V. de l’auteur lui-même, Versuche f. d
prakt. Heilkunde, 1 B., 1 Heft., p. 127.) Pr. Axonge,, une once; tartre émétique, un gros et demi. Mêlez en broyant, et faites un onguent avec lequel on fera des frictions trois fois par jour, en en employant chaque fois gros comme une noix aveline, jusqu’à production non-seulement de pustules, mais d’ulcérations. On trouve ces pustules représentées dans Feiler’s Padiatrik. Sulzb,, 1814.
‘ (37) A l'exception des indications déterminées, dans lesquelles l’onguent d'Autenrieth convient comme tout autre stimulant externe, je n’ai rien vu résulter de particulier de son emploi. Nolde, sur ce point, est vraisemblablement le seul de tous. les médecins qui diffère d’opinion avec moi. (V. Hufeland’s Journ., 1811, oct., p. 81.) Quant à la propriété que lui attribue son auteur, de porter son action d’une manière toute spéciale sur les parties génitales de l’un et. l’autre sexe, elle me semble fort suspecte ; toutes les fois, en effet, que j’ai vu des pustules se développer sur ces parties, le phénomène pouvait s'expliquer de la manière suivante. Les sujets, après s'être grattés à la région de l’épigastre enduite de l’onguent en question, avaient reporté les mains sur les,parties génitales.
(38) P. ex. l’onguent nervin, l'huile exprimée de macis, le baume de vie de Hoffmann.
. (89) Quoique Murray (Progr. de tempore,corticis peruviani in tussi convulsiva exhibendi. Gœtt., 1776) conseille d’employer de bonne heure lequinquina, ma propre expérience m'a çonvainçu de
MALADIES DES PAROIS PHORACIQUES
de la gelée de lichen d'Islande (40), des préparations ferrugineuses (41), d’une décoction saturée de racine de, smilax china coupée avec un tiers de lait (42), Pour moi je préfère l’air de la campagne à tout autre moyen. b
3. Traitément de la coqueluche in Jlammatoire. — Toutes les fois que la coqueluche revêt le caractère inflammätoire, le seul moyen de guérison est dans la méthode anti-phlogistique. Ce principe est applicable à toutes les périodes dé l'affection, non dans le but de combattre la coqueluche elle-même, mais pout faire disparaître la complication. Il fau dra donc cesser l'emploi de cette mé thode aussitôt que la maladie aura été ramenée à un état de simplicité. Les symptômes de bronchite nécessitent l’ou* verture de la veine (43) (moyen dont le jeune âge de l’enfant ne doit nullement éloigner). À la suite de la saignée (que l'on pourra réitérer si le bésoin s’en fait de nouveau sentir) on en viendra à une
l’avantage qu'il y a à suivre de préfés rence le conseil des praticiens qui en re commandent l'emploi vers le déclin dé la maladie seulement. Je veux parle surtout de Stoll (Rat. med., P. 11, p. 183) et de Aaskow (Act. reg. soc. med:
Havn., t.1, p. 284). On vante en France un certain sirop contre la coqueluche/, lequel est préparé avec du quinquina} de l’ipécacuanha et de Tl’opium. (Dictionnaire des sciences médicales, t. vi, p. 254).
(40) D’autres vantent le lichen pyxidatum. (V. Histoire de la isociété royale de médecine, pour les années 17717 et 1778, p. 294, et pour l’année 1779, p.
268). Forbes, 1. c.
(41) Stanger, dans Med. chir. Abh. d:
med. chir. Gesellsch. in London. A. d:
Engl. ubers v. Osann. Berl., 1811 (vis triol de mars). — Roger’s V. Med. repos sitory, 1816, et Ilufeland’s Journ., 1816:
Aug., p. 110. (Vin chalybé, à la dose de cinq gouttes toutes les deux heures.)
- (42) Werlhoff convient, .en parlant de cette décoction (Commerc, litt.Norimb#, 1753, p. 175), qu’elle ne laisse.que bien rarement le malade mourir de la toux.
