CHAPITRE IX. == DE LA COQUÉLUCHE
SI. Definition. Raison du nom.
Litterature,
1. Définition. — Une toux, le plus souvent épidémique sur les enfants, débutant comme la fièvre catarrhale, mais revenant ensuite par accès compliqués d’efforts violents et répétés d'expiration, d'une. inspiration prolongée et qu'ac
RS sat à nl nt 2 ot net de ant g ie AE 2
diaphorétique. Pendant la nuit, il survint de la sueur ; la malade dormit, et le lendemain au matin se trouva bien; ce qui lui fit demander sa sortie, qu’on ne put lui refuser. Maïs à peine était-elle de retour à son domicile, que se manifeste une recrudescence de la maladie. .Différents médicaments, soit anthelmintiques, soit anti-spasmodiques, furent administrés sans succès. Sur ces entrefaites, le docteur Liboschitz, praticien habile, .entendit parler de cette affection singulière. « Je me rappelle, dit-il, avoir rencontré, il y a quarante ans environ, un cas tout-à-fait semblable. Je donnais des Soins à la malade depuis trois mois consécutifs sans aucune amélioration dans son état, lorsque, me désolant d’un tel insuccès devant le pharmacien Muller, il me dit : Pourquoi donc ne prescrivezvous pas du guy de chêne? Un médecin italien, exerçant à Vilna jadis,;a guéri plusieurs toux rebelles ‘par .ce moyen.
Je suivis le conseil, et la toux céda immédiatement. Je serais donc d'avis d’essayer le même remède sur la malade en question. » Le docieur Barankiewicz le prescrivit effectivement, et la toux céda pour ne plus revenir. Faïsarit moi-même enfin des recherches. touchant l'usage du guy de chêne dans la toux, j'ai trouvé le passage suivant.dans Baglivi (1.€.) :1e In tussi convulsiva infantum decoctio ex musco arboreo præsertim a. quercu pendente, omnium præstantissima est, ut nos experti sumus monente Willisio : valet quoque in alïis morbis convulsivis. »
Le 14 octobre, une cuisinière âgée ‘de vingt ans, et hystérique, à la ‘suite d’une course par un temps froid et humide, entre toute en sueur dans sa chambre, Mais aussitôt tombe à terre sans connaissance. Les assistants lui jettent de beau froide, et par. ce moyen lui font reprendre connaissance ; mais presque aussitôt se manifeste une fièvre catarrhale.
Le troisième jour de cette affection, saïgnée générale, ce qui calme un peu la lièvre; néanmoins la ‘toux devient -ex-
compagrént un critout particulier, ainsi que l'imminence de la suffocation ; ajoutez en outre la lividité de la face et des vomissements, fréquents : telle est l’affection que l’on appélle coqueluche.
2. Raison de ce nom.— L'expression vulgaire de coqueluche , quoique manquant de sens (1), mérite cependant, selon nous, la préférence sur tout autre mot savant, parce qu’elle est généralement adoptée (2), ét surtout parce qu’elle
cessivement violente, et tout-à-fait: sem blable à celle de l'observation précé:
dente. Le cinquième your , a malade entre à la clinique, où on lui ‘ordonne une émulsion de semences de jusquiame, un bain de pieds et un ,lavement. Elle peut reposer une heure ou;deux durantla nuit, mais vers le matin la toux devient plus cruelle que jamais; la parole est entrecoupée, et lorsque la malade essaie de faire une inspiration, la toux se trouve portée à son comble et détermine une espèce d’éternument. Ce n’est qu'avec peine qu’elle peut saisir un instant d’intérmittence pour avaler, mais, aussitôt la déglutition opérée, ïl survient du mieux, et la toux s’apaise pour un ‘instant. Point de fièvre; pouls normal : décubitus possible sur: l’un et l’autre côté ; :une douleur vive, partant de l’épigastre-pour :atteindre Ja-gorge en-suivant.la ligne médiane du sternum,, 5e fait encore ressen-
. tir. Le front est également douloureux,
J’eus immédiatementrecours à la poudre de guy de chêne administrée à la dose d'un scrupule toutes les deux heures, et à la décoction -de la même substance, moyens qui furent suivis d’un si heureux succès, que la toux disparut aussitôt comme par enchantement, et que les autres souffrances furent également gué:
ries, de manière à permettre, au bout de sept jours, la sortie de la malade en par.
faite santé.
(1)J'ose à peine en effet, faire dériverle mot coqueluche, ou des-capuchons dont on:enveloppait la tête des malades atteints de cette espèce de toux (Séhenk, in Præfat., et lib.:vr, p. 767), ou du:sirop de papaver rhœas.(vulgarrement coquelicot), que l’on emploie avec avantage contre cette affection. (Paré, 1. xxur, C. V, P. 550.)
(2) Chaque jour de plus en plus, en effet, ‘les différents peuples substituent la dénomination de coqueluche -aux noms fournis par leurs langues naturelles.
ces derniers sont : en allem.; Krampf-Husten, Brech-Ilusten, Blauer-Husten, Schaf- Husten, Keich-Husten, Kick-Husten ;
ne se rattache à aucune idée fausse. En
effet, nous sommes bien convaincus que
la seule épithète de convulsive donnée à la toux dont il s’agit, en poussant le vulgaire des médecins à la combattre par des remèdes anti-spasmodiques, a causé la mort de plus d'un enfant. De plus, si cette toux doit s'appeler convulsive par la seule raison qu'elle est déterminée par une irritation des nerfs, la même désignation ne conviendra-t-elle pas alors à une infinité d’autres espèces de toux (3). De même, en effet, que la dénomination de foux convulsive a fait tomber dans l'abus des anti-spasmodiques, de mème celle de toux stomacale, dans celui des émétiques. Le choix des noms imposés à la coqueluche n’est pas heureux d’ailleurs. Le mot pertussis, en effet, ne signifie rien autre chose qu'une toux longue et rebelle, phénomène dont il existe un nombre infini d'exemples indépendamment de la coqueluche. Cette espèce de toux ne peut non plus être dite glapissante (clangosa), puisque le son particulier que nous. avons signalé plus haut est propre à l'inspiration et non à la toux. Les noms de toux strangulatoire ou infanticide jettent de la terreur dans les esprits, et les épithètes de toux de bête fauve (ferina) et de toux quinte sentent trop la métaphore (4).
