Diagnostic de l'angine de poitrine
— Quant au diagnostic qui à rapport à l'ossification des artères coronaires du cœur, 1l offre jusqu'a un point plus de certilude. En effet, Parry (10) a reconnu, d'après E. Jenner (11), que quand la maladie, indiquée peut-être par Sénèque
symptomatum numerari possunt varia ventriculi incommoda, vitia virium et partium digestioni inservientium, spasmi varii gencris, convulsiones, dolores colici et cardialgici, dolores in artibus vagi, et ipsi insultus podagrici. Omnia ista symptomata, plerumque ingruente anginæ pectoris insultu, vel plane evanescunt, vel magna lamen ex parie, {um numero, tum vehementia miauuntur, » Wichmann (l. c.) nic que la goutte soit pour quelque chose dans l’angine de poitrine, en disant qu'il serait extraordinaire qu'aucun de ses malades affectés de cet état pathologique, n'ait été goutteux.
(5) Cruwell, LL c.—Blackall, [. c.
(4) Aurivillius, L c.
(5) Corvisart, et mes propres observations.
(6) C. vir.
(7) C'est aussi l'opinion de Parry, qui dit (1. c., p. 156). « One çan have little doubt that tbe same operation, wich changed. the state of the arterial coats (extravasation de Iymphe congulable, comme dans le coup), produced the exfravasation incrus!ing their sides. » Krey- Sig, 1. c., 2 th., p. 55, Testa, op. c., C. x11, pensent de même.
RISRS 2,n. 2;
(11) « Audit was suggested by Dr. Jenner, that the angina pectoris arose from some morbid change in the structure of
(12), Cœlius Aurelianus (13), Mézeray
(14), mais très-cerlainement observée par
Morgagoi (15), Fr. Hoffmann (16), Rougnon (17), et décrite par Heberden, sous le nom d'angine de poitrine, se compose de paroxysmes et d’intervalles libres, caractérisés, les premiers par une douleur sous-sternale qui s'étend souvent au bras gauche, par une anxiété précordiale iutense et par l’irrégularité du pouis, et les seconds par l'impuissance de marcher surtout contre le vent, elle dépend du lithiasis, ou du moins de l’état cartilagineux des artères coronaires du cœur.
Que si, à part les auteurs cités (18), tous ceux qui ont écrit sur l’angine de poi-
trine (19) ne sont point d'accord sur ce
the heart, which change was probably ossilication, or some similar disease, of the coronary arterics. » Parry, L. c., p. 5.
(12) Opp. Lips. 1605, p. 474, ep. ziv.
(O1 paraît parler plutèt d’un asthme dont il était lui-même affecté, que de l’angine de poitrine. Toutefois l'existence de cette maladie est constatée par Zecchinelli :
Sopra una mälattia di Seneca il filosofo.
V. Nuovi Saggi della Cesarco-Regia Accadermia di scienze, lettere ed arti di Padova, t.1, 4817.
(43) Chronic., L. 11, c. 1, p. 36 : + Ervasistratus memorat paralyseos genus et paradoxon appellat, quo ambulantes repente sistuntur, ut ambulare non possint, tu rursum ambulare sipuntur, »
(14) Abrégè chronologique de l'histoire de France, an. 1599.
(15) De sed, et causis morb., |. n, epist. xx1V, 51,
(16) Opp.,t. ur. « Homines animi corporisque viribus deficiunt absque convulsionibus aut tremoris apparentia, immobiles jacent, respiratio et pulsus intercipitar, artus refrigescunt et collabuntur, facies est hippocratica; et copiosus sudor ad tactum frigidus circa tempora erumpere deprehenditur. »
(17) Lettre adressée à M. Lorry. Besançcon, 1768.
(19) Smith, Medicinische Corimentarien v, Edinburgh, —HJfamilton, ibid. — Hill. V. Kuhn, Phys. med. Journ., 1801, p- 784. — Malcolm Macqueen, in London med. Journal, t. v, p. 162, et Abhandl, f. pr. Aerzte, 40 B., p. 145. — Houper, Memoirs of the medic. Society of London, t, v, n. 18. — Iasgarth, Med. transactions, t. 11, n. 3.—Macbride, Medical observations aud inquiry, t. vi.—Elsner, Abh. uber d. Brustbraune, Konigsb., 1718. — Gruner, Specilegium de angina
point, et si plusieurs atiribuent cette affeclion à des causes toat-à-fait différentes, il faul rejeter sur les erreurs de diagnostic la cause de cette divergence d’opinions.
