait aqueux de myrrhe, une demidrachme; mucilage de gomme arabique et sirop ‘simple, de chaque une once; eau d’hysope, huit onces. À prendre uné once toutes les trois heures. Je suis bien aise que l'expérience de Duncan (loc. c., pag. 117) sur l'emploi de la myrrhe dans la phthisie s'accorde avec la mienne, et que ce médicament ait obtenu le suffrage de Fordyce, de Saunders, de Simmons. Duncan dit (1, c., p: 119) : « In more than one instance, if Ï have not been much deceived, it bas contributed very considerably to bring about a complete recovery (of apostematous phthisis). » Il donne ordinairement la myrrhe trois fois par jour. jusqu’à vingt grains, avec une égale quantité de nitre ou de crème de tartre, pour qu ’elle n'échauffe pas. Percival associe la myrrhe à de très-fortes doses de camphre. (Mem.

of the med. soc. of Lond., vol. 11, p. 54.)

(66) Griffiths, Pract. obs. on the cure of hectic and slow fevers and the pulmonary consumption. Lond., 1776. V. Abh.

f. p. Aerzte, 6 B.,4st., P. 579. Voici la formule : Pr. Myrrhe, une drachme; dé- layez en broyant dans un mortier avec six onces d’eau simple ; eau quelconque spiritueuse, six drachmes ou une once; ajoutez ensuite une demi-drachme de sel d’absinthe, douze grains de sel de mars, deux drachmes de sirop simple. On fera une mixture à partager en quatre potions dont on prendra une le matin, à cinq heures après-midi et à l’heure du coucher. Cette formule est trop compliquée et échauffante. Or, Simmons dit avec justesse (Pract. obs. on the treatment of consumptions, Lond., 1780: que le sel de mars (qui d’ailleurs est décomposé par le sel d’absinthe) est nuisible.

(67) Jusqu'à dix gouttes, trois ou quatre fois par jour, avec une cuillerée d’eau.

MALADIES DES PAROIS THORACIQUES

les graines de ciguë aquatique (68). l'ont | emporté sur tous les autres médicaments,

Dans le traitement de la phthisje pros nant d'une vomique, le premier tempère | | souvent la fièvre hectique, et la seconde

favorise beaucoup la sortie des crachats; | et répare en quelque sorte les forces du corps des malailes qui aiment les fumigations (69). Nous préférons surtout les 4

Ou Pr. Décoction de racine de salep, uné livre; élixir de Myosicht, depuis un scru=) pule jusqu'à une demi-drachme; sirop soit de violettes ou de pavots rouges, une” once. À prendre deux onces toutes les.

trois heures. ï

(68) Ernstringius, Phclisn drole 40 1759. — Lange, Von Wasserfenchel, 1774:

— Berens, Diss. de phellandrio aquat., éjusque in PACE, purulenta Sel ul DU Francf. ad Viadr., 1802. — Ebbinge, Diss, de phellandrio aquat. Groning, 1802. Cfr. | Hufeland's Journ., 2 B., 1 St., p. 1; 5 B., p-187; 6 B., p. 257; 7 B., p.35; 8 B.,.

4 SL, p. 173 ; 9 B., 3 St. P. 195 ; 12 B., 9 St.! p. 184, 4 SL, p. 55: 25 B., 2 Su P. 85 ; 26 B., 2 St., p. 161. Réflexions sui les vertus du phellandre contre la phthisi pulmon. (Ann. de la soc. de méd. ral de Montp., t. xvui (Hist., t. v), p. 534 Dose de la poudre, depuis dix grains jus” qu’à vingt, quatre fois par jour. On prés pare une “infusion de douze drachmes jus=.

qu'à la colature de neufonces. Le peuple!

prend à jeun une grande cuillerée de, graines broyées qu’il étend sur du pal) beurré et non salé.

