Vogel, Beobachtungen, p. 258. — Richter, 1. e
(76) Richter, 1. c., $ 424.
(77) Pr, cou, $ 42, 12.
la destruction des os. Dès que les chose
en sont arrivées à ce point, on doit. s’attendre aux signes ordinaires de la fièvre hectique. Les cadavres des individus qui ont succombé à cette affection offrent la membrane pituitaire dans un état de décomposition et dissoute en une espèce d’ichor fétide (78). Dans d’autres cas, cette membrane, au lieu de présenter une perte de substance, a plutôt augmenté de volume et est devenue le siége d'excroissances fongueuses , polypeuses, stéatomateuses, et d'hydatides (79), ou bien elle tombe par suite de son relâchement, ce qui constitue le polype muqueux (80). Ces diverses altéralions semblent plutôt être l'effet d’une inflammation chronique que d’une suppuratiôn franche. En général, jusqu'à ce qu'il apparaisse des signes certains de carie, et à moins que la présence d'un ulcère ne soit constatée par l'examen direct, il faut craindre de prendre pour un ozène un coryza chronique donnant lieu à une véritable blennorrhée du nez. L'existence de la première de ces affections est surtout peu probable lorsque le malade est sain d’ailleurs et qu’il n’est atteint d’aueun vice, soit scrofuleux, soit arthritique, soit vénérien, soit engendré par la plique. Pour ce qui est du traitement de l’ozène catarrhal simple, il faut s’ibstenir du fatras des remèdes et de loute irritation des fosses nasales , car si la nature ne fait elle-même les frais de la guérison de l’abcès chez un sujet d’ailleurs sain, il y a peu de chose, ou rien, à attendre des moyens de l'art. Or, on soutient les forces de la nature à l’aide d'un régime convenable, d'une température égale jour et nuit, un peu chaude, et par le soin d’éviter la poussière, la fumée et les insectes, but auquel on parvient en introduisant dans les fosses nasales un morceau d’éponge fine, que l’on renouvellera souvent. On doit recommander au malade de ne point irriler l'organe affecté, soit en le touchant, soit pour vouloir l’examiner. On veille à la pro-
Fr
(78) Hopfengaertner, Beytr. z. anat..
Geschichte einiger Krankh. in Hufeland'’s Journ., 6 B., p. 557.
(79) Palfyn, Anatomie du corps humain, p. 4, tract. 4, ©. xv. — Ruysch, Obs. anat. chir., 6. — Bonet, Sepulchr.;, 1. 1, sect. xvu, obs. 10, app. 1.
(80) Mauchart, Diss. de hernia incarcerata, Ce Ir. | |
prelé de celui-ci en faisant inspirer par
les narines de la décoction de mauve.
S'il s'agit d’une blennorrhée nasale, on peut ajouter à la décoction précédente une ou deux cuillerées à café de solution de pierre divine (81). On touche les ulcères des fosses nasales avec un pinceau imbibé de laudanum liquide de Sydenham. Dans la carie des os du nez, l'acide
phosphorique, convenablement étendu
d’eau ou d'infusion de sauge, a plus d’une
fois arrêté les progrès du mal. S'il exis-
tait en même temps quelque dyscrasie, il fauilrait aider l'efficacité des moyens indiqués par un traitement spécifique approprié. i