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tr ptorins
ose
Il y a en même temps oppression et angoisses de poitrine, souvent périodiques (99); avec lipothymies, mouvements convulsifs de la bouche et des extrémités, larmoiement involon!aire, difficulté de la respiration , qui est quelquefois sifflante (100), déterminée principalement par l'exercice, par la marche contre le vent, par la déglutition des aliments chauds, par les affections morales, par l’air corrompu des lieux où sont rassemblées un grand nombre de personnes, par les efforts de la défécation et de la miction, par la compression des carotides et mème par la seule exploration prolongée du pouls (1), devenant moins intense à la suite des frictions exercées sur le thorax , sur le cou, ou après le vomissement ; toux fatigante , atroce, excitée le plus souvent par les mouvements du corps, provoquant le vomissement, et suivie de crachats muqueux, purulents, très -abondants dans ce dernier cas, et fréquemment sanglants; épistaxis, pneumorrhagie; surabondance ousuppressions des menstrues (2); impossibilité de garder d'autre position que la position droite, ou fléchie antérieurement (3), ou que le décubitus dorsal, ou sur l’un des deux côtés, le plus souvent sur le droit ; pouls tantôt régulier, tantôt intermittent (4),
sauts d’un cheval indompté, avait ressenti une vive douleur dans le dos; une tumeur pulsative s'étant manifestée plus tard vers l'épine dorsale, Vésale diagnostiqua un anévrisme de l’aorte, ce qui fut confirmé par l’autopsie. (Bonet, Sepulchr. anat., L. 1v, sect. 11.) Burscrius dit aussi : « Interdam etiam in jugülo, et temporibus, et dorso etiam pulsationes sunt manifestæ. » (L. c., p. 194.)
(99) Ces paroxysmes reviennent, tantôt tous les mois, tantôt plusieurs fois par jour, et durent de sept à huit minues jusqu’à un quart d'heure.
(100) Voyez plus-loin; $ 5, mn. 9.
Burns; tee D2nT,
(1) C'est ce que j'ai observé sur Korolko.
(2) Les troubles de la menstruation, que j'ai souvent observés dans l’anévrisme de l’aorte descendante, sont décrits comme un symptôme de la suppuration de l’aorte abdominale, par Bedingfield (A compendium of medical practice). Il ajoute de plus les difficultés de la miction.
(3) Morgagni, ep. xvur, 17. — Burns, lc, p.281.
(4) Pius souvent peut-être dans l’ant-
MALADIES DU DIAPHRAGME
faible ou fort, lent ou accéiéré, presque toujours fréquent, vibrant et isochrone aux battements du cœur, mais souvent non identique sur Îes deux bras; pulsations des artères des bras et des jambes se communiquant quelquefois aux veines satellites (5); urine tantôt abondante, aqueuse, tantôi rare, rouge, avec un sédiment briqueté ; œdème des jambes, de la face (souvent livide) et anasarque.
L'anévrisme de l'artère cœliaque est caractérisé par des battements à la région épigastrique, des pesanteurs d’estomac augmentant par l’ingestion des aliments, par des coliques et par des picotements de la peau (6).
$ IIT. Autopsie cadaverique.
1. Anévrisme seul. — L'arlère malade présente uue poche constituée soit par la circonférence entière du vaisseau, soit par un de ses côtés seulement : dans le premier cas, la poche anévrismale est quelquefois divisée en deux parties (7).
Les membranes qui la forment sont tantôt à l'état normal (8) et glabres, tantôt épaissies (9), amincies (10), assiégtes intérieurement d’un grand nombre de petitles excroissances planes et perforées dans leur milieu, de petits ulcères, de
vrisme de l’aorte descendante. V. Burns, lc m2,
(5) Chez une femme affectée d’un anévrisme de l'aorte, et couchée dans les salles de Ja. clinique de Vilna, en 1825, les veines contiguës aux artères présentaient des pulsations.