(69) Louis, Remarques et obs. sur l'usage | | des famigations dansla phthisie pulmon. | | (Mém. de l’Acad. de chir., t. v,mém,, p. | 549.) Galien, déjà de son temps, envoyait, les phthisiques auprès du Vésuve, afia qu'ils y fussent nourris de lait et qu ‘ils respirassent l’air chargé de vapeurs bitumis, neuses, (Méth. med., 1. v, c. xu. Charter, t. x, p.122.) Benedictus cherchait à faire de même par l’art, en disant : « Inter præsidia, evaporationes, et suffitus tam= quam nobiliora, et quibus unice in extres mis angustiis confidamus, pensitanday etc.» (L. c., p. 76.) Et il ajoute : « Cu= juscumque sin generis Suffumigationes, et balitus, penitius viceque ipsius aeris in parte spirabiles suscipiantnr. in conclavi,, aut cubiculo, clausis fencstris, ut viteluf!

omnis aeris frigidioris afflatus, ibique!

diu perduret ægrotus; secus enim incas:} sum exercentur. » (L. c., p. 125.) Les fue

migations d’encens, de stvrax ont été ré:

commandées par Mead (Momita, et præc.

med., p. 52} ; de succin et de benjoin par Swieten (Gomment,,$ 1210), de résine, el

DE LA PLÈVRE; DÜ MÉDIASTIN, DU THYMUS ET BES POUMONS. 287

fumigations préparées avec la poix navale (70) comme étant plus facilement supportées sans augmentation de la toux.

L'inspiration de l’éther sulfurique (71) simple ou imprégné de la grande ciguë (72) favorise quelquetois les crachats qui se font difficilement (73), mais souvent elle

ee

de ciré par Billard (Mém. de chir., t. v.

V. Abh. f. pr. Aerzte, 2B., 4 St.,p.107)et Mosque (Chir. Novell., n. 5). On a proposé aussi la vapeur de plomb (V. Iufeland’s Journ., 8 B., 4 St., p.353), et, avec plus de! sûreté, les vapeurs de terre nouvelle (ibid, 1 B., p. 387). On ne se repentira pas delire là-dessus Réaumur (Acad. des sc., an 1750, mém. 403, etc.) et Swieten (Comment., $ 1210). EL ici je me rappelle le docteur Kubick, autrefois riédecin en chef de l'hôpital de Vienne, qui, pour se débarrasser honnêtement des malades atteints de phthisie proprement dite (qui augmentaient sa table mortuaifre, au reste déjà trop remplie), leur conseillait d’aller à la campagne, et là de suivre la charrue sillonnant la terre, et d’inspirer la vapeur qui s'élevait des sillons! Le bain de terre a été employé dans la phthisie par Swieten, d’après ce qu'on lit dans Solano de Luque (Origen Morboso, c. 1, p. 474, et Lapis Lydius Apollinis, p. 231.) |

(70) Crichton, Relation de quelques

expériences faites avec la vapeur du goudron dans le traitement de la phthisie pulmon. Petersb., 1717. Cfr. Hufeland’s Journ., 50 B., 1820, 1 St., p. 90. — Neumann, Bericht über ‘d. zur Prufung d.

Wirkung d. Theerrauchcrungen bei d.

Lungensucht angestellt. Versuche. V. Hufeland’s Journ., 1820, 1 B., p. 90.— Duncan (1. c., p. 124) dit : « But I am inclined to think thatthey will seldom be attended With much advantage, and often with great inconvenience. »

(71) Cette méthode a été proposée par le docteur Richard Pearson (Edinb. Anrials of med., 1796). Le malade applique sa bouche sur un vase contenant de l’éther, jusqu’à ce qu’une cuillerée à café soit répandue dans le poumon par l'in- Spiration.

(72) Pr. Poudre degrande ciguë, une de- Mi-drachme. A infuser pendant trois jours dans une once d’éther sulfurique. D. pour l'usage indiqué.

(15) « I havefoundit particularly useful AS promoting expectoration in 1ho5e cases where viscid mucus, mixed with e large potion of purulent matter, could not

e discharged from the lungs without

irrite trop. L’inspiration de la poudre de charbon (74) et celle du gaz hydrogène sulfuré (75) n’ont point été expérimentées par nous. On ne doit attendre rien de bien ou de mal de l'inspiration des différents gaz (76).

very distressing cough, » Duncan, L c.,

(74) Beddoës, À letter on a new method of treatirg pulmonary consumpt.