3. Litterature. — Que les anciens, sous les dénominations de toux fati-
gante (delassans) (5), suffocante (6),
férine (7), aient décrit des toux cruelles, nous ne le révoquons nullement en doute; mais ce dont nous doutons fort, c'est que ces différentes espèces de toux aient été la même que celle attaquant les enfants et de nature épidémique que nous désignons sous le nom
oo
franç., coqueluche; toux quinteuse, architoux des enfants; ital., pertosse, mal del castrone, tosse fiern, asinina, canina, convulsiva; anglais, Chin-cough, Kinkcough, Hooping-cough, Whooping-cough; polonais, Koklusz.
(5) GC. vit, $ 1, n. 6.
(4) Tussis quinta, « quia sicuti quinta essentia est erutu difficilis, ita hæc tussis curatu difficillima. » Schenk, lib. n, p.
(5) HOTLHOÔNG.
(6) ruyuodnc.
(7) Snpodnc.
de coqueluche (8). Sprengel démontre, d’après les œuvres de Mezeray (9), Coyttary (10), Pasquier (11), Valleriola (12), qu'on ne rencontre des iraces de cette dernière qu’au commencement du xvie siècle en France (13). Le même'auteur s'efforce encore de prouver par les écrits de Marcellus Donatus (14), Salius Diversus (15), Wyerus (16), Capivaccus (17), que cette affection désola l'Italie vers la fin du même siècle.
Mais s’il en est réellement aïnsi, n’est-il pas bien remarquable que deux auteurs, illustres de la même époque, Mercurialis (18) et Trunconius (19), écrivant sur la, toux en général, n'aient nullement fait.
mention de la coqueluche. Quoi qu'il en soit, on trouve plus tard des descriptions de cette maladie, qui chaque jour s’é-" tend davantage (20), dans Alberti (21), Hoffmann (22), Shickardt (23), Forbes (24), Geller (25), Ebeling (26), Mellin.
(8) Cette opinion est également celle d’Astruc, de Watt, et autres encore.
(9) Abrégé chronologique de l’histoire de France, t. 11, p. 396. Paris, 1690.
(10) De la fièvre pourpre épidémique, Cxdfs Date
(11) Recherches de la France, 1. 1v, c. xxV, p. 635. Paris, 1607.
(12) Loc. comm. append., p. 50, 51:
Lugd., 1604.
(13) Versuch e. pragmat. Geschichte d. Heilkunde, 3 th., p. 103, 107.
(14) De hist. mirab. med., fol. 309 b.
(15) De febr. pestil., cap. x1,.p. 60.
Fref., 1586.
(16) Opp. edit. Amstel. 4660. Obs., 1. n, ©. an, p. 978.
(17) Opp. Venet., 1606, epist. 111, pe
(18) De puerorum morbis, 1. 11.
(19) De puerorum custodienda sanis tate. Florent., 1593. |
(20) Penada, I. c., p. 6. 1: |
(21) Diss. de tussi infantum epidemicas Hal., 1728. |
(22) Diss. de tussi convulsiva. Hal:
(23) Vom Keichhusten. Stuttg., 1754 (24) Diss. de tussi convulsiva. Edinb:; 4755. û
(25) Scrutinium physico-medicum de tussi infantum epidemica convulsivaæs Rostoch., 1765.
(26) Diss. de tussi infantum convuls siva. Goœtt., 1768. TRS
DE LA PLÈVREs DU MÉDIASTIN ÿ. DU. THYMUS ET DES POUMONS<
(27), Habla (28), Kirkland (29), Holdefreind (30), Strack (31), Grest (32), Savoye (33), Butter (34), Nurnberger (35), Haberler (36), Kachler (37), Fairtlough (88), Gallay (39), Krevet (40), Tode (41), Harding (42), Haster (43), Hartmann (44), Klinger (45), Wood (46), Melzer (47), Veizhans (48), Danz (49), Halls (50), Harrison (51), de Hagen (52), Boehmer (53), Callenau (54), Jones (55), En-
(27) Von d. Keiïishhusten d. Kinder.
Fr. u. Leipz. 1770.
(28) Diss. de tussi convulsiva infantum. Vindob., 1772.
(29) Diss. de pertussi. Edinb., 1772.
(30) Vom epidem. Stickhusten d. Kinder. Helmst., 1776.
(51) Diss. de tussi convulsiva. Mogunt.,
(52) Diss. de tussi convulsiva. Argent., 1778.
(53) Diss. de tussi convulsiva, Vienn., 1780. :
(54) Abhandlung von dem Keichhusten. Stendal, 1782.
(35) Diss. de pertussi. Viteb., 1783.
(56) Diss. de tussi convulsiva epidemica. Marb., 1784.
(57) Epist. adversaria de tussi convulsiva, et variol.. Erl., 1784.
(58) Diss. de pertussi. Edinb., 1785.