(6) Nysten, dans le Journal de médecine, chirurgie et pharmacie, 1815, oct., D. 123:
(7) Walter, Anatom. Museum, 1 B., p. 150, n. 300.-—Iaen, Rat. med., t. 1v, C. 11, p. 15 et 25.
(8) Hodgson (1. c., p. 72) dit avec beaucoup de justesse : « Bisweilen auch siebt man, obschon das Gefass betrachtlich erweitert ist, doch keine besondere Structur-Veranderung in seinen Hauten.»
Les filaments nerveux qui, dans l’état normal, sont seulement accolés aux artères, pénètrent dans les sillons du sac, quand il y a anévrisme. (Lobstein, De nerv, sympathici humani fabrica, usu et morbis comment. Paris, 1825.)
(9) Hodgson (1. e., p. 63) compare les membranes épaissiés qui constituent les parois de l’auévrisme, au péritoine qui forme le sac des vicilles hernies.
(10) Ebrhardt, L. c., p. 8.
DU PÉRICARDE , DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES
fissures et de fentes pratiquées dans la tunique fibreuse et remplies de lymphe coagulable, marquées de points rouges el recouvertes d'une quantité Innombrable de petites écailles , ou bractées osseuses. La tunique vasculaire, hérissée çà et là parles bords de ces concrétions osseuses et séparée des parois de l’artère, présente une surface raboteuse. On y remarque aussi beaucoup de petites tumeurs athéromateuses (11). Lorsque l'artère est dilatée dans toute l'étendue de sa circonférence, elle renferme le plus ordinairement du sang caillé, ou, ce qui est bien plus rare (12), une concrétion polypeuse composée de lamelles, et laissant déposer des cristaux (13). L’aorte, à sa naissance (14), a souvent offert une dilatation semblable de deux ou trois pouces dediamètre. Mais c’est sur l'aorte ascendante et sur la crosse de ce vaisseau que se rencontrent les anévrismes les plus volumineux (15). Ceux qui occupent l'aorte descendante présentent
(11) Ebrhardt, L c.
(12) Jene comprends pas pourquoi Hodgson (!. c., p. 99) dit jamais, lui qui avoue dans un autre endroit (p. 71) : « Doch enthalten solche theilweise Erweiterungen nur selten Gerinnsel. » En outre, Baillie Jui-même dit (1.c.) que, quand les artères dilatées acquièrent un volume considérable, elles sont remplies d'une plus ou moins grande quantité de sang transformé en lames ou couches concentriques superposées. :
(15) D'après Faraday, ees cristaux sont formès de sulfate de chaux, d’hydrochlorate et de phosphate de soude.
V. Evsrard Home, in Philosophical tran- Sact. of the R. Society of London, for the Y., 1820.
| . (14) Testa, op. ©. — Hodgson, I. c., p. 19.—Cerutti, Beschreibung der krankhaften Preparate des anatom. Theaters zu Leipz. 1819 cum tab. aen., n. 756.
(15) Gorvisart, 1. c., p. 546, obs. 71 (atteignant plus de deux fois le volume du cœur); — Testa, POCMERSIT, CC: Vi n. 7 (grosseur de la tête d’un enfant); — Allan Burns, I. c., p. 254 et 256 (dix pouces de circonférence) ; — Hodgson, 1. c., p. 72 et 75 (sac pouvant admettre l'extrémité de la main); —Sandifort apud Verbrugge, 1. c., p. 598, 402 (dix-neuf pouces et trois quarts de circonférence); — Ruysch, Obs. anat. chir. cent., obs.
158 (comme un petil coussin). J'en ai vu deux du volume d’une tête d'enfant.
|Cfr. Scarpa, I. c.
ordinairement une forme ovale (16). Il n'est pas rare de trouver plusieurs dilatations de ce genre sur un même vaisseau (17). Quelquefois l'aorte ést dilatée dans toute l'étendue de son trajet (18).