Bristol., 1795. — Piepenbring’s Archiv., 8 B., 1 St., p. 77. Une bouteille de verre garnie d'une ouverture assez large pour pouvoir y adapter la bouche; elle sera remplie jusqu’à la moitié d’une poudre très-fine de charbon végétal. Après l'avoir secouée, le malade inspirera. la poudre jusqu’à ce qu’elle soit retombée.

75) Gebhard, Ueber die neuen Einrichtungen der Gasparder bei den Schwefelquellen zu Eilsen. V. Hufeland’s Journal, 50 B., 1820, 2 St., p. 88, 90.

(76) L'inspiration du gaz oxygène a été prescrite dansla phthisie par Ferro (Ueber d, Wirkung d. Lebensluft, Wien, 1793).

Le tort que cette médication cçausait a été démontré par Scherer (Vond. Schadlichkeit d. Lebensluft in langwalirenden Brustentzundungen. Wien, 1793), Lorsque les médecins virent que le gaz, éminerament respirable, était nuisible, ils recoururent à un gaz d’une nature opposée, pour une respiration insuffisante, et employèrent le gaz acide carbonique.

Percival (Essays, vol. 11, p. 73. V. Abh.

f. pr. Aerztce, 2 B., 1 St., p. 145), — Selle (Neue Beytrage, 1 B., p. 220, 2 B., p. 7, 411),— Girtanner ( Hufeland’s Journal, 4 B., p. 199), — Justi (Stark’s Archiv., 4 B.,5 St., p. 125) et les autres. Son utilité a été à juste raison constatée par Mubhry (Diss. de aeris fixi inspirati usu in phthis. pulmon. Goett., 1795), et Osiander (Denkwürdigkeiten, 2 B., p. 503).

Le gaz hydrogène, ou plutôt le mélange de gaz acide carbonique avec l’air atmosphérique, futemployé par Beddoës (Med.

Schriften, 1 B.), et il consacra à ce dessein une institution à Bristol, ou plutôt à Clifton, qui était dissoute à l’époque de mon voyage en Angleterre. En effet, c’est avec raison que j'ai déjà dit (dans Journ.

d. Erfind., 8 St., p. 22, 9 St., p. 129, 17 St., p. 55)qu'on ne pouvait rien attendre de clair d’une semblable méthode, et je regrelte beaucoup d’avoir perdu, depuis l'année 1797 jusqu’à celle de 1799, un temps considérable à des expériences sur

l'inspiration des différents gaz dans la.

phthisie. Je voulais étendre Jes limites de la médecine pour le bien de l’huma-

$ X, De la phthisie pulmonaire au dernier degré.

1. Définition. — La phthisie pulmopaire, quelle que soit son espèce, est parvenue à son dernier deg'é, lorsqu’ elle est accompagnée d'une fièvre hectique parfaitement caractérisée, d’une extrême Maigreur et d’évacuations colliquatives.

2. Littérature. — Quoique nous ayons complété dans toutes ses parties la httérature de la phihisie pulmonaire, on doit encore consuller à ce srjet les auteurs qui ont écrit sur. la fevre hectique. Les principaux sont : Cæsar (77), Montanus (78); Hamberger (79), Liddel (80), Vesale (81), Varus (82), Reschulite (83), Loris (84), Rehfeld (85), Kest (86), Rolfinck{(87), Conring 88), Brotbeckius(89), Hippius (90), Beyer(9t), Francus(92),

nité; mais, novice encore dans cètte profession, j'aurais dû laisser aux anciens une pareillé tâche. Il eût été pour moi plus convenable d'employer mon temps, non dans la pratique, mais dans l’étude des änciens, et avant toutes choses d’apprendre ce qu'ont fait les prédécesseurs.

(77) De hectica febre. Venet., 1517.

: (78) Tract. de febre hectica.. Lugd:,

(79) Diss. de febre hectica. Tub., 1586.

+ Diss. de febre hectica. Helmst.,

pa Consil. in RE ous cruenta cum febre hect. Fr., 1605

(82) Diss. de febre ares Jenæ, 1610,

(83). Diss. de febre hectica, Basil. ,

(84) Assertiones et controversiæ .de hecticæ febris definitione. Basil., 1647.

