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Le vomissement a lieu indépendamment de la toux

8. Complication de ces maladies, — L'expérience d'autrui (76), ainsi que la nôtre (77), nous ont démontré qu'il y a BE DR SEE

- (75) D’après l'observation de Kreysig, 18 C.

(76) Kreysig, op. c., 2 Th., p. 229.— Davis, 1. c., p. 48, 53. — Smerdon, in The London medical and physical Journal published by Fothergill, vol. xLvs, 4821, decemb.

(77) J'ai observé sur plusieurs cadayres des traces inflammatoires, soit dans les plèvres et les poumons, soit dans le péricarde et le cœur. Le cas suivant paraît présenter également une complication de péripneumonie et de péricardite. Le 9 mars 1822, par un temps humide et froid, un homme de trente ans, fortement constitué, et qui avait tou jours joui d’une bonne santé, prit un grand échauffement, quoiqu'il fût légèrement vêtu, en portant un lourd fardeau.' Par un concours de circonstances Mmalheureuses, il arriva en même temps que cet homme, étant entré dans une rue étroite de Vilna, vit se précipiter sur ses pas une voiture trainée par des chevaux en fuite; il rentra chez lui vivement effrayé, et là il ne tarda pas à se sentir saisi par le frisson, bientôt suivi de cha- ‘leur et d’une soif tellement intense, que le malade s'était efforcé en vain de la calmer en buvant de l’eau froide. Survinrent ensuite l’anxiété, les palpitations de cœur, le sentiment d’une syncope imminente, la vision trouble et verdâtre, Jes douleurs de poitrine, la dyspnée, et Ja toux suivie de crachats sanglanis. Le deuxième jour, le malade fut transporté à la clinique médicale; il présentait les symptômes suivants : face très-rouge, toux continuelle, mais s’exaspérant par intervalles, de manière à faire craindre la suffoçalion ; anxiété telle que le pa-

quelquefois complication de la péripneumonie avec la péricardite.

4, Distinction d'avec l’esquinancie.— La péricardite, s'accompagnant assez fréquemment de difficulté de la déglutition, a été pour cette raison confondue avec l’esquinancie (78). L’inspection de la gorge fera éviter cette erreur, Toutefois il faut avouer que la péricardite peut se compliquer avec l’esquinancie (79).

tient changeait continuellement de position, appuyant ses mains tantôt sur la tête, tantôt sur la poitrine; violents battements du cœur, de la région épigastrique et des carotides, décubitus sur Île côté droit exclusivement, respiration difficile et entièrement abdominale, parole entrecoupée, pouls vibrant, serré, petit, irrégulier, à cent vingt-cinq pulsations par minute.'Le malade se piaignait d’un poids sous le sternum, de douleurs au côté gauche de la poitrine, dans les articulations; d’un sentiment de chaleur et de froid, et de l’effroi de la mort. L'expression était en effet celle d’un individu qui menace de suffoquer.

Le médecin assistant de la clinique crut reconnaître une péripneumonie, tandis que quelques-uns de ses collègues annoncèrent une péricardite. Pour concilier cette divergence d'opinions, je diagnostiquai une complication de cardite et de pneumonie, Trois saignées, un grand nombre de ventouses scariliées et de sangsues (moyens à l’aide desquels on retira quarante-quatre onces de sang), le nitre, la digitale et le reste du régime anti-phlogistique, ainsi que l’application de yésicatoires sur la poitrine, arrêtèrent la violence de la maladie, qui se

, termina complètement le septième jour,

par une sueur générale, de telle sorte que le malade, revenu à la santé, put quitter l'hôpital dès le 25 mars,

(78) Portal (Mémoires de l’Académie de sciences, an. 1780, p. 333) parle d’ane noble dame qui éprouvait une grande difficulté de la déglutition, et qui avait la voix singulièrement aliéréé, au point que celle-ci était tantôt très-aigué, taniôt très-basse, et tantôt supprimée.

Comme la malade avait en même temps une fièvre intense, on la croyait affectée d’esquinancie. Après la mort, l’examen des organes de la déglutition et de la voix ne présenta rien d’anormal, mais on trouva une forte inflammation du péricarde, à l'endroit où cet organe reçoit les nombreux rameaux qui lui viennent des nerfs récurrents. Cfr. Testa, 1 c.