8. Facilite de la confusion. — On pourrait confondre l’angine de poitrine avec le cauchemar, l'asthme, les polypes du cœur, la dilatation des cavités de cet organe, le rétrécissement de ses orifices, les maladies du foie et de la rate, et les
pectoris. Hal., 4800. — Hesse, Specimen de angina pectoris. Ilal., 1800.—Berger, in Abhandi. d. Schwedisch. Akad, der Wissenschaft., 1 B., p. 64. — Tode, De inflammationibus chronicis pectoris.Havniæ, 1788. — Hartmann. Diss. de angina pectoris. Fr., 1791. — Butter, A treatise on the disease commonly called angina pectoris. Lond., 1791. — Schmidt, Diss, de angina pectoris, 1793. — Crawford, Diss. de angina pectoris. Edinb., 1795.
— Wichmann, Ideen zur Diagnostik, Hannov., 1797, 2 th., p. 431.—Schæffer, Diss. de angina pectoris vulgo sic dicta.
Gœtt,, 1781. — Duncan, Annals of Medecine, 1796, t. 1, p. 199. — Clarke, Diss.
de syncope angente. Edinb., 1802. — Stoller, in Hufeland’s Journal, 47 B., 2 st., p. 115. — Wolff, ibid., 18 B., 1 st., p. 15. — Ritter, ibid., 20 B., 5 st., p.
417. — Schenk, ibid., p. 105. — Jahn, ibid., 25 B., 5 st., p. 137.—Jozef Frank.
V. Dziennik Wilenski, 1805, n. 5, et loco citato.—Desportes, Traité de l’angine de poitrine, qu’on a presque toujours confondue avec l'asthme et les maladies du cœur, — Brera, Della Stenocardia malattia volgarmente conosciuta sotto il nome di angina pectoris. Verona, 4810.
— Clirzczonowicz, Diss. de angore pectoris. Vilnæ, 1812.— Millot, Sur l’angine de la poitrine. Paris, 14812. — Warren, in The New England Journal of medecine and Surgery, t, 1, 1812.—Blackall, Observations on the nature and cwre of dropsies ; to which is added an appendix containing several cases of angina pectoris, with dissections. Lond., 1813. — Zecchinelli, Sulla angina del petto, e sulle morti repentine. Padova, 1814, t. 1.
— durine, Mémoire sur l’angine de poitrine, qui a remporté le prix au concours ouvert sur ce sujet par la société de médecine de Paris, 1815. — Jos. Lauffer, Diss. de asthmate convulsivo ejusque ab angina pectoris differentia. Vratisl., 1816.
Ant. Fr. Ollenroth, Diss. de angina pectoris. Berol., 1822, — K, GI. Schramm, Diss. de angina pectoris. Lips., 1822, €, tab, aen,
MALADIES DU DIAPHRAGME
autres affections spasmodiques du cœur, avec l’anévrisme de la crosse de l'aorte et l'évanouissement.
4, Distinction d'avec le cauchemar.
— Le cauchemar et l’angine de poitrine produisent également desangoisses, mais dans :
Le cauchemar.
a. La maladie survient pendant le sommeil.
b. Le malade à des visions effrayantes.
c. Le décubitus s'effectue dans toutes les positions.
d, Il n’y a aucune douleur.
L'angine de poitrine.
a. La maladie survient pendant la veille.
b. Le malade n'éprouve point d'hallucinations.
-c. Le décubitus n'est point possible dans toutes les positions.
d, Il y a douleur sous-sternale.
5. Distinction d'avec lPasthme. — L’asthme et l'angine de poitrine affectent l'un et l’autre une marche périodique, et s'accompagnent d’angoisses , mais dans :
L'asthme.
a. Les accès reviennent ordinairement pendant la nuit,
b. Le malade peut se lever et aller respirer lè grand air.
c. La respiration s'exécute avec sifflement bruyant.
d. Il n'y a point de douleur.
e. La maladie dépend des influences atmosphériques,
L'angine de poitrine.
a. Les accès, du moins au début de la maladie, reviennent le plus souvent pen= dant le jour. |
b. Le malade est contraint de garder le repos et d'éviter les courants d'air.
c. La respiration n'est plaintive que par intervalles.
d. Il existe une douleur constante.
e. La maladie est indépendante des influences atmosphériques.