(43) Je n’en appelle point à Watt.että Marcus, qui proposent la phlébotomie d’après leurs propres hypothèses sur la coqueluche; mais j'en appelle à Sydenham (Opp.,. p. 248, 394, 780), à Stoll (Rat. medendi, P. 1i, p. 481), à Aaskow (Act. soc. med. Havn., t..1, n, 24), ainsi qu'à ma propre expériençe,
DE LA PLÈVRE, DÜ MÉDIASTIN, DU THYMUS EŸ DES boumonss 367
application de sangsues (44) à la poitrine. I ne faudra négliger ni le nitrate de potasse , ni l’ensemble du régime antiphlogistique ; nous en dirons autant des sinapismes à la plante des pieds, aux jambes et aux bras (45). [l faut s’abstenir des émétiques jusqu’à la disparition la plus complète de l’état inflammatoire (46). Dans le cas où üne coqueluche inflimmatoire aurait été négligée au point que la méthode anti-phlogistique, nonseulement ne pourrait plusconvenir, mais encore épuiserait bien plutôt les forces, la mortdu sujet, ou bienla transformation de l'inflammation en une autre maladie sont des conséquences inévitables. Il faut alors employer contre les affections nouvelles. des moyens appropriés à leur nature et énumérés dans l’histoire de Phydrocéphale , de l'hydropisie de la plèvre et de la phthisie provenant d’une vomique. Maïs j'ai vu plusieurs fois la bronchite chronique simuler une phthisie de cette espèce , et alors j'ai pu, à l’aide de l'usage continué du nitrate de potasse et des feuilles de digitale pourprée (47), et quelquefois même par la seule administration de l’eau de Seltz avec du lait liède (48), sauver des enfants réduits à
OR
.. (44) Cfr. Hufeland’s Journ., 3 B.,.p.
(45) Pelargus (Storch), Med. Jarhange; P. 11, p. 287.
(46). J'ai vu résulter un grand inconvéaient de leur emploi, parce que les médecins, par la seule raison que les éméiques sont en généralrecommandés dans là coqueluche, les administraient à des sujets chez lesquels le sang se portait déjà trop de lui-même vers la tête où la poitrine. Quelle barbarie! IL ne leur était pas permis d'ignorer, ceperdant, que Storch.(1. c., p.377) a depuis long-temps imité l'emploi de ces remèdes, en diant : « Wiewohl nun diese Art, durch Brèchen zu kuriren, nicht uberall gluckliche Folgen hat, und zu béfurchten ist, ass die Wallungen nach der Brust dalürch mochten vermehrt werden...»
. (47) Cette substance est recommandée ar Drake, dans Kuhn's Phys. med.
lourn. 1800, p. 583. Je l’ai moi-même employée avec un grand succès dans les i'constances indiquées.
(48) Je m'étonne que ce remède ne 0it pas plus recommandé, lérsqu’Alberti n,a déjà fait mention (1. €.), en lui acordant les louanges qu’il mérite. J’aoute du lait tiède pour empèchér le
deux doigts de leur perte par l’usage des remèdes spécifiques irritants. On s’est quelquefois bien trouvé de l’usage d’une décoction de racine de polygala senega.
Le calomel (49) ne m'a jamais réussi dans ce cas.
4. Traitement de la coqueluche gas= trique. — Le traitement de la coqueluche gastrique doit débuter par les résolutifs. D’autres emploient le muriate d'ammoniaque, l’oxymel scillitique, le polygala senega , le soufre doré d’antimoine. Pour nous, nous préférons entre tous les résolutifs la solution de tartrate d'antimoine et de potasse donnée à doses excessivement fractionnées. J’emploie-ensuite cemême médicament, dont j’augmente seulement la-dose pour provoquer .le vomissement. Que si les remèdes-doués d’une action spécifique sur
le tube intestinal venaient à déterminer,
une irritation dés viscères qui le composent, et alors même que la coqueluche se manifesterait par une augmentation des symptômes gastriques, il faudrait aussitôt
-äbandonner l’usage des émétiques et des
purgatifs pour en venir aux substances mucilagineuses et huileuses, et même à une application de sangsues sur l’abdomen. La complication une fois dissipée par ces moyens , la maladie se traitera comme uvre coqueluche simple.
5. Traitement de la coqueluche spasmodique. — Lacoqueluche spasmodique réclame l'emploi des médicaments don-
nés en général avec tant de désavantage
d'après l'hypothèse que toute coqueluche doit nécessairement être convulsive; toutefois l'espèce de coqueluche qui nous occupe nécessite-t-elle encore un choix parmi eux. Ainsi, par exemple, ilue faut pas toujours recourir à l’opium, car cette substance arrête l’expectoration, paralyse le vomissement si salutaire, et diminue les forces (50). On ne peut non
mauvais effet de la température froide de l’eau, |
(49) Ce médicament est loué dans Huféland’s Journ., 7 B.,2st,, p. 91, D’autres le louent uni à l’opium.{Strom, dans Act. R.,soc. med. Havn., t.:1v, ,p. 329,) * (50) Déjà Storch avait blâmé l'usage de la thériaque dans la coqueluche (1. c., p..572). La plus grande partie des meilleurs auteurs qui ont écrit sur cette maladie ne font point mention de l’opium.