(79) On lira avec intérêt, à ce sujet,

5. Siege de la péricardite. — L'existence de la péricardite constatée, il s’agit de rechercher son siége, ne füt- ce qu'à l’aide de conjectures. Or, l’inflammation peut oceuper soit le péricarde, soit le tissu musculaire du cœur, soit les cavités de cet organe (sans parler des artères coronaires (80)), soit enfin plusieurs de ces parties ou toutes à Ja fois.

6. Inflimmation du péricarde.—Nous soupconnons l'existence d'une inflammation du péricarde (péricardite proprement dite, pleurésie du péricarde (81)), ou du moins du médiastin antérieur (82), lorsque la maladie, débutant avec les caractères de la pleurésie , s’accompagne de douleur sous - sternale, d’une anxiélé extraordinaire et de jactation; en même temps que la face est singulièrement allérée, que la joue gauche rougit (83), que le pouls devient vacillant, irrégulier (84), ou qu’il survient quelqu'autre symptôme saillant, d'ailleurs étranger à la pleurésie. La probabilité augmente, s’il y a complication de fièvre rhumatismale ou exanthémateuse , si la maladie est le résultat de la guérison prémalurée d’un impétigo (85), ou d'un coup sur la région précordiale (86), et si elle affecte une femme enceinte. Plus OPEN LOUE APTE SPP Er, POMPES Testa (l. c., t. m1, c. v) et Kreysig, qui dit (op. c., 4 th., p. 369) : « Ich bemerko hier nur, dass Entzundungen des Herzens und der grossen Gefasse nicht selten mit einer Braune sich verbinden, » Cfr.

Hufeland’s Journal der prakt. Heilkunde, 51 B., 1 st., p. 142. Il est digne de remarque, que l’on trouve déjà mentionnée dans les ouvrages d'Hippocrate (Epid.

vit, N. 50) la complication de l’esquinancie avec la péricardite. |

(80) Nous démontrerons plus loin (cap. x1, $ 1, n. G) que ces vaisseaux peuvent également s’enflammer, et cela surtout sous l'influence de la diathèse arthritique. Lisez toutefois Kreysig, op. c., 2 Th., p. 141.

(81) Sauvages, Nosot. method., cl. ur, 45, À.

(82) Kreysig, 1. c., 2 Th., p. 122.

(83) Corvisart, 1. c., p. 16.

(84) « ...,.qui caractérise principalement la péricardite aiguë. » Corvisart, 1. c., .p. 8. J

(85) < Cette affection (la péricardite) ne paraît pas reconnaître d’autres causes que celles qui donnent naissance à l’inflammation dans les membranes analo-

ues. » Corvisart, ]. c., p. 4.

(86) Corvisart, IL, ç., p. 17.

MALADIES DU DIAPHRAGME

les symptômes indiqués sévissent avec violence, plus il y à liea de conclure à l'inflammation du feuillet du péricarde qui est en contact immédiat avec le cœur.

7. Inflammalion du tissu musculaire. — Nous reconnaissons l’inflammation du tissu musculaire du cœur (flegmasie du cœur (87) ), si une inflammation du péricarde a été négligée ou mal soignée (88); si, pendant le cours de la maladie, d’autres muscies, ou mème des articulations ont été affectés (89); s'il survient des symptômes de fièvre inflammatoire ; si la maladie a été provoquée par des efforts pour soulever ou porter un fardeau, par des blessures qui ont pénétré profondément dans la poitrine ; sila région même du cœur est douloureuse, et que des mouvements anormaux soient ressentis par le malade, ou appréciés par d’autres personnes dans la par* tie affectée ; si les angoisses et la jactation sont portées à un haut degré; s'il y a des crachats sanglants, et s’il survient de l’irrégularité dans le pouls, de l’œdème à la face et des lipothymies.

8. Inflammation des cavités. — Nous avons lieu de soupconner une inflammation des cavités du cœur, lorsque leg symptômes généraux de la péricardite ont atteint leur plus haut degré, que le ma= lade tient habituellement le corps fléchi en avant, ou qu’en proie aux plus vives

nn)

(87) Daniel, Systema ægritudinum, p.111.