Les vaisseaux qui naissent de cette arère anévrismatique participent dans certains cas à son altération (19), et dans d’autres n’offrent rien d’anormal (20). Quand l'artère malade forme une poche de chaque côté, ses membranes interne el moyenne sont déchirées ou corrodées , de sorte que le sac anévrismal est uniquement constitué par la membrane externe ou celluleuse du vaisseau (21). La déchirure ou l'érosion sont ordinairement transversales ; mais
(16) Ehrhardt, 1. c.
(17) Lauth, Scriptores de aneurysmat., p. 594. — Ayerer, 1. c., p. 6. — Duret, Scholia ad libr. prim. de morbis internis, c. xxix.—Testa, De re medica et chirurgica, epist. vu. Ferraræ, 1781, et op. C:, p. 71, 108.—Kreysig, |. c., 21h, p. 559.—Hodgson, I. c., p. 195, not. — Ehrhardt, 1. c., p. 5. J'ai vu deux fois deux anévrismes sur la même artère.
(18) Testa, I. c. (trois fois plus dilatée qu’à l’état normal, jusqu’à sa division en artères iliaques); — Laennec, I. c. (dilatation double).
{19) Ehrhardt, 1 c., p. 5. — Testa, Lise
(20) Testa, |. c.—Clarus, Annal. clinik., 14 B., 1 Abtheil., p. 154.. Laennec prétend que I sous-ciavière gauche n’acquiert presque jamais un volume anormal, même dans le cas où l'aorte est affectée d’anévrisme au plus haut degré.
(21) Les expériences de Nichols (Philosoph. transact., t. xxxv, p. 445) et de Hodgson (1. c., p. 109) prouvent également qu'après la destruction des membranes interne et moyenne, l'externe devient incapable de résister à l'effort du sang, et se laisse distendre par ce liquide. On serait peut-être tenté de croire que le même effet peut résulter de Ia destruction de la membrane externe, alors que les tuniques internes sont exemples d'altération; mais les expériences de Hunter et Everard, ainsi que celles de Iome (Transact. of a Society for improvement of med.Knowl., p.144), démontrent clairement que, dans ce dernier cas, les membranes interne el moyenne offrent assez de résistance pour contenir le sang, et que la membrane externe se régénère avec la plus grande facilité par le moyen de la Jymphe coagulable,
elles peuvent aussi quelquefois affecter une direction longitudinale, ou circulaire. Lorsque l'endroit altéré n’est pas très-étendu , on n’aperçoit autre chose qu'une ouverture conduisant de l'artère au sac anévrismal qui présente une espèce de collet. Les parois de ces sortes d'anévrismes offrent une épaisseur fort inégale ; leur surface interne est extrémement raboteuse et recouverte d’aspérités (22). Il arrive quelquefois aussi que, la membrane externe de l’artère anévrismatique venant à se rompre (23), ou à être perforée par la gangrène (24), le sang se répand dans les parties contigués. Lorsque celles-ci sont de nature à résister aux efforts du sang extravasé, comme le tissu cellulaire, les membranes, les os, il se forme un nouveau sac dont la capacité correspond à l'étendue de ces parties ; sinon la quantité du sang épanché dans les cavités voisines peut devenir énorme, Le sac anévrismal con- Slilué, soit par la membrane externe de l'arlère, soit par les parties contigués, renferme un caillot polypeux formé de lames concentriques (25). L'artère est souvent friable et marquée d’incrustations calcaires au - dessus et au-dessous du sac. Ce genre d’anévrisme naît plus rarement de l'aorte que le précédent ; lorsqu'il a lieu, il affecte plulôt la partie descendante que la partie ascendante de ce vaisseau (26). Assez souvent le diamètre de l'aorte n'est pas augmenté à l'endroit où cette artère donne naissance
oo
(22) Ehrhardt, 1. c., p. 9.
(25) Hodgson (1. c., p. 198) prétend que la rupture mécanique du sac anévrismal à principalement lieu lorsque celui-ci vient faire saillie dans une cavité tapissée par une membrane séreuse.