(39) Diss. de tussi convulsiva. Edinb.,
(40) Diss. de tussi convulsiva infanlum. Lugd. Bat., 1785.
(41) Diss. de tussi convulsiva. Hafn.,
(42) Diss. de pertussi. Edinb., 1789.
(45) Abhandlung uber d. Keichhusten. Landshut., 1789.
(44) Diss. de tussi convulsiva. Francof., 1790.
(45) Etwas uber d. Keichhusten. Gott.,
(46) Diss. de pertussi. Edinb., 1790.
(47) Abhandlung von d. Keichhusten, Petersb., 1791.
(48) Diss. de tussi convulsiva infantum. Stuttg., 1791.
(49) Versuch einer allgemeinen ,Geschichte d. Keichhustens. Marb., 1791.
(50) Diss. de pertussi. Edinb., 1795.
(51) Diss. de pertussi. Gœtt., 1795.
(52) Diss. de tussi convulsiva. Mogunt., 1794.
(53) Diss. de tussi convulsiva. Viteb.,
(54) Diss. de tussi convulsiva. Ediub., (55) Observat, on the hooping-cough, Lond., 1755.
gelhart (56), Francke (57), Kreysig (58), Beireis (59), Kunzel (60), Macartan (61), Kapp (62), Paldamus (63), Sackenreuter (64), Stolle (65), Wittstock (66), Jahn (67), Lando (68), Seiler (69), Bourdet
(70), Van der Heyden (71), Gallerand
(72), Clossius (73), Watt (74), Gardien (75), Penada (76), Marcus (77), Kochler (78), sans parler des auteurs qui ont écrit sur les maladies des enfants en géné-
-ral (79),
(56) Diss. de pertussi. Lundæ, 1797.
(57) Diss. de tussi convulsiva per totum fere an. 1796 Erfordiæ grassante.
Erford., 1797.
(5S) Diss. de tussi convulsiva et asthmate acuto infantum Millari. Viteb.,
(59) Diss. de tussi convellente epidemica et contagiosa. Helmst., 1801.
(60) Diss. de tussis convulsivæ causa.
Gœtt., 1801.
(61) Dissert. sur la coqueluche et le croup. Paris, 1804.
(62) Diss. de tussi ferina. Erl., 1805.
(63) Der Stickhusten. Halle, 1895.
(64) Diss. de tussi ferina. Erl., 1805,
(65) Diss. de tussi convulsiva. Wurceb., 1805. É
(66) Diss. de pertussis natura, atque medendi methodo. Gœtt., 1805.
(67) Ueber den Keichhusten. Rudolst.,
(68) Memoria sulla tosse convulsiva, che ha regnato epidemica in Genova nell’ anno 1806. Genova, 1809.
(69) Diss. de tussi convulsiva. Viteb.,
(70) Diss. sur la coqueluche, Paris,
(71) Diss. sur la coqueluche. Paris,
(72) Essai sur la toux convulsive des enfants. Paris, 1812.
(73) Etwas uber d. Quelle, d. Sitz, d.
Elgenthumlichkeiten u. Keilmethode d.
Keich-oder Blauenhustens d.. Kinder.
Hadamar, 1815.
(74) Treatise on the history, nature and treatment of chin-cough; including a variety of cas and dissect. Lond., 1813.
(75) Dictionnaire des sciences médicales, t, vi, p. 315. Paris, 1815.
(76) Memoria, cui fu aggiudicato l’accessit dalla soc. ital. delle sc. nel 29 novembre 1814. Verona, 1815.
(77) Der Keichhusten, uber seine Erkenntniss, Natur und Behandlung. Leipz.,
(78) De sede, et natura tussis convulsivæ. Prag., 1818.
(79) P. 1, vol: 1, $ 9, n. 5, Surtout re-
S IL. Symptômes. Autopsie
- cadavérique.
1, Symptômes.— La coqueluche présente trois stades dont chacun est caractérisé par des symptômes propres. Ces périodes sont : celle d’invasion, d’acuité et de déclin. La période d’invasion présente la fièvre catarrhale, ce qui lui a fait donner par beaucoup de médecins le nom de période catarrhale. L'enfant, dans un état morose, est pris tour à tour de frissons et de chaleur; le pouls est fréquent, légèrement dur ; les yeux perdent leur éclat habituel, se remplissent de larmes; les narines se bouchent, il survient des éternuments; la voix est rauque ; la toux sèche, mais cependant peu génante. On: observe en même temps la perte de lappétit et l'agitation du sommeil. Vers le septième jour de la maladie, rarement plus tôt, souvent plus tard, la fièvre, sans qu’il soit survenu aucune évacuation, diminue d'intensité, se dissipe à proportion que la toux acquiert plus de violence et revêt un caractère spécial. Période d’acuité : à la suite d’un sentiment de malaise à l’épigastre, de chatouillement dans la gorge et d’un resserrement de poitrine, survient un effort pour tousser auquel succède aussitôt une expiration exécutée: en sanglotant par des efforts répétés. Le thorax étant ainsi violemment contracté et le diaphragme repoussé en-haut, les poumons se trouvent comprimés dans un espace trop étroit; d’où résulte un manque d'air auquel le pauvre petit malade s'efforce de remédier par-uneinspiration profonde et prolongée. Mais cet effort pour faire pénétrer de l’air dans la poitrine éprouve un obstacle tant par l'impossibilité de dilater Te thorax que par la constriction du lrynx. Les enfants plus avancés en âge, pour faciliter cette dilatation de la poitrine, recherchent même un appui ou bien un point fixe, et pour cela posent leur tête contre un mur ou dans leurs mains, etensuiteimpriment une. secousse brusque à leur corps en frappant du pied, mais sans pouvoir se procurer aucun soulagement. Par suite de la contraction de la gorge, il arrive que la colonne d'air, entraînée à travers l'ouverture de la glotte devenue plus étroite que de
lativement à la coqueluche:, on doit des éloges à Storçh, Rosenstein çt Henke,
MALADIES DES. BAROÏS THORACIQUES
coutume, produit un son aigu Ou plutôt un gémissement spécial que l’on a comparé à tort au cri de l’âne ou du coq. A peine l'air est-il inspiré avec tant de peine qu’il est repoussé de nouveau par des efforts répétés et en sanglotant; ces expirations et ces inspirations pénibles .
se succèdent six, huit fois dans l’espace de deux à trois minutes et même au-delà.