(20) Parry (1. c., p. 45) dit : « They have been by some thought to occur most frequentiv in the extremes of hot and cold weather; butin many instances there has been no perceptible difference in this respect. »
DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES
6. Distinction d'avec les polypes du cœur. — Il est presque impossible, quoi qu’en dise Wichmann(21), de distinguer les polypes du cœur de l’angine de poitrine. Nous ne pouvons donc donner la table suivante que comme une règle de probabilité.
Polypes du cœur.
a. Ils n'épargnent aucun âge,
b. Ils se font sentir sans relâche, même dès le début de la maladie, ” ©. Les poumons participent à l’affection à un très-haut degré (22).
d, Il y a des douleurs vagues.
Angine de poitrine.
.a& Elle se développe ordinairement vers l’âge de 40 ans.
b. La maladie est constamment périodique depuis son invasion,
c. Les poumons sont moins vivement affectés.
d. Les douleurs ont un siége déterminé.
7. Complications fréquentes. — Mais comme le lithiasis affecte souvent d’autres parties du cœur que les artères coronaires (23), et ces ossifications se trouvant fréquemment compliquées avec d’autres maladies de ce viscère (24), on con-
(21) L. c. (Te suis d'autant moins porté à admettre la distinction de Wichmann, qu'elle m'a plus d’une fois induit en erreur, relativement à ces maladies.) (22) Wichmann dit avec assez de raison (1. c., p. 214) : « In der Brustbraune ist selten die Angst oder Suffocation so bheftig, dass man in Respiriren eine grosse Veranderung bemerkte, die vom naturlichen Zustande abwiche. »
(25) $ 1, n. 7, et Le cas rapporté par Mall, 1. c.
(24) Avec dilatation du cœur ( Morgagni, ep. xxvi, 51.— Wall, Med. trans., t. 111, p. 17.— Black, Med. meim., t. 1v, p. 268.— Parry, 1. c., p. 23; 51, et moimême. V, Pamietnikow, 1. c.); avec atrophic considérable du cœur (Ilome’s Life of Hunter, p. 63); avec flaccidité et pâleur du cœur (Home, |. c.—Johnstone, Med. mem., t. 1, p. 580.— Black, |. c., p. 269); avec un amas de graisse considérable autour du cœur (Wall, L. c., p.
16, 17.—Fothergill, Hed, obs. and inqu., tèw, p. 239.—Parry,l.e., p. 12, 23, 51); avec épaississement du péricarde (Hone, 1, c., p. 62);. avec ossiliçation des val-
çoit sans peine comment il est possible de reconnaître le lithiasis des artères coronaires, ainsi que nous l'avons observé nous-même (2b), sans que les symptômes
vules (Wall, 1. c., p. 17. — Home, I. c.; p. 65.—Parry, 1. c., p. 52) ; avec dilatation, ou lithiasis de la crosse de l’aorte (Morgagni, epist. xxvr, 531.—Wall, I. c., p. 18. — Home, I. c., p. 63. — Black, 1. c., p. 269, — Parry, p. 54, 52); avec hydrothorax (Wall, 1, c., p. 16. — Fothergill, 1, c., p. 239. — Parry, 1. c., p.
11) ; avec hydrocarde (Wall, 1. c., p.17); avec paralysie (Jurine, 1. e.); avec dilatation de l'oreillette droite du cœur (Jurine).
(25) $2, n.1. L'histoire de la maladie d’un Auwtrichien recommandable confirme aussi ce fait, que les véritables symptômes de l’angine de poitrine ne se montrent pas quand, outre l'ossilication des artères, les autres parties du cœur et de l’aorte sont en même temps affectées de lithiasis. € Vidi egregium Consiliarium aulicum Birkenstock (annos 75 natum) in ultimo ejus morbo, jam a quinque mensibus durante. Quondam multum a doloribus arthriticis vexabatur, ac ante plurimos annos gravem pectoris morbum perpessus erat. Ab eo tempore tussis cum spulis suspectis relicta est. En dolores arthritici inopinate disparuerunt, accedente simul dyspnœæa, urina pauca, turbida reddita. Sæpe insultus suffocationis, præsertim noctu, experiebatur, antequam adhuc pedes tumuerint.