(Par exemple, par la plèvre, le péricarde, le péritoine.)
(24) D'après Hodgson (1. c.), l'érosion déterminée par une eschare gangréneuse survient principalement lorsque le sac anévrismal pénètre dans une cavité recouverte d’une muqueuse. (Telle est la surface interne de l’œsophage, des intestins, de Ja vessie.)
(25) Ainsi que l'avaient observé déja Vésale, Lancisi, Harvey, Valsalva, Morgagni. Hodgson (1. c., p. 122) dit:
« Dicses Coagulum scheint aus dem mit rothen Teiïlchen vermischten Faserstoff des Blutes zu bestchen. »
(26) Ehrhardt, 1, ç., p. 9.
MALADIES DU DIAPHRAGME
au sinus anévrismal (27). Il n’est point rare d'observer (principalement quand la maladie affecte le tronc ascendant ou la crosse de l’aorte) sur les anévrismes formés par la dilatation de toute la circonférence des artères , des tumeurs secondaires qui sont le résultat de la rupture des membranes internes (28). Indépendamment des artères externes et de:
l’aorte , on a rencontré des anévrismes sur les artères de la dure-mère (29), sur les carotides, vers les côtés de la selle turcique (30), sur les artères de la moelle épinière (31), sur les sublinguales {32), les pulmonaires (33), les intercostales (34), sur les artères cœliaque (35), splé-
(27) Ehrhardt, 1. c., p.10. ,
(28) Baillie, 1. c. — Meckel, Handbuch der pathologischen Anatomie, p. 240.—:
Corvisart, 1. c., obs. 53.—Hodgson, I. c., p. 107. :
(29) Holtorf, 1, c.—Malacarne, Encefalotomia nuova ed universale. Torino, 1780, p. 68. Cfr. Iodgson, 1. c., p. 115.
(50) Baader, Observ. med. incisionibus cadaverum anatomicis illastratæ.
Frib., 1765.—Blancard, Anat, pract. ration., cent. u, obs. 74, p. 286, Miscell.
nat, cur., dec. 11, an. 6, obs. 207. — Matani, 1. C., p. 445. — Bonet, Sepulchr.
anat., Î. 11, sect. v, obs. 4, 27. — Bach, in Richters Chirurg. Biblioth., 8 B., p.
498.—Eïisenschmidt, in Schmuckers Vermischt. Schriften., 2 B., p. 241.
(51) Malacarne, 1. c.—Hodgson, 1. c.
(52) Collomb, OEuvres med, chir., p.
(33) Blane, Transactions of a Society for the improvement of medical Knowledge, t. 11, p. 195. Cfr. Baillie, Treatise on morbid anatomy, p. 456.—Blackhall. | On dropsies, p. 196. |
(54) « Die 19 maiïi 1798, consiliun meum petitum fuit Vindobonæ pro co= mite Galienberg. Herpete hic a prima ju=« ventule, et a multis retro annis hæmor= rhoidibus laboraverat, A duobus cum dimidio annis sic dicto rheumatismo ad latus dextrum thoracis laborasse crede batur. Tradchantur varia, et simul mer curialia, a quibus interdum per menses“ se melius habere videbatur. Tandem in Stiluto a me accuratiore examine, detegebatur aneurysma arteriæ intercostalis secundæ costæ Cum magna pulsatione, ».
(Extrait des cahiers de mon père.)
(55) Hodgson, 1, c., ob:. 26, p. 170.
(A son origine.)
DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ÂRTÈRES ET DES VEINES. 493
nique (36), rénale (37) et spermatique (38).