Durant cette seène terrible, les jeunes malades ont la face pourpre, livide; la sueur coule de leur front, leurs yeux sor-.
tent des orbites ; le sang coule parfois par lenez, la bouche, quelquefois les oreilles ; le cœur est tumultueusement agité, des vents sont rejetés, et l'estomac se débarrasse par le vomissement des matières contenues dans sa cavité. Chez quelques sujets il se développe en outre des ecchymoses sur les paupières et la membrane albuginée , il survient des éternuments sans fin (80), un déchirement de la commissure des lèvres laïssant écouler beaucoup de sang, une perte involontaire des urines et des matières fécales , le refroidissement des extrémités, la: petitesse, la contraction et une légère dureté du pouls, des lipothymies et des convulsions, sans parler de la suffocation. La toux n’est suivie d’aucune expectoration, si ce n’est quelque peu de mucus d’un blanc jaunâtre, parfois bleu ou sanguinolent et tellement tenace, que si les personnes qui entourent les’ patients ne les en débarrassent en introduisant le doigt dans leur bouche, ces mucosités filantes et sorties de cette cavité y rentrent durant l’inspiration. L’accès une fois terminé, les enfants tombent épuisés de corps et d'esprit; d’autres, au contraire, quoiqu’épuisés par cette secousse, reprennent en riant leurs joujoux. bientôt après. La plupart désirent des aliments solides uniquement; sans vouloir boire. Durant la seconde et la troisième semaine dela maladie, les accès se renouvellent jour et nuit, surtout vers le matin et le soir, tous les quarts d'heure ou toutes les demi-heures, et celà d’une façon parfois si régulière que l’on peut marquer à l'avance avec la plus minutieuse exactitude l’instant de l’accès
PR
(80) J'ai compté jusqu’à cinquante éternuments dans un seul accès. J@ trouve; dans les notes de mon père; l'exemple de la comtesse Saint-Y,. qui dans un accès éternuait jusqu’à çent fois, et même plus, |
DE LA PLÈVRE , DU, MÉDSASTIN,,. DU THYMUS, ET DES POUMONS. 359
à venir (81). Nous n'avons pas. observé, dans cette affection les alternatives d’un bon.et d’un mauvais jour (82). Dans la troisième , la quatrième et la cinquième semaine, les accès deviennent de plus rares en plus rares chaque jour, et les malades goutent des intervalles de calme de cinq et même six heures. C’est alors que commence, la période de déclin, et à mesure qu'elle avance l'inspiration se débarrasse de ce gémissement spécial dont nous avons parlé plus haut, jusqu’à ce que enfin, vers les derniers jours du second mois, la toux disparaisse. tout-àfait, à moins qu’une autre maladie ne vienne mettre la vie en danger.
2. Autopsie cadavérique. — Les cadavres des enfants morts de la coqueluche ou plutôt d’affections survenues dans le cours de la coqueluche, ont offert une collection de sérosité dans les ventricules latéraux du cerveau, les veines de cet organe gorgées de: sang (83), la trachée remplie d’une lymphe coagulable (84), les glandes bronchiques gonflées outre mesure (85), une inflammation de la plèvre (86), des bronches (87), des
La
(81) Je ne sais comment Henke, praticien expert (Handbuch z. Erkenntniss u. Heilung d. Kinderkrankh., 2 Aufl., p. 186), a pu dire : « Eine strenge Regelmossigkeit in dem Eintritte der Anfalle findet nie statt... » Déjà Storch (Abh. y. d. Kinderkrankh,, 2 B., p. 360) disait :
« Sie (die Anfalle) sind aber zuweilen so accurat, dass sie fast gewisse Minuten hatten : wie ich dann einmals bei einem adlichen Kinde angemerket; dass der Sturm justement sich alle funfviertel Stunden geaussert. »
(82) Rosenstein, 1. c., Cfr. Blom et Faxe, dans D. Berichten an d. konigl.
Coll. v. J. 1769, p. 11, 250.
(85) J'ai observé cette circonstance chez une jeune fille de huit ans. Mandruzzato l’a également vue dans Nuovi commentarii di medicina e, chirurgia.
Padowa, 1818, 1° semestre,
(84) Je l'ai rencontré sur un grand nombre d'enfants,
… (85) Je l’ai trouvé sur un enfant de Quinze mois qui, le quarante-deuxième Que de l'affection, succomba par suffocation durant un accès.
(86) Watt, 1. c.
(87) Watt, Marcus, et moi-même, l’avons observé sur un grand nombre de sujets. «
poumons (88), l'adhérence de ces. organes avec la, plèvre costale (89), leur concrétion avec le péricarde (90), la rougeur du nerf vague dans la portion qui parcourt la cavité thoracique (91); le foie était sain, 1l est vrai, mais remonté dans la cavité de la poitrine jusqu’à la hauteur du sein droit (92). L’intestin colon dans sa partie transverse présentait une dilatation énorme, tandis qu’au contraire la partie descendante était rétrécie au point de ne pouvoir permettre l'introduction du doigt (93). Des traces de scrofules se sont assez constamment présentées dans les glandes tant des poumons que du mésentère, |
$ IIT. Causes. Diagnosiie, Pronostie.