Accessit tumor erysipelatosus brachii sinistri, valde dolens, qui tandem per suppurationem terminabatur, quin æger inde levamen accepisset. Pulsus erat sano vix frequentior, non intermitlens, plenus extra suffocationis insultum, sub ïllo, parvus contractusque, Caput liberum; memoria exceliens. Digitalis et squilla sine omni successu exhibita fuere. Æger serius, et diurno tempore suffocationi semper proximus, mortem haud reformidabat. Obiit die 50 octobris 1809 placide prævio dormiendi desiderio. Sectio cadaveris a Dr, Staudenheim instituta exhibuit ossificationem cartilaginum costarum, seri plures libras in cavitatibus pleuræ, pulmones passim cum membrana illa concretos, taberculis osseis refertos, totam arteriam coronariam 0Sseam, aortam ab origine usque ad exitum e cavo pectoris ad superficiem suam internam materia calcarea obductam, extus punctis osseis notatam. Et cordis valvulæ lithiasi correptæ erant, » (Extrait des notes de mon père.)
propres à la simple angine de poitrine aient précédé (26).
8. Origine de l'angine de poitrine. — Nous ne devons nous attendre en effet à rencontrer les véritables symptômes de l’angine de poitrine que quand le cœur, à cause du lithiasis des artères coronaires (ou de toute autre condition analogue de ces vaisseaux), ne peut plus admettre une quantité suflisante de sang, et que dès lors cet organe, comme tout autre muscle manquant du degré de nutrition convenable, devient languissant (27), en quelque sorte affecté de paralysie (28) et incapable de remplir ses fonctions (surtout lorsqu'il survient des causes qui réclament un surcroit d'énergie, telles que l'exercice du corps, les affections morales, la réplétion de l'estomac). L’angine de poitrine est donc pour nous le résultat d’une congestion de sang vers le cœur (29), délerminée par la débilitation de ce viscère, dont la nutrition linguit, à cause de l’ossification des artères coronaires,due elle-même à une inflammation ouà une méltastase arthritique antérieure (30).
Lorsque celte congestion a lieu, il n’est pas étonnaut que les uerfs cardiaques et phréniques (31) participent à l'affection
(26) Hewson, in Abh. f. pr. Aerzte, 4 B. — Erdmann, in Horn's Archiv. f, med. Erfabrung., 9 B., 4 Heft., 1806, p. 95. — Lentin, Beitrage zur pr. Heilkunde, 5 B., p. 115. — Kreysig, I. c., p. 540. Jess
(27) Les paroles suivantes de Fr. Hoff- -mann(l.c.)sont tout-à-fait remarquables :
« Est itaque syncope motus cordis ad tempus sufflaminatio ab impedito vel minus sufficiente liquidi spirituosi per nervos et sanguinis probe temperati per vasa coronaria in musculosam cordis substantiam influxu depenilens. »
(28) Jahn, I. c.
(29) La congestion de sang vers le cœur peut également être déterminée par la compression des carotides, qui fait naître en mème temps un sentiment d'anxiété en rapport avec son degré de force. Parry, 1. c., p. 125, 124.
(50) Ce sont là les limites dans lesquelles je pense que la goutte peut concourir à la production de l’angine de poitrine.
(51) Butter, faisant dépendre l'angine de poitrine d’une cause artbritique qui s’estjetée directement sur le diaphragme, a proposé, pour cette maladie, le nom de Diaphragmatic gout. Darwin (Zoonomia, vol, 1v, p. 42) pense aussi que le dia-
MALADIES DU DIAPHRAGME
(32); et ainsi se trouve conciliée avec notre manière de voir l’opinion de ceux qui font dépendre l'angine de poitrine, soit d’un état spasmodique (33), soit d'une affection des nerfs pulmonaires et cardiaques (34). Toutefois, le défaut d’action du cœur, et ses effets (savoir la congestion sanguine autour de ce viscère et les angoisses qui en résultent) pouvant être déterminés par des causes autres que le lithiasis des artères coronaires , par exemple par de la graisse (35), par un vice hémorrhoïdal, par une affection des nerfs cardiaques (dépendant d’une maladie du cerveau, de la moelle épimière, ou du plexus cœliaque), par l’obstruction de la rate et du foie, nous conviendrons volontiers qu'il est impossible de conclure d'une manière certaine de l'apparition passagère des symptômes de l'angine de poitrine au lithiasis des artères coronaires, On ne doit en effet porter un semblable diagnostic, que quand les paroxysmes reviennent d’une manière bien constante, et que l'on n'observe pas d’autres causes caractérisées qui soient capables de rendre raison de la maladie, Si
phragme joue un grand rôle dans l’angine de poitrine.