(85) Déhébtiés dhnitiéue et édratb ae Erf., 1634.

(86) Diss. de febre heetica. Basil,, 1635. |

(87) Diss. de febre hectica, etc. Jen.,

(88) Diss. de febré hectica. Ilelmst.,

(89) Diss. Commentarius in duas Galeni historias de febre hectica complicata.

Tub., 1661.

(90) Diss. de febre hectica, Lips., 1668.

(94) Diss. de febre hectica. Leid., 1669,

(92) Diss. hecticés natura, et curatio.

“Héidelb,, 1679.

f. pr. Aerztc, 28 B., 1 St.

MALADIES DES PAROIS THORACIQUES , 1 AT ra

Fasch (93), Pierre d'Hartenfels (94), | Crausius (95), Stahl (96), de Villa=Noz | va(97), Lux(98): Wedel(99), Plawr(100), | Camerarius (1), Schalze (2), Michiel (3), | Brendel{(4), Longfeld (5), Jon (8) | Nietzki(7); Curtius (8), Fournier! (9) Trnka de Rvsowi4 (US Benefeld (11),0 Reid (12), Gourg (13).

3. Sy mptômes. — Lorsque la FRE] est parvenue au dernier degré. la fièvre d’abord intermittente devient continue, tout en offrant des exacerbations qui le:

plus souvent se manifestent à cingq'heures du soir, parfois à neuf heures du. matin® où vers midi. La chaleur augmente tel=, lement durant ces paroxysmes , que la.

différence en devient même sénsible at thermomètre (14). De plus, elle offre céla”

(93) Diss. de febré hectica.Jenæ, 1688.

Diss. ægra febre hectica laborans. Jenæ, :

(94) Diss. de febre hectica. Erf.,

(95) Drss. de febre hectica: Jen., 1695.

(96) Diss. de febre hectica: Hal., 1699.

(97) Consilium in: febre hectica. V.

Te PNR

Opp. | (98) Diss. de febre hectica. Lugd. Bal.,

(99) Diss. de febre hectica: Jen., 1718:

(100) Diss. de febre hectica. Duisb. p (1) Diss. de febre hectica complicata. |

Œub..,,4634.,. :

(2) Dies. de febre lenta'et hectica. Hal,,

(3) Diss. de febre hectica. Duisb.,1753. | (4) Diss. de phthiseos hecticæeque discrimine, et setaceorum utrobique usu | Goett., 1754. |

(5) Diss. de febre hectica. Edinb., | (6) Animadvers. med. pract, in febrèm | bectic. Lucca, 1764. |

(7): Diss. de febris malignæ, et hecticæ | ortu ejusque eventu. Hal., 1769.

(8) Animadvers. in febrem hecticam, | Dresd., 1781.

(9) Beobacht. über d. schleichende od, auszebrende Fieber, Leipz., 1782. Î

(10) Hist. febris hect. omnis ævi ob-, servationes continens. Vindob., 1783.

(11) Diss. de origine, et reditu febris. !

Jenæ, 1795.

Lee Ms €. V. Abh. f. pr. Aerzte, 10 B., 48

(15) Pret and histor. tr'eatise on con" sumiive diseases. Lond., 1815. V. Abh.

(14) Young, 1. c., assure qu'elle est dé :

deux, trois et même quatre degrés du |

BE LA PLÈVRE, DG MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS

de particulier, que le médecin au premier abord en touchant le pouls, la trouve douce, mais, pour peu que le contact se prolonge, cette chaleur devient bientôt âcre. et. mordicante (15). Quelquefois même pour que les personnes qui entourent le malade éprouvent une impression de celle qui émane de son corps, il suffit qu’elles en approchent la main seulement à distance(16). Le pouls est resserré, dur, tendu, obscur, d’une fréquence extrême ; je l’ai vu battre de cent vingt à cent soixante fois par minute.