(88) « Les membranes séreuses sont en général si intimement unies aux organts qu’elles recouvrent, que leurs affections intéressent presque toajours les tissus de ces organes eux-mêmes, et réciproques ment. En effet, la péripneumonie ou l’inflammation de la plèvre pulmonaire existe-t-elle jusqu’à sa terminaison, sans que la substance ou les différents tissu du poumon ne participeat plus ou moi de l'inflammation? » Corvisart, |. c., p«

(89) Au sujet du rapport de la cardite avec le rhumatisme, pleinement confirmé par mon expérience personnelle, lisez Baillie, op. c. (d'après David Pitcairn); —Odicr, Manuel de médecine pratique, 4805 ; — David Dundas, Transactions of the medical and surgical Society of Lon= don;—The Edinburgh medical Journal 1806, oct.; — Well's, Transactions of à Society for the improvement of medical and chirurgical Knowledge, Lond. 1819, vol, 11, p. 975, 424,

DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DEË VEINES 495

angoisses, il est dans une agitation continuelle ; quand la respiration est trèsdifficile, quand on trouve le pouls irrégulier, formicant, intermittent, avec des batlements de cœur assez forts, et quand les vomissements, l’imminence de la suffocation el les lipothymies ne laissent pas un instant de relâche. Les observations de Fanton (90), de Harder (91), de Séverin (92), de Pissin (93), de Wichmann (94), de Thomann (95), de Testa (96), et surtout d’Huxham (97), ayant prouvé que dans ces circonstances il existe souvent des fausses membranes dans les cavités du cœur, Kreysig a trèsconvenablement nommé l'affection dont

(90) Observ. anatom. medica, p. 22.

(91) Observ. anat. practicæ in Boneti Sepulchreto anat., t, 1, Li, sect. vu, obs. 24, p. 789.

(92) De noviss. observ. abscess., c. Il, p- 280.

(95) De cordis polypo. Voy. plus loin Pasta (c. x, Sdi,/n::2).

(94) Ideen zur Diagnostik, p. 192.

(95) Annales instituti clinici Wurzburgensis, t. 11, p. 92,

(96) Op. c., t. in, €. 1v.

(97) Opera physico-medica curante Reichel. Lips, 1764, vol. 1, p. 50:

« Tempestate maxime sicca frigidaque mensis februarii et martii pr'æterlapsi , uautarum varii nayibus bellicis, quibus nomen Deptford et Dunkirk, ab India occidentali advecti, tussi brevi, impor- [uno, asthmatico absque ulla excretione afficiebantur. Aderat violenta et fere continua cordis palpitatio, cum perpetuo intermittente tremulo, formicante pulsu ei perpetua anxietate, dolore et cordis lapsu (sinking of the heart), prouti appellabant. Spiritum maxima cum difficullate trahebant, et vix lectulo jacere absque suffocationé poterant. Huraeris juasi innitebantur capita, et facies erat pallida et tristis. Lateris dolore affligeantur nonnulli, licet vix ulla appareret ebris. Plusquam viginti lhomines tali nodo versus mensis martii finem brevi emporis spalio e vivis tollebantur. Quo acto, ut bina mortuorum, quadraginta ivciler annorum cadavera mox dissecaentur, imperabat D. Wyatt; quorum juolibet in corde polypos reperiens monlruosos ea directe propriam in domum eportabat. Non carneis solum columnis ordis firmiler adhærebant, sed usque d intercclumnia quoque, vel sulcos proredientes his non minus, quam ipso entriculorum fundo fortiter inserebanur, »

il s’agit cardite polÿpeuse , et montré son analogie avec le croup (98). Nous ne saurions Indiquer les symptômes de l’inflammation des artères coronaires du cœur. On pourrait soupconner l’existence de celte affection , si l'on voyait apparaître des signes d’inflammation des cavilés du cœur avec quelques symptômes d'angine de poitrine, chez un individu arthritique (99).

9. Observation. — TI ne faut pas trop nous flalter de pouvoir déterminer le siége de la péricardite, attendu que nous courons continuellement le risque de méconnaitre cetle affection elle - même.