2. Parties contiguës. — L'anévrisme de l'aorte déprime fréquemment le cœur, ou bien le refoule à droite ou à gauche, suivant le siége qu’il occupe et le point de la circonférence du vaisseau où il s’est développé. Il arrive assez souvent qu’un anévrisme de l’origine de l’aorte venant à se rompre, le sang s’épanche dans le péricarde (39). Des anévrismes de ce genre peuvent quelquelois contracter une adhérence tellement intime avec l'artère pulmonaire, qu’ils finissent par s'ouvrir et se vider dans sa cavité (40).
Dans d’autres circonstances, l’anévrisme de l'aorte ascendante, ou de la crosse de ce vaisseau, comprime, soit la trachéeartère (41), soit l’œsophage (42), soit
(36) Bonet, Sepulchr., 1. 11, sect. vi, obs. 51, ex Ballonio. — Morgagni, epist.
11, 2. — Beaussier, dans le Journal de médecine, t. xxxir, p. 157.—J. Nenei, Obs. de disrupta' splenica arteria, in J, Romer, Decas diss. med. italicar. Norib., 4797. Gli atti dell’ Accad. delle scienze di Siena, t. 11, p. 195. V. Samnil. auserl, Abh. f. pr. Aerzte, 17 B., p. 554.
(57) Eph. nat. cur. 1x, cent. 59, Obs.
—Titius, De vitiis renum,. Comment. et ur, Vitemb., 1798.
: (38) Journal de médecine, 1760, t. x, p. 559. V. Neue Samml. auserl. Wahrnchmungen, 4 B., p. 211. |
(59) Morgagni, epist. xxvr, 7, 17, 21; epist. xxvii, 28. — Scarpa, I. c. — Burns, 1€}, p.. 254, 256, 260, 286. — Hôdgsoi, L c., p. 135, not. J'ai observé plusieurs cas de ce genre ; c’est pourquoi je suis étonné, avec Ehrhardt, 1. c., p. 22, que Laennec prétende qu'ils sont rares.
(40) Wells, in Transact. of a societ.
for improvement of med. Knowl., t. 111, p. 85.—Pagen, Bulletin de la Faculté de médecine, n. 3.—/Zeink, ibid. Cfr. Nannoni, Trattato di chirurgia, t. 11, obs. 74.
(A1) Burns (1. c., p. 281) observe que la trachée-artère est comprimée seulement dans le cas où l’anévrisme naît de la partie antérieure del’aorteascendante, mais non quand il tire son origine du côté droit ou de la courbure du vaisseau ; il a vu cette dernière disposition déterminer plutôt la dysphagie. On peut consulter sur ce sujet Maloet, chez Lauth, 1. c., p. 595; —Hodgson, 1. c., p. 154; — Corvisart, 1. e., p. 54; — Burns, I. c., p. 291; —Richerand, Sur l'ouverture des anévrismes de l'aorte dans la trachéeartère et les bronches: dans les Mé-
l'une des bronches, et, après avoir détruit les parois de ces organes, verse le sang dans leur intérieur. On a également observé la compression de la veine cave supérieure à sa terminaison (43), ainsi que ia compression et l'oblitération de la carotide commune (44) et de la sous-clavière gauche (45). Les nerfs récurrents ne sont pas toujours non plus à l'abri de semblables altérations (46). Quelquefois les anévrismes de l’aorte ascendante creusent et perforent le sternum et les côtes (47), déterminent la
moires de la Société d’émulation, 4e année ; et Lawrence, in Medical and chirurgical transactions, t. vi, p. 227. (Il parle des anévrismes développés à la naissance du tronc innominé, et à la crosse de l'aorte, qui déterminent des fossettes sur la trachée). Cfr.. 5, n. 9.
(42) Matanus, L. c., p, 120.—Sauvages, Nosol. method., t. 11, p. 298. — Dupuytren apud Corvisart, |. €., p. 342.—Laennec, 1, c.—Ehrhardt, 1, e., p. 22. J'ai vu, à Vilna, en 1814, l’ouverture d’un anévrisme de l'aorte dans l’œsophage donner lieu à une hématémèse. L’individu qui fait le sujet de cette observation avait déterminé la rupture de la tumeur, en portant un sac plein de roubles.