1. Causes: — Maintenant la coqueluche sévit universellement sur tout le globe : nous nous en plaignons dans les régions septentrionales(94), les habitants des contrées australes s’en plaignent
(88) Je l'ai rencontré sur deux, en« fants. x
(89). Une seule fois, sur une Jeune fille de huit ans.
(90) Memminger, dans Hufeland's Journ. d. pr. Heilk., 13 B., 3 st., p. 188.
(91) Autenrieth, dans Tubing..Blattern f. Natur u. Arzneykunde, 1 B., 1 st.
Un jeune homme d'une grande. espérance, le docteur Hermann Kilian, m'a rapporté les faits suivants: « Ich fand bei funfzehn , an dem Keichhusten verstorbenen, Kindern, dass das Neurolemma des nervi vagi, da wo er den plexus cardiacus posterior .bildet, bis : herunter zum Diaphragma entzundet war, und dass nebst dem die Marksubstanz selbst eine. merkwurdige Veranderung erlitten hatte. Sie sah nehmlich. milchblau aus, war bei weitem dichter in ihrer Textur und fuhlte sich fast cartilaginos hart an.»
Cependant, le célèbre Krukenberg n’a pu découvrir aucune trace d'affection morbide ni dans le nerf vague, ni dans le grand sympathique, ni dans le nerf phrénique des enfants morts de la coqueluche. (Jahrbucher d. ambulatorischen Klinik zu Halle, 1820.)
(92) Sur un enfant de deux ans.
(95), Dans cinq cadavres, et à un tel point, que j’eus peine. à considérer ce phénomène comme une circonstance accidentelle. |
(94) Watt.(l. c.).assure que, dans les régions septentrionales, la coqueluche est plus fréquente et plus grave.
RE
également (95). Aucune époque de l’année ne met obstacle à son développement:
elle apparaît en effet en hiver, au printemps, surtout sous l'influence des vents d'est et du nord; en été, lorsque des journées très-chaudes succèdent à des jours froids et humides ; mais c’est principalement en automne qu’on la voit se développer (96). Les sujets les plus exposs à la coqueluche sont les enfants depuis l’âge d’un an jusqu’à celui de sept ; plus tard, ce sont les femmes qu'elle atteint surtout, plus particulièrement celles qui sont grosses ou en couches. Elle n’épargne pas plus les riches que les pauvres. La cause excitante de cette maladie est sans aucun doute la contagion (97);
(95) Penada dit (l. c., p. 5):«E di più sembra provato ad evidenza, che nei popoli settentrionali la tosse convulsiva sia meno frequente ne’ suoi ritorni, meno forte, e terribile nelle sue conseguenze, che ne’ paesi posti alla plaga più mite, e meridionale della Francia e dell” Italia, »
(96) La coqueluche régnait à Vilna en 1807, aux mois d'octobre et noyembre; en 1809, aux mois de janvier, février et mars; en 1815, au mois de décembre:
en 1814, au mois de janvier; en 1815, depuis le mois de septembre jusqu'à celui de décembre; en 1816, depuis le mois de janvier jusqu'à celui de mars; en 1819, depuis le mois de janvier jusqu'à celui d'octobre; en 1820, aux mois de septembre et d'octobre; en 1821, au mois d'avril; en 14822, aux mois de mai et de juin.
(97) Déjà Storch, manifestant dés son époque le soupçon de la nature contagieuse de la coqueluche, avait dit fort justement (1. c., p. 366) : » Meiner wenigen Einsiche nach werden dermaleinst noch gar viele Krankheïiten blos dem Anstecken zugeschrieben werden konnen, die wir Jetzo noch von einer allgemeinen Ursache herleiten. » Mais à notre époque, personne assurément ne révoque plus en doute la nature contagieuse de la coqueluche. Cette affection, en effet, se propage d'un malade à un autre (souvent même par les médecins), d’une habitation à la demeure voisine, d’un hameau à un autre, et cela d’une manière tellement évidente, que la route suivie par le principe contagieux peut fort bien être démontrée de la manière la plus précise, et la maladie une fois fixée dans un lieu quelconque (un hospice d’enfants, une pension, une famille, une ville, une province), elle ne cesse que
mais, si ce n’est son développement, sa propagation réclame néanmoins une constitution particulière de l’année propre, tantôt à concentrer, tantôt à soutenir son énergie. Cette influence contagieuse semble se communiquer bien plus facilement des sujets plus âgés à de plus jeunes, que de ceux-ci à de plus âgés (98). Son développement est favorisé par l'impression du froid, le corps étant chaud, et par les affections morales tristes (99). La cause prochaine en est tout-à-fait inconnue. C’est à tort que l'on a voulu la placer dans des insectes (100), dans le dépôt d’une matière: ca+ tarrhale vers le diaphragme (1), dans un Slimulus subtil imprimé aux nerfs pneumogastrique et phrénique (2). |
2. Diagnostic. — La coqueluche est bien certainement une affection sui ge:
neris, et qui ne peut être rapportée ni à la rougeole (3), ni à la bronchite (4):
Elle offre cela de commun avec les
lorsque tous les sujets disposés à la con:
tracter ont été pris. Penada dit fort justement à ce sujet (1. €., p. 17) : « La tosse convulsiva, qualora si sia in qualunque modo introdotta in una data po= polazione, città, o provincia, non dis parte, se non dopo un.ben,lungo giro di stagioni, e di annate intere, » Il ne faut pas ignorer cependant que Stoll, suivant sa coutume, nie même la nature contagieuse de la coqueluche. (Mohrenheim, Wiener Beytrage zur pr.Arz., 2B., p.5.)
