DE LA PLÈVRE ; DU: MÉDIASTIN
jointe. à la petitesse de cette fonction, indique d'ordinaire de la douleur, l’inflammation de la poitrine et des viscères principaux de l’économie (38). La respiration faible et laborieuse dénonce une prostration des forces, et chez les hystériques la perte de la connaissance (39).
À la suite d'un mouvement respiratoire ample et comme interrompu par un long temps d'intervalle, il faut s'attendre à voir survenir du délire (40); mais, si la respiration est grande et chaque temps très-prolongée, ce sont des convulsions et du délire (41). La respiration petite est: toujours un signe de l’état fâcheux de la maladie ; d’où il est facile de comprendre pourquoi une grande expiration, ccompagnée d’une inspiration petite et vice versä; est donnée comme sympôme précurseur de la mort (42), tandis que l'extension , la gêne, l'obscurité et -omme pour ainsi dire un double mouvement de la fonction, annoncent la Jrostration des forces. Dans toute malalie grave, si le sujet éprouve de la peine reprendre haleine, il y à danger; si à cet éfat se joint en outre le délire, affection se terminera par la mort (43).
ba respiration mêlée. de soupirs, si l’on lé peut l’attribuer au chagrin ou à une értaine habitude, et lorsqu’elle s'accomagne d’assoupissement , est un signe l'avortement prochain (44), Dans les ièvres aiguës la respiration plaintive est in signe dés plus funestes (45). La resiration stertoreuse annonce d'autant lus sûrement une suffocation. immiente, qu'elle est plus laborieuse, que amaladie est plus avancée (ce signe, en ffet,} est moins à redouter à son début 46)), que sa gêne plus grande coïncide vec un état du malade désespéré d’aileurs, qu’elle s'accompagne comme d’un ouillônnement dans la gorge et d’un rand bruit, ainsi que d’écume à la bouhe. Tant que‘ dans les affections de poiine la respiration n’est point doulou-
AUS) Hippocrate, Progn., $ 4, et Coac.,
(59) Zimmermann, Von d. Erfahr., T.
(40) Hippocrate, Progn., & 4.
(M) Hippocrate, Coac., S 2.
(42) Coac., I. c. “4
(45) Hippocrate, Coac., $ 5, et aph. 4.
(44) Hippocrate, Coac., 1. c.
(45) Hippocrate, aph. vi, 54, r.
(46) Hippocrate, Epid., var, 7.
Frank, Tom. 1v.
o21 reuse , le malade ne court aucun danger (147). Une respiration inégale est, au contraire, regardée comme un mauvais symptôme. Nous en dirons autant de la respiration froide (48). Si l’haleine du malade devenue fétide exhale une odeur cadavérique , c’est le signe positif d’une mort prochaine (49).
DU THYMUS ET DES POUMONS
$ II. De la dyspnée.
1. En general. — Depuis le sommet de la tête jusqu'aux talons, à peine pourrait-on rencontrer un seul point qui ne fût susceptible de devenir une cause de dyspnée (50).