(43) Corvisart, LE c., p. 342. (Le calibre de la veine cave supérieure était en tièrement oblitéré ; la mort apoplectique fut le résultat de cette ulcération, par suite de l'obstacle apporté au rétour du sang du cerveau). Deckart, 1. c.
(44) Astley Cooper, in Medico-chirurgical transact., t. 1, p. 12, tab. n, fig. 2,
(45) Hodgson, 1. €., p. 155 et 156, obs. 22.
(46) Patison, in The american Recorder. Philadelph., 4820, t. 11, n.2. (Il ex-
plique la douleur de l'épaule dans l’ané-
vrisme de l’aorte par la compression du nerf récurrent).
(47) Albertini, 1. c., p. 385.—Ruysch, Observat. chir., p. 37, 58. — Sandifort, in Nov. act. physic. med, nat. Cur., t. xvin, p. 21.— Morand, dans les Mém.
de l’Académie royale de Paris, an. 4707.
— Verbrugge, 1. ©. — Ehrhardt, I. c., p.
928, — Heister, 1. c. On lit dans les Miscellanées de littératures diverses publiées à Lucques (t. 11, p. 184), une observation d’anévrisme du côté droit de la crosse de l'aorte, développé à la suite d'efforts considérables de la voix et du corps, et devenu tellement proéminent à droite, qu’il apparaissait entre la seconde et la quatrième côte, sous forme d’une tumeur du volume d’un œufd’oie, après avoir dé-
rupture de l'os scapulaire (48) et Ja courbüre de la clavicule (49); mais ils ne produisent toutefois que très-rarement l'érosion des vertèbres dorsales (50). Les anévrismes de l'aorte descendante peuvent contracter adhérence avec les poumons { 51), et répandre le sang dans les cellules aériennes , par suite de leur rupture (52). Ils s'ouvrent fréquémment dans le médiastin postérieur (53) et dans la cavité gauche de la plèvre (54), rarement dans la droite {55).
Cette rupture s'opère quelquefois insensiblement (56). On à vu le canal thoracique si fortement comprimé par un anévrisme de l’aorte descendante, qu'il dut en résulter la destruction de ce conduit et une distension extrême de tous les
terminé l'usure de la troisième côte. J’ai vu au Musée d'anatomie pathologique de Pavie deux exemples d'usure presque complète du sternum, par un anévrisme de la crosse de l’aorte. La peau correspondante avait été détruite. Cfr. J.-P, Frank, -Epitome "1 c., p. 40.
(48) Duverney, 1. c.
(49) Guattani. V. Lauth, I. c., p. 168.
(50) Laennec rapporte un cas de ce genre, relatif à un anévrisme d’une branche de l'aorte ascendante, d’un volume quatre fois plus considérable que celui du poing, et dont la pression prolongée sur les troisième, quatrième et cinquième vertèbres, avait fini par déterminer l’usure de leur partie antérieure, et jusqu’à un certain point, des cartilages intermédiaires.
(51) Laennec, I. c., p. 427% C'est ce que j'ai également observé.
(52) Laennec, I. c.
(53) Wolff, dans les Nouveaux actes de Saint-Pétersbourg, 1789, t. v.—Iodgson, 1. c., p. 107.
(54) Hodgson, I. c., p. 135. Je l'ai vu plusieurs fois.
(55) Laennec, I. c. Je ne doute pas de ce fait, bien que je n’aie jamais rien observé de semblable.
(56) Burns (1. c., p. 292) dit que, quand le sac anévrismal communique par une petite ouverture avec la cavité thoracique et avec le médiastin postérieur, la mort arrive plus lentement.
