‹ Traité de pathologie interneChapitre 160 sur 277 · De la. ioux sympathique, — La · texte numérisé non relu

De la. ioux sympathique, — La

toux sympathique provient de, causes :

ayant leur siége dans l’encéphale, les nerfs qui y prennent naissance, le cœur,

(35) P: 1,.v. 1 ce 2, $.22,2; S:23, 3. Je l'ai observé. sur le prince royal de Vilna, comme Fr. Hoffmann, (Diss. de tussi de convulsiva, $ 24): « Vidi virum tertiana exquisita laborantem, qui quams diu horror, febrilis durabat, immani tussi vexabatur. » Édit. de Leypsick.

(36) Ib., chap. 1v, $ 40,

(37) Ibid., chap. v, $ 60.

(38) Ibid., chap. v1,$ 69.

(59) Ibid. chap. 12, $ 79, 2.

(40) P. 1, vol. u, Cap. xu.

(41) P, 7; Ve avy 50Gt Ia Gi AVS 70 Ge

MALADIES DES PAROIS THORACIQUES

les grands vaisseaux, les viscères abdo= minaux et le bassin.

7. T'oux provenant de l'encephale.. — La cause de la toux a été placée dans le cerveau par Aristote (42), Hippocrate, (43), Montanus (44), mais d’une manière, tout-à-fait erronée (45), comme la fort bien prouvé Van Helmont (46). Vésale (47), Hüdanus (48) et Morgagni (49) se sont plus rapprochés de la vérité en l’attribuant au consensus nerveux, savoir :

de la paire du nerf vague pour ce qui touche le cerveau, et du grand sympathique pour les oreilles (50). On doit encore attribuer à l’action des nerfs l'in

(42) L. 1, De generatione animalium, Cap. 111.

(43) L. 1v, De morbis.

(44) Consil. 160, 162. $

(45) Il présumait, en effet, que la pituite tombait du cerveau à travers les carotides et les jugulaires dans les veines caves et le cœur, ou bien encore que, passant à travers les ouvertures de la lame criblée de l’ethmoïde, elle tombait comme une rosée dans les narines, la gorge et les poumons. |

(46) Au livre intitulé : catarrhi deliramenta.

47) L. tr, ©. ur, De humani corporis fabrica. (Il y est question d’une jeune fille hydrocéphale qui, toutes les fois qu’elle remuait la tête, était prise d’une toux fort gênante. |

(48) Cent. 1, obs. chir. 4. (11 parle d’une boule de verre cachée dans l'oreille et donuant lieu à une petite toux. Le fait se trouve encore confirmé par l’observation d’Aristote, rapportée dans Problem., sect. xxxn, quæst. 6, ainsi que par la toux qui survient à la suite de la titillation de l'oreille.

(49) Op. ec. Cet auteur dit: « Tussis causamin capiteesse posse, vel ex eo om nibus manifestum est, quod levem audi= torii meatus ab auriscalpio irritationent sæpius tussis sequitur. Anatomicis quo= que ea nota est, quæ ivritatis fit initiis nervorum, velut interdum in hydroces phalis. » :

50) Le conduit auditif externe reçoit le nerf auriculaire ou temporal superfis ciel. postérieur. Ce nerf vient du troisiè rameau de la cinquième paire. Le L rameau de cette dernière, le nerf vidien (rameau profond), fournit l’origine du nerf interçostal ou grand sympathique:

Ce nerf concourt à la formation du plexus cardiaque, lequel a des communiçations aveg le plexus pulmonaire,

DE LA PLÉVRE, DU MÉDIASTINS DU THYMUS EE DES POUMONS. 34

luence que les affections de l’âme, surout la colère (51) et le chagrin (52), xercent sur la production de Ja toux.

Puisqu’une toux violente peut,occasion- 1er la perte subite de la mémoire et du ugement, ainsi que la paralysie des nains et des autres membres ; puisque, lans la frénésie, l'apparition d’une toux iolente (53) souvent met fin à la naladie (54); toutes ces circonstances, lisons-nous, confirment de plus en plus lunion qui existe entre les poumons et € cerveau, union qu'il ne faut pourtant as attribuer aux nerfs seuls. Signalons encore l'effet avantageux d’un vésicaoire ou du feu appliqués sur le crâne lans le traitement de certaines toux rejelles (55), sans parler de celui des narotiques.

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