SES
trouve dans les notes de mon père l’histoire de la maladie et de l'ouverture du corps de la jeune princesse M...ch, âgée de quinze ans, qui mourut, à Vienne, de phthisie, au mois de mai 1820. Cette jeune demoiselle, dit-il, naguère si Jolie, pendant quatre mois et plus éprouva de la fièvre sans avoir ressenti ni sueurs n0Cturnes, ni diarrhée de nature colliquative; seulement, une légère expectoration était survenue quelques semaines avant sa mort. Mais, jusque-là, sa toux avait toujours été sèche et comme Spasmodique. Avant l'apparition de crachats purulents, un léger sédiment de même pature s'était montré dans les urines, lequel disparut dès le commencement de l'expectoration. L'un et l’autre poumons offrirent de nombreux ulcères, et les deux côtés de la poitrine, ainsi que le péricarde, renfermaient de la sérosité. On n’observait nulle trace de mamelles, qui manquaient aussi bien que tous les autres signes externes de la puberté. Cependant, l’utérus, légèrement rouge à sa face externe, ayant été ouvert par Île milieu, on put voir un léger caillot sanguin (première menstruation) adhérer à sa face interne. On. trouve des observations de phthisie pulmonaire confirmée dans Mem. of the med. societ. of Lond., vol. 1v, p. 155.
(45). Lieutaud, op. c., obs. 404, t. n, p. 129. — Vater, Diss. de scirrhis viscerum occasione sectionis yiri tympanitide defuncti. Vitemb., 1725, in Halleri Collect. disp. pr., vol. 1v, p. 25. — Haen, Heilungsmethode, 3 Th., Kap. 5, 1 B., p. 328; 9th., Kap. 1, S9, 4 B., p. 202.
— Stoll, Heilungsmethode, 1 B., p. 214.
Cfr. Lospichler, De diagnosi ulceris ac phthiseos pulmonum dubia. (Acta nat.
cur., vol. 11, p. 311.) | (46) Je me rappelle en effet une femme morte de phthisie dans l'hôpital de Vienné, ainsi que je l’avais annoncé à mes élèves. À l'ouverture, nous trouvâmes des poumons parfaitement sains. Déjà le rouge commençait à me monter au visage, lorsque les garçons d'amphithéâtre
. affections
MALADIES DES PAROIS THORACIQUES
dansles viscères abdominaux, dansle foie, par exemple, vient à se frayer un passage jusque dans les poumons (47), l'erreur est alors d'autant plus excusable qu’une telle circonstance ne peut avoir lieu sans une lésion plus ou moins considérable des poumons eux-mêmes. Il arrive fréquemment encore que des péripneumo- .
nies, une fièvre catarrhale et aulres survenant accidentellement chez les phthisiques, font croire à tort au passage de l'affection au dernier degré, surtout lorsque les circonstances commémoratives font connaître que les sujets toussent déj: depuis long-temps, qu'ils ont été sujets à des hémoptysies, a de la dyspnée, et lorsque dans le moment ils présentent une expectoration purulente accompagnée de fievre. Pour distinguer de la phthisie confirmée Îles maladies accidentelles qui surviennent chez les phthisiques, l'attention doit surtout se porter sur le degré présent de la maigreur, sa cruelle et inséparable compagne. L'enrouement qui se manifeste dans la dernière période de la phthisie pulmonaire étant également un symp-.
tôme de la phthisie laryngée et trachéale, cette circonstance peut encore faire confondre ces affections entre elles ; le tableau comparatif suivant servira à éviter cette erreur.
Phthisie laryngee et trachéale.