Ainsi Morgagni rapporte (Epist. xvit, 14) qu’à la suite de la rupture d’un anévrisme de l'aorte et de l’épanchement du sang dans la cavité de la plèvre gauche, on trouva dans l'ouverture agrandie une masse polypeuse, çreuse et tubuleuse,
MALADIES DU DIAPHRAGME
vaisseaux lymphatiques (57). Ccs sortes d'anévrismes se sont ouverts aussi quelquefois dans la cavité abdominale (58), dans l'estomac (59) et dans le duodénum (60). Mais très-souvent ( 61 )ils usent et creusent les corps des vertèbres (62), et cela sans endommager leurs cartilages, dans beaucoup de cas (63). Enfin, les
(57) Laennec, dans le Journal de mé decine, par Gorvisart, t. 11, p. 159. Déjà Lancisi (Propos. xx11) avait trouvé répandu dans la cavité droite de la poitrine un prétendu fluide séreux, qui n’était probablement autre chose que la lymphe@ qui, ne pouvant pénétrer librement dans lé canal thoracique comprimé par um anévrisme, avait distendu les poumons par son accumulation et corrodé ces ors ganes par ses qualités âcres.
(58) Bonet, Sepulchr. anat., |, 1114, sect. xxu1, Obs. 35, 40. 4
(59) Nannoni, Trattato di chirurgia, t. 11, Obs. 87. ; ;
(60) Cfr, P. ur, chapitre de l’Hématémèse.
(61) Surtout si l'anévrisme se déves
‘loppe sur la partie postérieure de l’aortes
(62) Duverney, in Comment, Petropol.
vi, an. 1752.—La-Faye, in Philosophical Transact., n.287.—Laennec, |. c.—Kreys sig, |. c.—Lauth, 1. c., p. 579.—Ehrlich, Chirurgische, auf Reisen gemachie Er:
fahrungen, 1 B. —Hodgson, I. c., p. 120:
—Ehrbardit, L. c., p. 24, 25. J'ai vu plu:
sieurs fois les vertèbres, tant dorsales que lombaires, plus ou moins altérées et détruites par un anévrisme de l'aorte descendante. Cette destruction serait-elle le résultat d’une vertu particulière que posséderait le sang, de dissoudre les os
-(Verbrugge apud Lauth, I. c., p. 401,
453)? ou du choc des ondes sanguines (Laenneec, 1. c.) ? ou de l’absorption de la masse osseuse excitée par la compression du sac anévrismal (Hunter, Scarpa)? et en même temps de l'érosion du périoste dans lequel vont se distribuer les vais:
seaux Iymphatiques qui apportent le suë osseux (Hodgson) ? ou bien enfin,-comme c'est notre opinion, d’une inflammation lente communiquée aux os par le sat anévrismal? Je n'ai point trouvé que la destruction des os contigus aux ané:
vrismes fût aussi différente de la carie qu'on l’a prétendu (Hodgson, 1. c., pe 120). C'est ce qu'avoue également Ro:
senmuller (Anbang zu Scarpa über die Pulsadergeschwülste, p. 364).
(63) W. Hunter, Med. observ, and inquiries, t. 1, p. 548.— Hodgson, I. c., p. 121. On trouve du reste aussi, chez
DU PÉRICARDE, DU COEUR; DES ARTÈRES ET DES VEINES
anévrismes de l'aorte descendante n’épargnent pas toujours le colon, le péritoine, les muscles psoas et iliaque, et les reins (64).
$ IV. Causes.
1. Causes prédisposantes. — Les hommes sont particulièrement sujets aux arévrismes. Mais ceux-ci se rencontrent aussi assez souvent chez les femmes (65).
C'est ce qui a principalement lieu pendant la grossesse et le travail de l’accouchement (66); ces sortes d’affections épargnent ordinairement l’enfance (67) et la vieillesse (68). Elles surviennent presque toujours entre la trentième et la cinquantième année. Leur développement est favorisé, quant à l'aorte surtout, par un vice héréditaire (69), un tempérament athlétique , pléthorique, par les professions qui obligent à tenir le corps courbé (70), et par les récidives fréquentes et le traitement mal dirigé des fièvres inflammatoires (71).