Mœbius, in Instit.; lib. 11, P. ar, a. 4, p
(81) Mon fils adoptif, Victor (jeune enfant d’une grande espérance, qui m'était plus cher que ma propre vie, mort dans la dixième année de son âge, chez les jésuites de Pologne , le 49 juin 1819, à la suite d’une hydropisie qu'avait amenée une scarlatine antérieure), éprouvait des palpitations de cœur. et un sentiment de défaillance toutes les fois qu'il mangeait des fraises, même en très-petite quantité.
(82) « Je connais, dit Senac, 1. c.,
$S 5, un homme qui est attaqué de palpitations du cœur dès qu'il mange des lentilles ; il ressemble en cela à Malpighi (Epist. 4 ad Borelli de pulmonibus), en qui le cœur était agité par des battements violents dès qu'il mangeait des légumes.
- (85) Simon Pauli rapporte « qu’il était agité pax des palpitations en autorane, lorsqu'il mangeait des pommes crues. »
Senac, I. c. .
(84) Journal de médecine, t. xxvu, p. 542.
(85) Fernel apud Senaec, I. c., $ 6.
, (86) Baldinger, Neues Magazin, 5 B., p. 485. — Hufeland’s Bemerkungen uber Blattern, p. 467.
(87) Fienus, De flatibus, c. 18. Febris cardiaca, et palpitatio cordis ex flatibus de Ten Rhyne. V. Haller, Biblioth. med.
pract., vol. m1, p. 256. C’est ici le lieu de parler de l'air contenu dans le cœur et les vaisseaux sanguins. Ce curieux phénomène était déjà regardé par Aristote (De respirat,, c. 20) comme une cause des palpitations de cœur, et la doctrine des anciens pneumatiques ne reconnaît presque pas d'autre base (Galen., De different. pulsu, lib. 1v, p. 42). La présence de l'air, quelquefois en quantité énormé dans les parties indiquées, a été démontrée sur le cadavre par Pechlin (Obs. physico-med., p. 155, édit,
DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÉRES ET DES VEINES
(87), les plaisirs vénériens (88), l'onanisme (89), la grossesse (90); la suppression des règles (91), d’une épistaxis (92), des hémorrhoïdes (93), des affections hérpétiques (94), de la gate (95) ; les ulcères Calleux (96), les cosmétiques (97), et les obstacles apportés à la circulation du sang (98).
$ IV. Diagnostic. Pronostic.
1. Diagnostic. — Plus le malade est jeune, vigoureux, délicat, sensible, et plus on est certain qu’il n’a point subi l'influence de causes capables de déterminer des affections organiques ( fièvres inflammatoires , raumatismales, goutte,
violences extérieures , efforts , syphilis); ‘
plus aussi on a lieu d'espérer que les battements, palpitations et tremblements du cœur et des artères ne dépendent pas
Hamb., 1691), par Fr. Hoffmann (Diss, de hydrope pericardii rarissimo præs.
Hal., 1697), par Ruysch (Resp. ad epist., probl. 16), par Valsalva (apud Morgagni, epist. v, 20), par Morgagni (epist. 1x, 49), par Testa (op. c.), qui observe prudemment, du reste, que, malgré cela, la présence de l'air sur l’homme vivant est loin. encore d’être démontrée. Elle nous paraît du moins probable.
(88) Au rapport de Dolæus, un individu éprouva dés palpitations si violentes par l'effet des plaisirs vénériens qu’il sérait mort suffoqué s’il n’eût promptement quitté la partie. — Zacutus Lusitanus (in Hist. med. princip., lib. vin, c.
8, obs. 2) a parlé de palpitations de cœur déterminées par l’inflaranmation des testicules.
-(S9) Presque tous les individus adonnés à l’onanisme sont sujets aux palpitations ou au tremblement du cœur.
(90) Surtout dans les derniers mois.
(91) Cfr. P.'1v, chap. de la chlorose et de l’aménorrhée.
(92) Hoffmann, Opp., t. 117, obs. 1.
(95) Cause très-ordinaire. V. Anoma- Tien der Hæmorrhoiïden, in Hufeland’s ‘Journ., 1829, 3 St. marz.
(94) Pressavini, Nouveau traité des vYapeurs, p. 174. Le (95) Ostander , Denkivurdigkeiïiten, 2 B., p. 146. |
(96) Zacutus Lusitanus, 1. €., obs. 50.
(97) Bachér, dans le Journal de méd., t. Lxv, p. 400. — Wendt, in Huféland's Journal, 5 B., p. 382. :
(98) P. ex. les tubercules pulmonai- DCI, PHP VON "TI, SECTE. 1,. CHAD. X, $ 44. — Senac, 1. c., $ 4, Merkw. Abh.
von Lond;, 4 B, n. 4.
de ces vices organiques , mais qu'ils soht dus soit à la pléthore, soit à une sensi- Dilité morbide , à la faiblesse , Soit enfin à uñe affection de-quélqué viscère éloighé (99). :
2. Pléihore. — Nous sommes portés à considérer la pléthore comme la cause des mouvements désordonnés du cœur et des artères, lorsque le malade est jeune et jouit d’une santé florissante ; quand il à été sujet autrefois à l'épistaxis ou à d’autres hémorrhapgies; lorsque la maladie $e développe au printemps ; que le malade fait habiltuellément usage de liqueurs férmentées ; qu'il a éprouvé précédemment de violentes affections morales; IGrsqu'il s’agit d’une femme enceinite ; quand le pouls est fort , grand , rouge ; les yeux brillants, la tête douloureuse , ét quand le malade éprouve lui-même uné sensation de plénitude ; enfin ; lorsque tous ces symptômes augmentent d'intensité par l'exercice, les repas et la chaleur des appartements.
3. Sensibilité morbide, faiblesse et cachette. Nous avons liéu‘d'attribuer à une sensibilité morbide, à un état de débilité et de cachexie, les mouvenrents anormaux du cœur et dés ärtères, lors-
“qu'il s’agit d'un sujet délicat, sensible,
jeune , hypochondriaque, scorbutique, convalescent, ou d’une fémme hystérique, chlorotique ; quand le malade a éprouvé des affections morales longües et concentrées ; si le pouls est faible, serré, fréquent, et les estrémités froides; s’il y à eu antérieurement des pertes considérables , el si le malade a la sensation d’uné espèce d'aura qui remonte des parties inférieures à la tête, d'où elle se jette subitement sur le:cœur, dont elle trouble l’action.