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CHAPITRE lil. — DU HOQUET, $ Ier Définition, Litterature

1. Définition. — Une inspiration pendant laquelle le thorax, frappé d’une secousse subite, est soulevé en même temps que l'abdomen ; l'air violemment expulsé de la boucheen faisant entendre un bruit aigu, et la parole interceptée;

constituent le hoquet (1).

"AENÉISO OPEN 97 TEE SANADENTRS JR

(54) Hippocrates, lib. vi, aph. 18.

(55) Galen., in Comment, — Forestuss lib. vr, obs. 3. | (56) Isenflamm, Prakt. Anmerk, ubers d. Muskelen, $ 162. # (57) Clifton Wintringham, De morbis quibusdamn commentarii, vol. 1. Lond (1) Grece, Avypoe, ou ES ELU Le mot latin Singultus est dérivé pa quelques auteurs de l'imitation du soù produit par le hoquei lui-même; par d’autres, de l’adverbe singulatim, c’ests à-dire l’un après l’autre; allem. Schluch= zen ; dialecte autrichien, Der Schnakerl ;

DU PÉRICARDE , DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES. 379

2. Littérature. — Hippocrate et Gaiën ont très-bien traité la séméiotique u hoquet; mais, quant à sa thérapeuque, les fondements en ont été posés ar Alexandre de Tralles(2?). Sont venus nsuite d’autres observateurs aux soins esquels nous devons les faits qui étaient écessaires pour compléter l’histoire de ette maladie (3). Ces faits ont servi de iatière aux dissertations suivantes, puhées par : Alberti (4), Kegler (5), Stimxelius (6), Sennert (7), Michaelis (8), iesling (9), Sebiz (10), Hoffmann {11}, chenck(12),Crocius (13), Steinfels (14), inner (15), Vesti(16), Van Reverhost 17), Bachmayer (18), Bohn (19), Borell 20), Holz (21), Robel (22) , Stoltz (23), chæffel (24), Cartheuser (25), Bruning 26), Thiel (27), Tschuti (28), Van Rosum (29), Scheidt (30). Mais le meilleur

rançais, hoquet; anglais, hickug, hicugh; ilalien, singhiozzo; polonais, zkawka.

(2) Lib, vir.

(3) Il en sera question en divers en:

roits.

(4) Diss. de morbis mesenterii, et de ingultu. Vit., 4578. Diss. de singultu ræcipue puerperarum. Hal., 1738.

(5) Diss. de singultu. Basil., 1591.

(6) Theses de singultu. Francof., 4606.

(7) Diss, de singultu. Viteb., 1624,

(8) Diss. de singultu. Lips., 4655.

(9) Diss. de singultu, Argent., 1655.

(10) Diss. de singultu. Argent., 16359.

(11) Diss. de singultu. Jenæ, 1667.

(12) Diss. de singuliu. Jenæ, 1667.

(13) Diss. de singultu. Marb., 1669.

(14) Diss. de singultu. Marb., 1669.

pur) Diss. de singultu. Lugd. Bat.,

(16) Diss. de singultu. Erf., 1691, (17) Diss. de singultu. Lugd. Bat.,

(18) Diss. de singultu. Altd., 1695.

(19) Diss, de singultu. Lips., 4697.

(20) Diss, de singultu, Marb., 1707.

(21) Diss. de singultu. Regiom., 1707.

(22) Diss. de singultu. Marb., 1707.

(23) Diss. de singultu. Regiom., 1707.

»(24) Diss. de singultu. Gryphisw., (25) Diss. de singultu. Francf., 1754.

| e] (26) Diss, sistens singultura morbum, ymptomata, signum. Ultraj., 1758.

(27) Diss. de singultu, Gœtt., 1761.

(28) Diss. de singultu. Basil., 1767.

(29) Diss. de singultu. Lovan., 1781. (30) Diss. de singultu, Duisb., 1782.

traité du hoquet est dû à Frédéric Hoffmann (31).

SIL. Symptômes. Autopsie cadaverique.

1. Symptômes. — Hippocrate avait remarqué que les variations de forme des hypochondres, et la tuméfaction du ventre annonçaient le hoquet imminent (32).