(98) Storch, 1. c., p. 356.
(99) On ne saurait se figurer, si l’on n’en avait l'expérience, combien le chagrin et la crainte exercent une grande influence sur le corps des enfants. Joignez à cette influence celle que les pleurs exercent d’une manière toute spéciale sur les parties qui souffrent le plus de la coqueluche.
(100) Linnæus, Diss. exanthemata viva. Upsal., 1757. V. Amœænit. acad.; vol. v, n. 82. |
(1) Stoll, Ratio medendi, P. v, p. 155:
(2) Hufeland, Bemerk. uber d. Keich:
husten (in Dessen Bemerk. uber d, Blat= tern., 2 Ausg., p. 484),
(3) Pobl, Pr. de analogia inter mor billos, et tussim convulsivam. Lips, 1789. V. Neue Samunl, f. Wundarzié, 4 B., n.5. | x N
(4) Si l'opinion émise par Watt etMar:
cus était conforme à la vérité, pourquoi, je le demande. dans la coqueluche, au lieu de cette voix rauque propre à la bronchite, se produirait-il un cri aigu ? Pourquei celte
DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS LT DES POUMONS. 361
affections exanthémateuses, de parcourir sa marche en entier, et vous pourrez faire mourir votre malade avant le terme de la maladie dont il s’agit, mais bien certainement le guérir jamais (5).
Ce n'est pas tout encore. De même que certaines épidémies d’affections exanthémateuses, la coqueluche présente assez ordinairement un caractère particulier.
En effet, elle se montre tantôt simple, tantôt compliquée. La coqueluche simple se développe d'ordinaire sur des enfants parfaitement sains d’ailleurs, et lorsque la constitution de l’année ne se trouve favorable à l’apparition d’aucune autre Maladie populaire, Le mal parcourt alors très-régulièrement ses diverses périodes.
On n’observe aucun symptôme d'affeclion étrangère, et qui plus est, l’accès est à peine terminé que le petit malade ne semble se ressentir de rien. La coqueluche compliquée se rapporte au caractère inflammatoire, gastrique et spasmodique. La maladie revêt le premier, soit immédiatement à son début, soit dans son cours. L’affection commence par être inflammatoire, chez les enfants robustes, pléthoriques, et sous l'in-
RE DRE EEE eE Senna
abondante expectoration, qui résulte d’ordivaire de l’inflammation de la membrane pituitaire des bronches, ne se produirait-elle pas dans la coqueluche?
Pourquoi encore cette dernière maladie offrirait-elle des temps de repos de plusieurs heures, tandis que la bronchite est une affection continue? Pourquoi enfin la méthode anti-phlogistique, qui dans celle-ci, employée en de justes bornes, la guérit d'ordinaire, dans des circonstances semblables n’a-t-elle aucune action sur la coqueluche? Toutes ces questions en appellent aux autopsies cadavériques!
Mais celles-ci n’apprennent rien autre chose que la complication possible et fréquente de la coqueluche avec la bronhite. L'opinion de Watt et de Marcus rouverait une réfutation complète dans ouvrage suivant de J.-G. Kochler, Diss.
le sede et patura tussis convulsivæ.
Prag., 1818, et dans Allg. Literatur Zeit, 4 dJabr. 1818, 4 B. Erganzungsbl., 1. 150.
(5) Je ne puis comprendre qu’un mélécin expérimenté ait dit : « Se si giunga L tempo della prima ingruenza del mor- 20, facile cosa ella à, per quanto l’espeenza ci documenta, coi blandi puranti, e Sopraliutto coi vomitor] di lrondt il Corso alla sempre lunga e molesta nalattia, » Penada, [, ç., p. 20.
fluence d’une constitution de l’année favorable au développement des maladies inflammatoires. Si c’est par une erreur de régime et surtout par une médication funeste que, durant son cours, la coquelache devient inflammatoire , aussitôt se développe une fièvre offrant des intervalles d’apyrexie complète entre les accès et accompagnée de symptômes de bronchite, de pleurésie, de pneumonie et d'encéphalite. Si l'on n'y apporte alors un prompt secours, ces inflammations déterminent le plus souvent une suffocation, une phthisie pulmonaire ou un hydrocéphale. La coqueluche gastrique atteint les enfants voraces, mal nourris, affectés de vers, de conslipation , mepant une vie oisive, surtout si le caractère des maladies régnantes est le bilieux.
La scène s’ouvre par une fièvre catarrhale offrant des symptômes gastriques. Le mal une fois parvenu à sa seconde période, on observe une perte des forces plus grande que de coutume, un état morose, de l’anorexie, sans parler de la coloration légèrement jaune de la face, de la langue recouverte de mucus, de l’odeur désagréable de l’haleine, de la constipation, de l’odeur excessivement désagréables des garde-robes, ainsi que d’autres symptômes gastriques encore. Lorsqu'il existe une affection vermineuse latente, les jeunes malades éprouvent des mouvements convulsifs, même dans l’intervalle des accès, surtout vers le renouvellement de la lune. Mais n'allez pas attribuer aux saburres ou bien aux vers les symptômes dépendant d’un état in- Îlimmatoire de la membrane muqueuse tapissant la face interne des intestins.
Les phénomènes que nous avons remarqués sur les cadavres (6) prouvent que cet état n'est pas étranger à la coqueluche. Nous admettons son existence d’après les douleurs abdominales plus sensibles à la pression, sans parler ici des autres symptômes d’entérite catarrhale.