Rosenstein même n’en dit pas un seul
mot. Voici les paroles de Penada : « Pure
plus refhédier à ces inconvénients par l’addition de substances appelées correctifs (51). La jusquiame, recommandée par beaucoup de médecins, ne nous a ja- Mais réussi (52). Nous avons employé l'atropa belladona (53) avec beaucoup d'avantage dans une épidémie (54), et inutilement dans six autres (55). Nous
avendo osservato in pratica che questo rimedio (l’oppio) sopprime in gran parte quella tanto benefca separazione per l'anacatarsi di questa tenacissima linfa nella tosse convulsiva, quindi singolarmente ne’ primi studi di questo cruccioso malore, fu quasi sempre da me escluso un tal remedio, o almeno cautamente e parcamente adoperato. » P, 30.
Je ne sais d'après cela ce qu’il faut penser des observations opposées de Henke (1 c., p. 203), de Matthæus (Hufeland’s und Himly’s Journ.1810, sept., p. 115), et de Muller (ibid., 1810, sept., p. 113).
(51) Les médecins qui ontrecommandé l’opium contre la coqueluche, unissaient presque constamment cette substance soit avec la gomme de Sénégal (Demachy, Manuel de pharmacie. Paris, 1788), ou le musc et le camphre (Haen, Opusc.
ined., P. 1, n. 25), soit avec l’elixir pectoral de la pharmacie danoise, et le naphthe de nitre (Jacobi, dans Vogel Bibl., 4 B., p. 279), ou bien encore avec la racine d’ipécacuanha (Hufeland’s Journ., 5 B., p. 171). Quoique j'aie plusieurs fois employé la poudre de Dower, je n’en ai jamais cependant obtenu aucun résultat avantageux.
(52) V. Hufeland's Journ., 4 B., p.
158, 645; 7 B., 2 st., p. 91. — Fischer, Klin. Annal, v. Iena, p. 81.—Scheider, dans Annal. d. Heilk., 1814, jun., p. 506.
(53) Cette racine a été recommandée par le célèbre Schæffer : Beschr. u. Hei- Jart d. gevohl. Kinderkrankheïiten. 95.
Abschn. Cfr. du même auteur, Volkskrankh., 1806, sept., p. 82, et Hufeland’s Journ., 6 B., p. 260. Item des volumes des années 1811, août, p. 11, 48; 1819, juill., p. 9. La dose est, pour un enfant de quatre ans, un demi-grain deux fois par jour. Schæffer conseille d’en porter a dose beaucoup plus loin, jusqu’au trouble de la vue et à la sécheresse de la gorge. Cette-même racine de belladone a été vantée par Widemann (Hufeland’s Journ., 11 B.,2 st., p. 169; 22 B.,2st., p. 158), et Michaelis (ibid., 1812, febr., p- 22).
(54) Mes actes cliniques, t. 11, p. 16.
(55) On ne peut citer une plus grande preuve de la diversité des épidémies de coqueluche,
MALADIES DES PAROIS THORACIQUES s
engageons les praticiens à soumettre le guy de chène à de nouvelles expériences (56). Mais le plus sûr de tous les moyens de cette nature est le musc (57), surtout chez les enfants doués d’uné grande sensibilité, ayant une sécrétion urinaire abondante et offrant un refroidissement des extrémités. Il ne faut pas négliger l'emploi de l’assa fœtida sous forme de lavement dans les cas de con-
(56) Ce médicament recommandé, ainsi que je l’ai dit, par Willis (Pharm.
rational., t. 11, p. 62) et Baglivi (Prax med., cap. De tussi), m'ayant parfaite ment réussi contre la toux nerveuse (ch4 vin, $ 2), je résolus de la soumettre à de nouvelles expériences, pour détermit ner sa valeur dans la coqueluche. Je n’en!
ai encore jusqu'ici rencontré l’occasion qu'une seule fois. Un enfant de sept ans, atteint de la coqueluche depuis plus de six mois, me faisait d'autant plus redouter l'existence d’une phthisie, que déjà précédemment il avait été atteint d'une bronchite chronique, et pour le moment offrait une expectoration sanguinolente, une fièvre continue, des sueurs nocturnes, une maigreur extrême et de la faiblesse. Après avoir combattu la fièvre par la digitale et de l’eau de Seltz, j'attaquai immédiatement la toux par du guy de chêne donné à la dose de quinze grains quatre fois par jour, et par une décoction saturée de la même substance. Le succès fut si complet, qu'après quelques jours de l'usage de ce moyen, le malade tout joyeux vint au-devant de moi, s’écriant : « Je vous remercie de vos poudres. » Il se trouva eneffét complèment guéri au bout de trois semaines,
(57) Un julep avec du muse est un remède familier en Angleterre contre la coqueluche (Rosensteia, L. c., p. 399). Ce moyen est loué par Fuller, dans Phar:
macopæa extemporanea, p. 206, et encore par Homius (Kirkland, Diss. de pertussi, dans Websteri, Medicæ prax.