C’est ce qu’attestent d’un commun accord les auteurs qui ont écrit sur la péricardite latente ou larvée{100), souvent chronique el compliquée atec d’autres maladies qui la cachent, telles que la pleuro-pneumonie (1), la diaphragmite (2), l'hydrothorax. :

10. De la nature de la péricardite.— Si nous comparons soigneusement entre eux les symptômes et les causes de la péricardile, nous trouverons que cette affection peut être, suivant les cas, de na-

(98) Op. c., 2 Th., p. 140 : « Sehr gross ist die Analogie der polyposen Herzentzundung mit der polyposen Braune. »

Cfr. P.ur, vol. 11, sect. 1, ©. 1u, S 12,0. 4 Déjà depuis long-temps toutelois, Payther avait soupçonné quelque chose de semblable, ainsi que le prouvent les paroles suivantes du docteur Parry (Inquiry into the symptoms and causes of the syncope anginosa. Bath., 1799, p. 156) :

« Dr, Jenner also thought so, when, in the case of Mr. Bellamy, he saw a hard tubular crust not unlike cuagulated Jymph and which Mr. Paytherus compares {o the secretion attached to the tra- Chea in the croup, lining the cavity of coronary arteries degenerated into a sort of cartilage. »

(O9 CUXT

(100) Kreysig, op. c., 2 Th., p. 197.

« Schleichende, versteckte, meist komplicirte Entzundung des Herzens. » Corvisart, |. c., p. 25. « Des diverses complications, de l'invasion souvent insensible de cette espèce de péricardite, de Sa marche cachée, dans beaucoup de cas, naît une difficulté souvent insurmontable, dans le diagnostic de cette inflammation. »

(1) Corvisart, 1. c., p. 7. « L’observation prouve que la pleuropneumonie en est la complication la plus fréquente. »

(2) Idem, ib.

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ture {raumatique, inflammatoire, rhumatismale , mélastatique et arthritique.

Se développe-t-elle comme les autres inflammations, ou bien est-elle le résultat d'un vice gastrique? Il faudrait également rechercher si la péricardite ne re- * vêt point quelquefois la forme des fièvres intermittentes pernicieuses, dites syncopales.

11. Distinction essentielle. — Enfin la péricardite présente divers caractères, suivant qu’elle a lieu chez un sujet d'ailleurs bien portant, ou chez un individu valétudinaire , peut-être primitivement affecté d’une maladie chronique du cœur (3). ;

$S V,. Pronostic.

1. En geénéral.—Quoi qu'il en soit, la péricatdite est constamment une affection pleine de dangers,

2. Terminaïsons diverses.—AÀ moins en effet qu’elle ne se termine par résolution , cette maladie, lorsqu’elle est intense et aiguë, ne peut manquer d’avoir une issue funeste ; ét, quand elle est légère et lente dans sa marche, elle dégénère en affections chroniques , pires

que la mort mème : nous voulons parler.

de la symphyse cardiaque, de lhydrocardie, des polypes, du lithiasis, de l’hypertrophie, de l'atrophie, de la dilatation ét du rétrécissement des cavités du cœur (4).

3. Resolution. — Quand on considère que l’inflammation de la plèvre se guérit assez sûrement, et que l’on peut résister quelquefois d’une manière étonnante à des blessures graves du tissu même du cœur (5), on ne désespérera pas trop fa-

oo,

(5) Lisez sur ce sujet, Kreysig, op. o., 2 Th., p. 204, 1486.

(4) L'histoire de ces maladies sera bientôt exposée dans autant de chapitres particuliers. |

(5) Qu'on lise, au sujet d’une balle de fusil cachée dans la substance du cœur, Penada, Osservazione medico-anatomica sopra un ulcere corrodente e profondo -riscontirato nel cuore di un cadavere anatomizzato l'anno 1783 nei Saggi di Padova, t. in, P. mn, p, 59. V. Weigel's Ital. med. Bibl., 5 B, 1 St., p. 40. Il existe une observation de cicatrices du Cœur, dans les Act, Lips., an. 4705. Il est fait mention de blessures du cœur qui

n’ont occasionné la mort que lonz-temps

après, dans : Bartholin, ist, anat.,

DIAPHRAGME , cilement de la résolution de la péricardite, survenue chez un sujet sain d’ailleurs, et traitée à temps et d’une manière convenable. Un soulagement marqué et prompt, à la suite du traitement employé, et les crises ordinaires indiquent que la résolution s'opère. Ces crises ont principalement lieu par des hémorrhagies assez abondantes des fosses nasales, de l'anus, de l'utérus; par une sueur générale qui modifie avantageusement tous les symp:

tômes, mais surtout l’état du pouls; par le rétablissement d’exanthèmes disparus à contre-temps, et par un sommeil répa:

rateur (*).