Cette observation a plutôt rapport aux maladies aiguës, dont le hoquet est un symptôme, qu’auxaffections chroniques. Dans cesdernières, eneffet, le hoquet débute le plus souvent tout d’un coup; et cela tantôt lorsque le malade est en mouvement et dans l’état de veille (33), tantôt pendant le repos et le sommeil (34), tantôt indifféremment en tout temps (35). Le hoquet est souvent accidentel et passager, mais dans quelques cas il se présente avec une telle violence que le corps tout entier en éprouve des secousses, comme si les côtes allaient se briser (36), que la respiration et la parole sont interrompues (37), que le malade ne peut plus ni manger, ni dormir, que dans ses accès ïl imite l’aboiement du chien (38), et qu'il se fait entendre à une grande distance (39). Le hoquet s'accompagne alors de

(51) Medicinæ ration. Systema, t. 1v, C. IVe

(32) Prorrhet., 1, 1, €. xn.

(35) La malade dont parle Nelson Scott (Duncans Annals of medicine, t. 11, lustr. 11, p. 351. V. Auserles. Abhandl, f. pr. Aerzte, 22 B., 2 st., p. 280) n’a:

vait jamais le hoquet pendant le sommeil.

(534) La malade de Fr. Hoffmann (1.

c., obs. 1} n’éprouvait le hoquet que durant la nuit, tandis qu’elle était endor:

mie; mais aussitôt qu'elle s’éveillait et qu'elle se remuait dans son lit, elle en était délivrée.

(55) Le hoquet remarquable qué j'ai décrit (Ratio instituti cliniei Ticinensis, Vienne, 1795, cap. x) tourmentait la mas lade nuit et jour.

(56) Dolæus, Encycl. med., 1. ut, c. n, p: 174.

(37) Schenk, Diss. cit., p. 6. d’après

oter. Chez un jeune juif de treize ans, qui depuis quelques semaines était tourmenté par un hoquet terrible, j'ai compté, le 21 janvier 1819, à Vilaa, jusqu’à quarante-cinq accès, dans l’espace de trois ou quatre minutes,

(38) Bartholinus, cent, 11, hist, 4,

(59) Lazar, Riverius, obs, 1, p, 502,

divers symplômes qui sont dus soit à la même cause, soit à l’ébranlement occasionné par les efforts qu’amène le hoquet.

Les plus communs, parmi les premiers de ces symptômes sont : lesborborygmes, les soupirs, les bâillements (40), les éructations (41), les nausées et le vomissement;

parmi les derniers : la douleur de tête, de poitrine, avec la sensation d'une plaie dans ces parties, la fréquence, la petitesse du pouls, la rougeur de la face.

On a vu le hoquet persister pendant quatre (42), cinq (43), huit (44), douze (45), vingt (46), quarante (47) jours,

ae Le eee ——

—kRiedlin, ebs. 51, p. 67. Chez ma malade de la clinique de Pavie, le hoquet s’entendait à cent pas de distance, ce qui atlira sous les fenêtres de l’hospice une foule immense de curieux.

(40) La malade de Scott (I. C: 1 avait toujours la bouche béante.

(41) De 1820 à 1829, j'ai traité, conjointement avec le docteur Liboschitz de Vilna, une juive d'un certain âge qui était affectée de hoquet avec éructations.

L'explosion était tellement violente, que non-seulement on pouvait l’entendre du vestibule de la maison, mais qu’un enfant qui se trouvait dans les mêmes appartements fut pris de convulsions par la frayeur qu'il en éprouva. Moi-même, tandis que j'étais assis auprès de la malade, préoccupé de son état, j'ai été plus d’une fois frappé de terreur » par une explosion inattendue. Le hoquet n’avait lieu que pendant le jour. Comme il exislait plusieurs signes de maladie du cœur ou des gros vaisseaux, je l'ai attribué à cette cause. La malade mourut.

Il ne faut point songer à l’ouverture des cadavres chez les juifs polonais.

(42) Henning, in Hufeland’s Journ, d.

pr. Heïlkunde, 25 B., 4 st., p. 75.

(45) Weber, Obs. med., fasc. 11, p.35.

(44) Benedict. Sylvaticus, 1. 11, consil. 81, p. 287. — Rolfinkius, Epit. part.

corp. ot. l. 11, ©. 1v, p. 208.—Riedlin, Cent., obs: 15. |

(45) Marcus Gattinaria rapporte un cas de ce genre dans sa pratique, au sujet

d’un jurisconsulte. Tulpius, lib. 1v, cap.

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