T'oux provenant du foie. — Le
foie, par suite de son volume considéra-
ble , peut fort bien gêner les poumons, ainsi que l’a démontré Galien (65). Ce même auteur définit la toux qui résulte de cette cause (à laquelle il faut ajouter également le consensus des nerfs) bien plutôt une envie de tousser qu’une toux réelle (66). En effet, elle est ordinairement brève et entrecoupée. Cependant, nous avons vu des toux provenant du
eee
(60) Junker, Tabul, de tussi sub çautelis.
(61) Baeumser, p. 220,
(62) Fienus, De flatibus, c. 1x. — Hol- Icrius, De morbis internis.
(65) Lisez les exemples rapportés dans Ronseus, in Celsi, 1. 1v, c. IV; — Donat. Ant. ab Altomare ex Aetio ; — Meibomius, Epist. inst. med.;—Forestus, 1. xx1, obs, 26,35; —Mercurialis, De morbis puerorum ;—Sennerte, Tract. de infant. curat., P. 11, c. xxn1; — Mercatus, 1. 1, De pueror. morb., c. vui; — Van der Bosch. Hist. constit. epid. verm.,
(64) De Haen rapporte avoir vu se développer plusieurs fois une toux insurmontable dans les circonstances suivantes : hernie des intestins à travers d'anveau inguinal, suppuration de ces derniers, et, après le débridement, sortie d’une certaine ‘quantité de pus et d’excréments, et, enfin contact de l'air extérieur sur les viscères. (Rat. med., vol.
VU, C. 1v, $ 23, p. 199.)
(65) « Jecinoris moles, dit-il, incidens p'æcordiis facit angustiam in præcordiis. » | * (66) « Quæ tussis magis tussiendi CU piditas est, quam vera tussiçula, »
Mitleidiger Arzt.,
foie et de la vésicule biliaire (67) cruellement intenses ; elle survient le plus ordinairement par intervalles, surlout vers le matin, et s'accompagne d’un sentiment.
de stranguïation. Après l'accès il ne persiste d'ordinaire nulle difficulté dans la respiration. Les sujets les plus exposés à.
ce genre d'affection sont les hommes vivant au milieu du luxe. La médication doit être rapportée à l’affection particulière du foie ou de la vésicule biliaire.
Souvent nous nous sommes bien trouvé de la décoction de chiendent avec le miel, et dans laquelle on ajoute une faible quantité d’un sel neutre.
13. Toux provenant de l'utérus. — L'aménorrhée (et, pour être plus exact ,:
peut-être la cause qui a occasionné la suppression des menstrues) détermine souvent de la toux (68). On possède l’ohservation d'une femme qui, chaque fois qu'elle avait des rapports intimes avec son mart, était prise d’une toux qui cessait aussitôt que l’époux interrompait ses caresses amoureuses (69). Beaucoup de femmes pendant leur grossesse, et cela jusqu’à l'instant de la parturition, sont prises d’une toux violente et continuelle. Cette toux formidable des femmes enceintes dépend d'ordinaire tantôt de la position élevée du fœtus, tantôt (et c’est ce qui le plus souvent a lieu) de la pléthore, tantôt de la sensibilité de l’u= térus, tantôt des mouvements du fœtus.
Les moyens de la combattre ou du moins de l’apaiser sont la saignée du bras (70), un léger effet laxatif par l’électuaire lénitif, et, si le cas le réclame, l'adminisration d’un grain ou deux d'extrait de jusquiame noire durant la nuit. La toux n’épargne pas non plus les femmes en couches (71).
(67) J’ai plus d’une fois vu l’existence d’un calcul cystique s’acompagner d’une toux cruelle. Lé même phénomène a été décrit par Willis (De morb. convulsivis, ©. x, p. 14), Willich (Diss. de fre= quenti catarrhor. ex primis viis origines Gœtt., 1776), et Stoll (Rat. med., t. n, p- 556). TE
(68) Forestus, I. xxvur, Schol., obs. 3% —Rodericus a Castro, P. 11, 1. m1. — Sens nert, L. 1v, part. 11, Sect. v, C. v. 3
(69) Plater, L. 11, Obs.; p. 758. É
(70) J'en ai vu résulter des effets sur prenants. .
(71) De Haen a observé chez une:
femme en couches une toux des plus re= belles qui çcessa immédiatement après la
DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN,, DU, THYMUS EF. DES POUMONS. 349