4. Mort subite. — La mort subite doit être attribuée à l'hydropisie aiguë purulente du péricarde, à des pseudo-mem:

branes qui bouchent. les orifices des vaisseaux, et à la gangrène, 5. Hydropisie aiguë purulente. — L'hydropisie aiguë purulente du péri-

cent. 1, hist. 77, t.1, p. 197; Misc. nat cur., dec. 1117, an. 5. Append., p. 2; — Tulpius, Observ. med., |. 11, ©. xvHux p. 125; — Bonet, Sepulchr, anat,, 1. 1% sect, 111, 0bs. 25; —Diemerbroek, Anat.

Lu, ©. vi: —Lieutaud, Hist. anat., |. 1 sect, 11, obs. 607, 609, t. 11, p. 188; — Blancard, Anat, rar., cent. 1, obs. 26:

p. 66; —Morgagni, epist. Lin, 3; — Zitt mann, Medicina forensis. d. c. geoffnet zur Med. u. Chir. anweisende Ausspruché u. Responsen der Facultat zu Leipzig Frankf., 1706. cent. ni, cas. 59; — Am mann, Medicina critica. Stad., 4677 cent, 1, hist. 8. Journal de médecine vol, xzvi et xzvis, n. 245; —Triller, D mirando cordis vulnere post 14 dien demum lethali, Wittemb., 1775, € Schlegel, Coll, disp. ad med. forens spectant, vol. v, n. 56; —Daniel, Samnil med. Beobachtungen. Leipz., 1776, p 297, Anmerk. 41;—Meyer, in Baldingerd Neuem,. Magaz., 4 B., 2 St., p. 10%. à Tichner, Beilrago zur prakt. u. gerichil Arzneykunde, 1 B., n. 6; — Thomassen in Hufeland’s Annalen der Franz. A. W4 4 B., p. 501; — Bohn, De renunciationi vulnerum. Lips., 1711 ; — Fourcroy, Bi médecine éclairée par les sciences chimie, etc., t. 11, p. 92; — Fuge, Th Edinburgh med. and surgical Journäll 4818 april, et Hufcland’s fournal, 1819 jan., p. 65. (Un soldat ayant reçu um balle de fusil en Espagne, le 46 janvie 1809, alla mourir en Angleterre le 30 di même mois.) |

(*) La liberté du ventre était d’un bo augure çhez Huber.

DU PÉRICARDE ; DU COEUR; DES ARTÈRES ET DES VEINES

Carde est surtout le résultat dela pleurésie rhüumatismale de cette membrane, surtout quand le malade est jeune, que la maladie à été négligée ou mal traitée.

Les indices qui annoncent le début d’un épanchementdeliquidesont:l’inefficacité des moyens anti-phlogistiques, l'urine rare , l'oppression de poitrine augmentant par lé mouvement, un sentiment de pesanteur s'étendant du cœur à l’épigastre; la tension du diaphragme, l'irrégu- Jarité des mouvements du cœur, un pouls petit, accéléré, intermittent, l'œdème de la face ou desextrémités inférieures, et la somnolence.

6, Fausses membranes. — On a à Craindre la mort comme résultat de l’occlusion des orifices des vaisseaux par des fausses membranes, dans la péricardite affectant les cavités du cœur (6), toutes les fois que surviennent des lipothymies, le froid des extrémités, la face hippocratique et de grandes angoisses.

7. Gangrène.— Le sphacèle du cœur, confirmé par un grand nombre d’observations (7), permet à peine de douter de la dégénérescence de la péricardite en gangrène (8). Nous ne saurions indiquer, pour la péricardite en particulier, d’autres symplômes que ceux qui annoncent en général la gangrène (9).