La coqueluche spasmodique frappe surtout les enfants doués d’une excessive sensibilité, atteints précédemment de convulsions, affaiblis par une diète sévère ou par des évacuations, et dont la constitution se trouve sous l'influence du travail de la dentition. Il importe de bien distinguer de cette espèce de coqueluche les symptômes nerveux dépéndant d’une affection inflammatoire de l’encé-
RE COTES DER een en te cum | (6) Cfr. $ 2, n. 2,
phale,et du canal rachidien. On y parvient principalement à cause de l’existence de la fièvre et des autres symptômes indiquant là présence d’un épanchement
liquide dans le cerveau ou la moelle, épinière. Mais avant de rechercher les,
différents caractères de la coqueluche, distinguons d’abord cette affection des autres maladies, ou qui viennent fortultement la compliquer, ou qui offrent, de ‘ Ja ressemblance avec elle. On.ne manque pas en effet d’épidémies de coqueluche, existant simultanément avec des varioles, des rougeoles, la scarlatine et une parotidite (7). De plus, la coqueluche peut encore être confondue avec la fièvre catarrhale, la rougeole et le croup.
On la distingue de la première de ces affections par la nature de la toux de cette dernière, revenant à des intervalles assez longs, tandis que, dès le début de la maladie, celle de la coqueluche offre quelque chose de spécial. La période d’invasion de la rougeole offre également le même caractère de la toux ; ce qui fait que l'incertitude peut se prolonger jusqu’au développement de l'éruption et plus long-temps encore, si la fièvre éruptive n’était pas suivie d’éruplion apparente. Enfin, à moins que le cr'oup ne se trouve compliquer la période d’in vasion de la coqueluche, il est facile de. le distinguer de celle-ci, tant à cause de l’enrouement que de la nature de la toux.
3. Pronostic.— La coqueluche (à peu d'exceptions près) n’atteint qu’une seule fois la même personne (8). Néanmoins, lorsque son germe n'est qu'endormi et non complètement neutralisé, on voit, à l’occasion d’une erreur de régime, la maladie récidiver et comme simuler une nouvelle atteinte (9). La coqueluche est
(7) IL faut lire sur ce sujet Penada, T'CNDALTS 15
(8) « In den 38 Jahren, da ich Kranke besucht habe, ist mir Niemand vorgekommen, der mehr als einmal mit dem Keichbusten befallen gewesen ware. »
Rosenstein, 1. c., p. 391. La même chose est certifiée par Hillary, On the air and diseases of Barbados, p. 45.
(9) J’ai encore observé tout dernièrement un exemplé de ce genre sur un enfant de sept ans, qui, guéri en apparence de la coqueluche, en fut repris de nouveau après que l’on eut lavé le pavé de-Fappartement. Morris rapporte également que les enfants qui ont eu la ço-
MALADIES DES PAROÏS THORACIQUES
une maladie beaucoup plus fatigante,.
rebelle, et de nature à exciter la pitié, que véritablement dangereuse. De, nos, jours du moins on n’observe point, de ces épidémies pestilentielles de la maladie en question, et dont on trouve des, exemples consignés, dans l’histoire (10), et d’un autre côté, nous n'allons point, jusqu’à ajouter une confiance aveugle, aux tables mortuaires offrant par milliers des décès par suite de la coqueluche (11), à cause des erreurs trop faciles à commettre dans le diagnostic. IL est néanmoins certaines circonstances provenanf de l’âge des malades et de leur constitution, de la nature, épidémique de la maladie , de l’époque de l’année, d’affec:
tions concomitantes diverses, de certains symptômes et de la méthode de traite ment, qui peuvent assurément rendre la coqueluche dangereuse. Ainsi, plus les sujets sont jeunes , plus l’affection offre de danger. Les enfants encore à la mamelle y succombent fort souvent..Les sujets issus de parents maladifs (12), affectés de déformation. du thorax (13) el très-délicats, sont ceux qui en souffrent le plus. Quelquefois les épidémies (dé coqueluche simple) se montrent tellement bénignes, que même dans une ville considérable on ne peut compter un seul décès. Dans d’autres circonstances au contraire (coqueluche avec complication inflammatoire, gastrique, spasmodique), elles se montrent funestes à un, grand nombre d'enfants. La coqueluche qui se développe durant l'hiver est ordinaire ment assez dangereuse, et il est rare qu’elle disparaisse complètement avant le retour de l'été. Mais la plus dangereuse de toutes est celle qui se complique
queluche en automne en sont repris de nouveau au printemps. suivant. (Med:
obs. and inquiries, t. In, p- 281.)
(10) Sprengel, TL. cc.
(11) Au rapport de Rosenstein (1. c:; p. 596), en Suède, dans l’espace de temps compris depuis 4749 jusqu’à 1764; 43,593 enfants ont succombé à la coques luche, ce aui ferait un terme moyen de
. 2,712 par chaque année.
(12) « I fanciulli, che nascono da genitoritisici, o malaticei corrono sempreé pericolo maggiore di rimanere vittima della tosse convulsiva. » Penada, I. c; p. 19. |
(43). Cfr. Storch, Jarhg V., p: 10%
DE LA PLÉVRE ;. DÙ, MÉDIASTIN., DU. THYMUS ET. DES POUMONS
du travail de la dentition, de scrofules (14), de rachitisme(15), et d’affections exanthémateuses. Il est bien certain, en
effet, que la coqueluche ne préserve pas |
les sujets des maladies varioleuses (16), et que les exanthèmes de cette nature ne font que suspendre son cours (17). Les affections herpétiques (la teigne, la gale) modèrent aussi parfois son intensité(18).