system., t. 11, p. 146). Hufeland (Bemerk.
uber d. Keichusten., 1. c., p. 441) et Berger (Act. soc. med. Havn., t. 1, p:
515) l’employaient à doses considérables (un gros par jour). Pour moi, voie la formule d'après laquelle je l’admi:
nistre (pour un enfant de deux ans):
Pr. Musc, deux grains; mucilage de gomme arabique et sirop de roses, de chaque deux gros; eau de roses, une once. M. D. S. Une cuillerée à café toutes les deux heures, après avoir préalable:
ment agité le vase,
DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS
vulsions (58); mais gardez-vous de croire que les convulsions pas plus que les lipothymies réclament constamment l'usage des médicaments excitants. Quelquefois, en effet, ces symptômes terribles cèdent à l'impression d’un air frais (59) et à des applications froides sur la poitrine (60).
6. Autres medicaments. — On a encore recommandé contre. la coqueluche d'autres médicaments, qu’il ne faut ni ignorer, ni employer sans discernement. De ce nombre sont : la saponaire officinale (61), la cignë (62), le barcisse des près (63), la marjolaine (64), le mesembryanthemum cristallinum (65), le tabac (66), le gayac officinal (67), le cardamine palustris (68), le phellandrium aquaticum (69), la noix
pm mom
(58) À la dose d’un scrupule, avec un jaune d’œufet une infusion de fleurs de camomille.
(59) Dans la coqueluche, de même que dans les affections varioleuses, j'ai vu des enfants enfermés dans une chambre bien chaude être pris de convulsions, et se trouver bien, au contraire, de l'impression d’un air frais.
(60) Vallée, dans le Journal de médecine, t. XXVI1, p. 596 (applications froides sur le sternum). Cette méthode est en usage en Amérique et chez les Ethiopiens. (Valentin, Recherches historiques sur le croup, p. 129.)
(61) Thom, Erfahr. u. Bemerkungen, p. 196 (l'extrait).
(62) Ranoë, dans Act. R. soc. med.
Havn., t. 1, p. 5358; 1v, p. 97. — Butler, L. ©. — Hufeland’s Joura., 9 B., 5 st., p. 87.
(63) Dufresnoy, Des propriétés du narisse des près, rhus radicans. Paris, [788 (l'extrait).
(64) Stern, dans Hufeland's Journ., DB”, S'st., p. 146.
(65) Wendt, dans Hufeland’s Journ., ) B., 3 st., p. 29; et Annalen, etc., p. 72
l'extrait).
(66) Thilenius, Med, u. chir. Bemerk., ). 294. — Gesner, Beobachtungen, 1 B.,
5,20. — Hufeland’s Bemerkungen, p.
(67) Veizhanz, 1. c. — Hufeland’s emerk., p. 426.
(68) Comhaire, dans Société d’émulaion de Liège, 1812. — De Veillecheze, ans Journal de médecine continué, t.
Vi, p. 427.
(69) Stern, I. c., p. 145.
Frank. Tom. 1v.
vomique (70), le safran (71), le ledum palustre (72), la laitue vireuse (73), la gélatine animale (74), le fiel de taureau (75), le castoreum (76), les cantharides (77), le phosphore (78), l’acide hydrocyanique (79), l’acide muriatique (80), l'éther muriatique (81), le muriate de
(70) Hufeland, Bemerk., p. 446. — Michaelis, dans Hufeland’s Journ., 5 B., p- 190 (l'extrait).
(71) Hargens, dans Hufeland’s Journ., 7 B., 2 st., p. 91.
(72) Linnæus, Diss. Ledum palustre.
Vide AmoϾnitates acad.,t. vur, n. 156.
(75) Gumprecht. V. Hufeland’s Journ., 1814, octobr., p. 109 (à la dose d’un tiers ou bien d'un demi-grain trois ou quatre fois par jour). — Krukenberger, Jahrbucher d. ambulatorischen Klinik in Halle 1820 (l'extrait).
(74) Heineken, dans Allgem. med, Annalen. April, p. 52.
(75) Allgemeine deutsche Biblioth., 57 B., p. 454.
(76) Horn’s Archiv., 1810, jul., p.