Sa soif. devient insatiable, spécialement vers le soir. La langue est rouge et offre une proéminence de ses papilles dont les bords sont rouges et brillants. Chez certains sujets les facultés de l'esprit acquièrent un surcroît d'activité par lequel les malides deviennent plus chers encore aux personnes qui les entourent (17). Les nuits pour Le moribond se passent en lon gues insomnies, et, s’il parvient à goûter quelques instants de sommeil, aussitôt une sueur d’une odeur souvent spéciale (18) ei réunie en gouttes, l'inonde de tous côtés, mais plus particulièrement au cou et à la poitrine. Souvent la peau se recouvre de pustules rouges (19) (hydroa sudamen). Les pommettes offrent des plaques de même couleur et comme peintes avec du vermiilon, tandis que le reste de la face est pâle et livide. L’urine est tantôt rouge, peu abondante, tantôt écumeuse et déposant un sédiment furfuracé.

Les forces diminuent de plus en plus, tändis que se manifestent alors des pollutions nocturnes (20). La voix devient

thermomètre de Fahrenheit, au-dessus de la température normale.

(15) De pulsibus ad tyrones, cap. xir.

Charter, t. vin, p. 10.

(16) Chez une juive phthisique de Vilna cette chaleur était teilement prononcée, que, sans exagération, il me semblait bien ‘plutôt être auprès d'une fournaise que d’une malade (ann. 1816).

. (17) Percival, in Mem. of the med, soc, of Lond., vol. n. |

(18) « Odor corporis, maxime inter sudandum, a consueto mutatur, » Benediclus, op. c.. :

(19) Déjà Hippocrate avait dit : « Pustularum eruptiones, velut unguibus laceraha, cute ,- habitus tabem significant. »

0aC. prænot.,.n, 444. Charter, t. vint, P. 878.

(20) A l'instant même où j'écris, j'ai sous les yeux un exemple semblable sur

Frank, Tom. 1.

rauque ou s'éteint. Quelquefois il se produit durant la respiration, en un point de la poitrine , une sorte de sifflement manifeste pour le malade aussi bien que pour les personnes qui l’entourent, et même Ja main appliquée sur l’endroit affecté perçoit un bruit de craquement {21}. La gorge légèrement rouge, souvent affectée d’aphthes , est douloureuse, surtout à la suite de Ja déglutition qui provoque quelquefois la toux (22) (angine des phthisiques). On possède aussi des observations de gangrène de la bouche (23). Les crachats expectorés sont d’une saveur désagréable, doux, salés, globuleux, jaunes, verdâtres , fétides et attirent un essaim de mouches (24). Déjà les cheveux tombent presque en totalité, les ongles se recourbent, et quelquefois, à la suite d'une constipation opiniâtre, survient de la diarrhée qui pour un temps apaise* la fièvre ; mais l’anxiété ainsi que la faiblesse augmentent, et l'expectoralion se snpprime. La toux devient sèche et donne lieu à de tels efforts pour expectorer, qu’il en peut résulter un emphysème(25);

un jeune officier. Aristote (5. Problem, 35) n'ignorait pas ce phénomène,

(21) J’expliquerais ce phénomène par le passage de l’a r à travers une ouverture établissant communication entre les bronches et une caverne.

(22) C'est ce que j'ai eu l’occasion d'’observer sur une damé de distinction, à a morte d'une phthisie scrofuleuse en l’année 1822. Les médicaments et les boissons provoquaient un accès de toux, comme cela s’observe lorsque les sub- Stances solides, après avoir franchi l’isthme du gosier, s'engage:t dans la trachée.

(23) Autopsie d’une jeune fille morte de gangrène de la bouche. (In Ephem.

N. C., cent. 111 et 1v, p. 271.)

(2%) Je doute fort qu’il faille ajouter :

foi à l'observation de Dominique Panaroli (Iatrologism., pentecost. 9, obs. 40), dans laquelle il est rapporté qu’un phtisique rejetait une expecloration tellement âcre, qu'il suffisait que les mouches y eussent seulement goûté pour mourir aussitôt.

(25) Grimm, Descriptio emphysematis stupendæ amplitudinis ex tussi phthisica obortæ. (Nova Acta N. C., t. 1, p- 66.) J'ai vu, au mois d'août 1822, un jeune juif devenu phthisique par suite de la guérison d’une fistule à l'anus. A la suite de la suppres: ion d’une diarrhée colliquative, il fut pris subitement au cou et au bras droit d’un emphysème offrant une

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