L’épistaxis que produit. durant les accès une puissance mécanique est tout-à-fait indifférent, mais il n’en est pas de même de celui qui survient dans les intervalles. L'hémoptysie accompagnant l'accès n’est pour ainsi dire nullement fâcheuse; c'est le contraire pour celle qui se manifeste dans les instants de calme et qui doit alors faire craindre le développement de la phthisie. Les convulsions se manifestant sous l'influence de l'accès seulement apaisent bien plutôt la maladie; dans tout autre instant ellesavancent la mort. L’éruption miliaire est le plus ordinairement une cause de soulagement.
Un état de leuco-phlegmatie chez le su-
jet est une circonstance désavantageuse 0e le commencement de l'affection.
L'absence du vomissement la rend d’ordinaire plus rebelle. Néanmoins ce même phénomène devient nuisible, lorsque,
(14) N'oubliez pas que dans tous les cadavres des sujets morts de coqueluche, pour ainsi dire, on a trouvé des traces de scrofules.
(15) «Wie denn insonderheit angemerkt, dass die mit der Engellandischen Krankheit umgehende Kinder gar leicht davan sterben. » Storch, 1. c., p. 361.
(16) Ghiliani (Breslauer Sammi. in-8.
Versuch., p. 671) assure : « Doch hatten die meisten den Vortheil, dass sie von denen Pocken, welche zu der Zeit und forthin noch stark im Gange waren, und da fast kein Haus war, da nicht einige daran darnieder lagen, verschonet blieben. »
(17) « Verfallen sie aber gleichwohl in die Blattern ; so steht der Husten so lange stille, bis die Blattern ins Dorren gerathen , alsdann zeigt er sich mit desto
rosserer Heftigkeit und drohet auch
efahr. » Storch, I. €., p. 362.
(18) Lentin, Memorab., p. 86.— Thi-
lenius, Med. Bemerk., P- 204 ; mes Actes
clin., an. 3, 6, p. 72. Et Penada, Lie... D, 18. « Se nel tempo, in cui il fanciullo, ovyero l’adulto à attaccato dalla tosse convulsiva, gli si manifestano alla pelle, 0 la crosta lattea , o pustule, o altre im- Petigini, à Çosa utile, »
survenant après le repas, il prive ainsi le petit malade de toute nourriture. Une légère diarrhée ne débilitant: nullement les forces, doit être regardée comme une circonstance avantageuse. De plus, certaines épidémies présentent une séméiotique spéciale. Les symptômes résultant d’un état inflammatoire des viscères nobles, et plus encore ceux qui dépendent des suites des inflammations, sont le plus à redouter ; de ce nombre sont
ceux de la bronchite, de la pneumonie,
de l’encéphalite, de la phthisie , de l’hydrothorax et de l'hydrocéphale. Mais comme ces symptômes, sont continus,
‘ilest alors évident que le salut du jeune
enfant résulte de l’état avantageux dans lequel il se trouve hors des accès (19).
Nous n'avons vu succomber aucun de ceux offrant des intervalles libres, quelque. violents qu'aient été les accès; tandis qu’au contraire(la vérité nous force à le dire) beaucoup à notre connaissance ont été tués par les efforts mal dirigés de notre art, ce qu’il faut surtout attribuer à un usage absurde des moyens spécifiques.
$ IV. Traitement.
1. Prophylaxie. — Elle consiste à fuir la contagion (20). Que les sujets sains soient donc séparés des malades, et les uns comme les autres écartés des sujets suspects et convalescents. [IL faut également prendre le plus grand soin des meubles et des vêtements infectés (24).
(19) Storch dit fort justement selon sa coutume (1. c., p. 363) : « Wenn Kinder zwischen den Sturmen frey um die Brust sind, nicht rocheln, keinen kursen Athem, kein Fieber, guten Appetit, ruhigen Schlaf, offenen Leib haben, so ist es eine Anzeige, dass die Krankheit bald ihren Abschied nehmen werde. »
(20) « Man verhütet diesen Husten leicht, wofern man nur zur Zeit, wo.er herrscht, auf alle Weise der Anstekkung zu entkommen sucht. » Rosenstein, k. c., p. 397.
(21) « Sappiamoinfatti, nè credo. inopportuno di ripeterlo, che la sola pro miscua stazione degli attaccati dal morbo coi sani, il solo mangiare, il here negli stessi vasi sono altrettanti motivi di comunicare la tosse conyulsiva da soggetto a soggelto; e lo siesso avviene dal des cumbere nello stesso letto, usare degli abiti, ed utensili senza le debite preçau:
Durant le cours d’une épidémie de coqueluche, les parents et les instituteurs devront avoir deux objets en vue : ne pas laïsser les enfants commettre d’erreurs de régime, s'affaiblir, s’exposer au froid, et surtout ne pas leur infliger des punitions sévères (22), etc. Les fumigations de poix navale ou de térébenthine (23) peuvent devenir nuisibles par l’irritation qu'elles déterminent sur les voies aériennes. La tisane d’infusion de romarin (24) est dans le même cas. Il faut considérer comme une fable l’opinion qui consiste à attribuer à la vaccine (25) la
vertu de préserver de la coqueluche et
d'en affaiblir la violence.
2. Traiternent de la coqueluche simple.— La coqueluche simple, dans l’état actuel de la science médicale, se guérit parfaitement, pourvu qu'on l’abandonne pour ainsi dire aux seules ressources de la nature. La fonclion du médecin doit se borner, dans cette circonstance : (a) à