APITRE VIIL — DE LA TOUX EN GÉNÉRAL ET DU CATARRHE PULMONAIRE
$ Ier. De la toux en général,
1. Définition. — On définit ordinaiement la toux (1), l'expulsion bruyante 2) et plus ou moins forte hors des pounons, de l’air inspiré, se renouvelant à le très-courts intervalles, le plus souent à la suite d’une grande inspiration,
(74) Minderer, Medie, milit, (sous orme d’acétate). — Floyer, Le, p. 252.
(75) Fanoy, Ergo asthmati humido licotiana. Paris, 1700. | (76) Müller, in Iufeland’s Journ. , 12 B., 4 St., p. 161.
:(77) Cfr., chap. 1v, $ 6, n. 9. Surtout ans la dyspnée muqueuse chez les suets scorbutiques, »(78) Enslin, De boleto suaveolente, lannh., 1785,
(79) Stein, Diss, de faba sancti Ignali, Erl., 1795.
(80) Hahnemann, dans Hufeland's ourn., 4 B., p. 75. |
(81) Pris dans un morceau de laine, n les mettait dans du vin, que l’on buait ensuite. V. Galien, 1. va, de comp.
nedicaminum, — Félix Plater, 1. ce. — Chenk, 1. 11, obs, — Dcodatus, in Pan.
heo hygiastico, 1. 11, p. 140. — Ludov.
lercatus, De internorum morb. curat., «11, C. 4. — Rolfinck, Epit., p. 195.
(82) Dioscorides, M. m., 1. 11, €. 497.
+ Gessner, Frankische Samml. a. d. naurl. Arzneyk., etc. 7 B., p- #15 (Extrait ineux préparé avec uue égale quantité le racines et de feuilles).
(1) En grec Êxë et au pluriel Pñyes d’où les médicaments donnés contre ette affection ont été appelés béchiques, mxux%). Plusieurs personnes font dériver expression latine tussis, du bruit que Ont entendre les personnes qui toussent, Gimme si l’u exprimait le son obscur, et 6 deux ss le sifflement (Becmann, De figine latinæ linguæ). En allemand, lusten ; en français, la toux : en anglais, Ough;enitalien, tosse; en polonais, kaszel.
(2) D'où vient cet adage vulgaire :
Quatre choses ne peuvent se cacher :
e feu, la gale, la toux et l'amour, »
et par laquelle le malade s'efforce d’arracher et d’expulser quelque chose qui le wêne.
2. Lillérature. — Les auteurs qui ont écrit sur la toux en général , sont : Pla= ner (3), Hierovius (4), Pavius (5), Auchter (6), Schoenfeld (7), Widholz (8), Fabricius (9), Zeïidler (10), Merlet (11), Lange (12), Vogler (13), Friesen (14), Heïland (15), Limprecht (16), Metzger (17), Wedel (18), Crausius (19), Thile (20), Eyselius (21), Sperling (22), Goll (23), Haller (24), Büchner (25), Bedekind (26), Strack (27), Finck (28), Van der Bilen (29), Verveer (30), Nürnberger (31), Iltner (32), Keck (33), Tode (34).
(3) Diss. de tussi morbosa. Tub.,
(4) Diss. de natura, et curatione tussis, Witeb., 1595.
(5) Diss. de tussi. Lugd. Bat., 1604.
(6) Diss. de tussi. Basil., 1615.
(7) Diss. de tussi. Lips., 1618.
(8) Diss. de tussi. Basil., 4695.
(9) Diss. de tussi. Rostoch, 1626.
(10) Diss. de tussi, Lips., 1631.
(11) Paradoxa de tussi. Paris, 1650.
(12) Diss. de tussis natura ct cura.
Lips., 1655,
(15) Diss. de tussi. Ielmst., 1667,
(14) Diss. de tussi. Lips., 1667.
(15) Diss. de tussi, Giess., 4670.
(16) Diss. de tussi. Lugd, Bat,, 1675.
(17) Diss. de tussi. Tub., 1676.
(18) Diss. de tussi. Jenæ, 1678.
(19). Diss. de tussi. Jenæ, 1678.
(20) Diss. de tussi. Witeb., 1685.
(21) Diss. de tussi. Erf., 1699.
(22) Diss. de tussi. Witeb., 1708.
(23) Diss. de tussi. Argent., 1710.
(24) Diss. de tussi. Goett., 1749.
(25) Diss. de tussi humida epidemica morb. præcavente. Hal., 1763. -
(26) Diss. de tussi in genere, et epidemica illa, quæ hoc anno sæviit, Rintel., 1766. È
(27) Diss. de tussi. Mogunt., 1771.
(28) Diss. de €o, quod tussi proprium est, et commune. Bamb., 1779.
(29) Diss. de tussi in genere, Lovan,
(580) Theses de tussium varietate.
Duisb., 1783.
(51) Diss. observationes super tussi.
Witeb., 1783.
(52) Diss. de tussi. Mogunt., 1784.
(33) Diss. de tussi, Mogunt., 1784.
(34) Ucber den Schnupfen und Husten, Kopenh., 1804,
3. Division, — Nous devons rappeler ici que les pathologistes ont divisé, la toux : (A) d’après les époques diverses de l’année où elle se développe, en toux de printemps, d'été, d’automne et d’hiver ; (B) suivant sa durée et le retour des
accès, en récente, habituelle, chronique,
périodique et vague; (C) suivant son intensité, en bénigne, véhémente, suffocante ; (D) d’après son issue, en salutaire, funeste, mortelle; (E) d'après l'absence ou la présence d’expectoration, en sèche, humide; et cette dernière encore suivant la nature des divers crachats, en sanguinolente, purulente, mixte, séreuse ou muqueuse. Mais la division la plus importante de ce phénomène est celle qui consiste à le distinguer en symptomatique d’une autre affection, ou bien constituant à lui seul la maladie.
4. De la toux symptomatique des autres affections. — Nous avons déjà parlé de la toux symptomatique des autres affections dans le traité des fièvres intermittente (35), typhoide (36), gastrique (37), catarrhale, tant sporadique qu'épidémique (38), inflammatoire (39) ; dans celui de la rougeole (40) et des autres affections exanthémateuses; dans le traité des affections spasmodiques vagues (#1), du croup, de la phthisie laryngée, trachéale et pulmonaire, des péripneumonies, de la pneumonorrhagie, de. l’hydrothorax, de l'asthme ; nous reviendrons encore sur ce sujet en faisant mention de beaucoup d’autres maladies.
5. De La toux constituant une affection essentielle. — La toux constituant une maladie essentielle est sympathique ou idiopathique.