(52) Desportes explique très-bien les sympathies nerveuses, dans l'affection dont il s’agit.
(35) Heberden, 1. c., p. 64. — Macbride, Introduction méthodique à la
théorie et à la pratique de la médecine,
(54) Jurine, |, ç., p. 74. « …...En allant ainsi par voie d'exclusion à la recherche du siége de cette douleur, il ne nous reste plus, pour le placer, que les plexus nerveux de la poitrine, et c’est là en effet qu'il existe, je pense, véritable= ment. La manière dont se manifeste, se propage el se termine celle sensation an:
goissante, ses longs intervalles, l'influence qu'ont sur elle les passions de l'âme et le sommeil, ses effets sympathiques sur Îles extrémités supérieures, la mâchoire, etc., tout concourt à mettre dans la plus grande évidence sa nature essentiellement nerveuse, et à prouver qu'ellc est purement spasmodique. »
(55) Fothergill (L. c., p. 246) considérait la graisse amassée dans le péricarde, le médiastin et l’épiploon, comme la cause prochaine de l’angine de poitrine.
Cire. Black, in Medico-chirurg. transact.
published by the med. and chirurg. Soc.
of Lond., t. vu, P,1, 1816.
DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES
Bréra (36) avait fait cette observation, il a'eût point attribué sa sténocardie à une ompression violente du cœur par le foic iypertrophié, induré et s’élevant dans la avité rectora!e, et il n’eût pas soutenu que la véritable cause de l’angine de poirine est tout-à-fait indépendante de la substance et de l'organisation du cœur.
9. Pronostic. — Le lithiasis cardiaque létermine ordinairement l'hydropisie de a plèvre (37) et du péricarde (38); hylropisie que l’on peut bien, dans la plujart des cas, combattre plusieurs fois ivec succès (39); mais qui finit pourtant dujours par amener tôt ou tard un réullat funeste. Le lithiasis des artères Oronaires est la cause la plus commune le la mort subite (40). Cependant il ne oppose pas constamment à la longévité #1), et il arrive quelquefois que le maade succombe à d’autres maladies (42), ju par accident (43). Au reste, il sera
(36) L. c. « …...e che se questo viscere ssenzialissimo perde a poco a poco della iormale sua energia, ed esterna i fenoneni tutti dell” angina pectoris, ci solo wyicne, in quanto che angustiato ne’ uoi movimenti per effetto d’un vizio oranico inerente ai visceri vicini, e in arlicolare al fegato, cade in fine in une fato di vera paralisi, allorchè affatto opra di esso si effellui una straordinaia, grave e permanente pressione.
(57) P.u, 1. vu, ©. x1, G 54, n. 6.
(39) P. n, t. vu, c. x1, $ 54, n. 8.
(40) Ileberden, 1. c.
(41) Heberden, 1, €. (I l’a vu durer vingt ans). J'ai observé, en 1804, sur un jénéral russe, le comte de Bennigsen, ilors âgé de plus desoixante ans, les prinipaux symptômes de l’angine de poirine. Toutelois, comme les paroxysmes revenaient à de longs intervalles, qu'il My avait aucun indice d'affection goutuse, et que la crise avait lieu par une ipistaxis, J'ai été porté à regarder la maadie comme le résultat d’un vice hémorrhoïdal, et je me suis abstenu d’établir un pronostic funeste. Get homme recommandable vit encore aujourd’hui.
D9) Parry, 1: c., p. 46./e At length, fier the disease has recurred more or less frequently, sometismes during a space of many years, which admit of the Patient’s death from a variety of other éauses, a more violent attack, puts a sudden period to his existence. »
(43) P. ex. par l'effet d’une chute.