$ VI. Traitement.

f{. Prophylaxie. -— La périeardite, même quand elle est légère et peu rapide dans sa marche, ne laisse pas que de mettre la vie en danger ; dès lors, toutes les fois que les causes excitantes ont exercé leur influence, principalement Si ce sont des violences extérieures sur la région du cœur, des efforts et des affections morales, il faut, sans perdre de temps, s'opposer au développement d’une maladie plus grave ; ce à quoi on parvient à l’aide de la saignée du bras gauche , des sangsues appliquées sur le côté gauche de la poilrine, des boissons nitrées, des lavements anti-phlogistiques, du décubitus sur le dos, de la diète sévère et du repos d'esprit, D,

2 nn, 2

. (8) Toutefois Corvisart dit (L 0., p.

255) : « J'ajoute même, que je ne conçois aucun fait bien avéré de la gangrène du cœur, née immédiatement du carditis aigu et manifesté, » ; (9) P. 1, vol, 1, Append,, $ 78, n. 42, titan, de HN Et $ A1,

2. Traitement de la maladie, = Les moyens que nous venons d'indiquer suffisent pour le traitement de la péricardite elle-même. La saignée à d’autant plus d'effet qu’elle est pratiquée plus tôt. Qu'on prenne garde surtout de s’en laisser imposer par l’irrégularilé du pouls, ou par une prostration apparente!

Il ne faut pas croire qu’une seule saignée sera suflisante pour faire disparaître la maladie (*). Toutefois, gardons-nous de tomber dans l'excès contraire ! car, où nous nous lrompons fort, ou la péricardite ne saurait dans aucun cas admettre un aussi grand nombre de saignées que la péripneumonie. Aussitôt donc que

‘la maladie à été enrayée par le moyen

des évacuations sanguines générales, il faut se hâter de recourir aux sangsues, qui doivent être appliquées en grand nombre dans les intervalles des côtes les plus rapprochées du cœur, et, suivant les cas, répétées. Chez les malades de forte complexion, on pourra en outre poser des .ventouses scarifiées sur le sternum.

On donne avec avantage à l’intérieur la solution de nitrate de potasse, soit dans de l’eau simple, soit dans de l’eau acidulée avec le sirop de framboises, soit dans une décoction de pulpe de tamarins, sans négliger les lavements anti - phlogistiques. Pendant l’exacerbation de Ja maladie, on applique des sinapismes aux cuisses. Les pédiluves irritants, surtout quand l'affection est de nature arthritique, ne sont pas non plus à dédaigner ici.

On donnera pour boisson une solution de sirop végélal, acidulé , tiède, à prendre en petite quantité à la fois et souvent. Tout aliment doit être interdit, à l'exception du bouillon d'avoine. Après avoir calmé ainsi la violence de la maladie (principalement par rapport à l’affeetion du cœur), on laissera à la crise le temps de s’opérer. Ce précepte est d'une haute importance, surtout Icrsque la péricardite se complique avec une maladie chronique du cœur. Si les choses allaiert en empirant, et qu’une prostration réelle contr’indiquât de nouvelles évacuations sanguines, ou s'il survenait des symptômes d'hydropisie purulente aiguë du péricarde, rebelle aux moyens anti phlogistiques, il faudrait en venir à l’in-

ee EN

(*) La saignée eut un effet merveilleux dans l'épidémie de Delfzyl. On la répétait, dans quelques ças, trois fois en vingt-quatre heures,

fusion de feuilles de digitale pourprée.

Dans le cas où ce médicament ne produirait aucun effet dans l’espace d'un ou de deux jours, il serait à propos d’essayer le calomel (10), à moins que la constitution du malade ne contr'indiquât l'emploi du mercure; et il faudrait administrer alfernativement une décoction de racine soit de /apathum acutum (patience), soit de vinceloxicum (11), ou bien, ce que nous préférons surtout pour provoquer la sécrétion de l'urine, de tiges de douce-amère. L'application d'un large vésicatoire sur le sternum a quelquefois un effet merveilleux, principalement lorsque la péricardite est de nature rhumalismale, arthrilique, métastatique.

Quand il y a prostration extrême, nous donnons le musc (12), ou plutôt la pré- Paralion camphrée appelée aura camphorata, mêlée avec le nitre (13).

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